Des tableaux pour expliquer la passion du Christ

jeudi 25 mars 2021

Sœur Françoise de la communauté œcuménique des sœurs de Grandchamp, à Areuse (NE), expose actuellement dans l’une des pièces communes du lieu des tableaux qu’elle a peints et qui expriment la passion du Christ. « Au fil des planches, je me suis confrontée à l’injustice, au mépris… pour me sentir enfin encouragée à l’ouverture, et à ancrer plus profondément ma vie dans celle de Jésus », a-t-elle dit jeudi 25 mars face à ses œuvres.

Ce sont des tableaux de même dimension A4 et qui s’égrènent dans toute la palette des bleus. « Mon âme est triste à en mourir », « Humilié et battu », « Frappé et méprisé » : les titres accompagnent des peintures où les personnages n’ont pas de visage, mais qui traduisent à chaque fois une scène biblique. « En général, dans la peinture, je trouve une détente, et quelque chose qui me façonne, indique explique Sœur Françoise. Car je m’inspire toujours de la Bible. » Dans le cas précis, la septuagénaire s’est plongée dans l’humiliation, dans le doute aussi du Christ. « Mais qui s’est relevé. Et quand il dit à ses disciples ‘Levez-vous, allons à Jérusalem’, comme dans Matthieu 26 :46, c’est un homme qui a douté, qui a été dans l’angoisse, mais qui est un homme libre désormais, estime-t-elle. Quand je médite ces versets, je comprends que lâcher prise, s’abandonner, peut devenir un chemin de joie ! »

La Bible, un moteur

TableauLa Sœur regarde ses tableaux. S’arrête devant l’un de ses préférés, celui où elle a représenté le centurion qui dit : « Certainement celui-ci était fils de Dieu » (Marc 15 :39 ndlr). Elle commente : « C’est la profession de foi de l’incroyant qui me touche beaucoup. Car là d’où je viens, il y a beaucoup d’athées, d’agnostiques. » Elle ne dira pas beaucoup plus de sa trajectoire personnelle, si ce n’est qu’elle vit à Grandchamp depuis plus de 40 ans. Et qu’elle a vécu comme un chemin de Damas, à l’âge de 25 ans, à Marseille, auprès de membres de sa famille qui étaient évangéliques. « J’ai reçu là une Bible. J’ai vécu à sa lecture un éblouissement, une sorte d’état de grâce qui a duré deux ans. Aujourd’hui, elle reste mon moteur. Qui me rappelle qu’après la journée terrible de Vendredi saint, il y a la résurrection. C’est très libérateur pour nos vies, vous ne trouvez pas ? »

Gabrielle Desarzens

Les tableaux de sœur Françoise sont à voir jusqu’au 12 avril. Pour toute visite, s’annoncer à l’avance au 032 842 24 92.

Publicité
  • Quand le Covid percute les jeunes déjà cabossés

    Quand le Covid percute les jeunes déjà cabossés

    Tatiana vit dans un foyer depuis plusieurs années. Elle ne peut rentrer le week-end chez ses parents, décédés il y a cinq ans. « C’est compliqué », dit-elle pour évoquer son quotidien avec la pandémie. Pour Roselyne Righetti, pasteure de rue à Lausanne qui la suit depuis sa naissance, ces jeunes doivent apprendre à ne pas perdre l’espérance. Cette rencontre croisée a donné lieu à une émission diffusée dimanche 30 mai dans Hautes Fréquences sur La Première.

    lundi 31 mai 2021
  • Les soirées masculines d’Alexandre Oehen

    Les soirées masculines d’Alexandre Oehen

    Se retrouver entre hommes, bière à la main, pour parler de ses émotions, voire de ses fragilités : des soirées ou des virées entre hommes font de plus en plus parler d’elles. Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’y dit et s’y partage ? Alexandre Oehen, président du Conseil associatif de l’église apostolique CityLife Riviera à Vevey, organise des « soirées feu » depuis 2018 : « Parce que l’homme a tendance à mettre le couvercle sur ses émotions. Or il est précieux qu’il puisse ouvrir son cœur et pleurer comme n’importe quel être humain », a-t-il dit dimanche 18 avril dans l’émission Hautes Fréquences.

    mardi 20 avril 2021
  • Voyager ? Oui, mais autrement

    Voyager ? Oui, mais autrement

    Avec la pandémie, les gens du voyage se retrouvent bloqués dans leurs quartiers d’hiver. Grâce aux beaux jours qui reviennent, ils se déplacent en Suisse et espèrent franchir les frontières sous peu. Pour l’heure, leurs itinérances se font, du moins pour certains d’entre eux, en musique. Rencontre.

    lundi 15 mars 2021
  • Samuel Peterschmitt : « Mes temps de prière sont devenus merveilleux. »

    Samuel Peterschmitt : « Mes temps de prière sont devenus merveilleux. »

    Il y a un an, l’église alsacienne La Porte Ouverte de Mulhouse était accusée d’avoir répandu le coronavirus dans toute la France. Après avoir perdu plusieurs proches et été hospitalisé lui-même, le pasteur Samuel Peterschmitt témoigne aujourd’hui avoir développé son souci de l’autre. Et son envie de communiquer combien vivre sa foi en Christ au quotidien procure de la joie !

eglisesfree.ch

LAFREE.INFO

Instagram

Suivez-nous sur les réseaux sociaux !