Salim Munayer de Musalaha développe sa perception de la situation en Israël-Palestine

mercredi 28 octobre 2015 icon-comments 11

Il est connu en Israël et dans le monde évangélique pour son engagement dans la dynamique de réconciliation entre Juifs et Arabes via l’ONG Musalah. Salim Munayer, pasteur et théologien arabe chrétien, analyse ici l’évolution de la situation de ces dernières semaines en Israël. Serge Carrel l’a rencontré dans les bureaux de Musalaha à Jérusalem.

Comment voyez-vous la situation en Israël actuellement?

La situation n'est pas très bonne. Nous assistons à la détérioration du sentiment de sécurité personnelle. Les gens dans la rue sont de plus en plus craintifs les uns à l'endroit des autres, tout spécialement les Juifs à l'endroit des Palestiniens. Les civils prennent en main leur propre sécurité, ce qui rend la situation dangereuse.

C'est une conséquence du fait que nous ne connaissons pas de progrès dans les négociations de paix. Sur le terrain, certaines évolutions semblent plutôt indiquer que la situation empire.

Lesquelles?

Tout particulièrement à Jérusalem. La mairie a décidé de changer le statut du quartier qui s'appelle la Cité de David-Silwân en un parc archéologique. Des colons juifs ont emménagé dans ce quartier comme dans le quartier musulman de la vieille ville et occupent certaines maisons. La question de l'Esplanade des mosquées est aussi au coeur du problème. Le conflit qui s’articulait autour d’idéologies nationalistes est de plus en plus marqué par des idéologies religieuses. Les gens recourent davantage à des symboles religieux.

Par ailleurs dans une certaine partie de la population juive religieuse, il y a un changement dans la manière de considérer le Mont du temple ou l'Esplanade des mosquées. Certains groupes souhaitent y monter afin d'y prier. D'autres souhaitent même détruire le site actuel et rebâtir le temple. C’est un problème!

Il y a dix ans, lorsque nous étudions la situation dans le pays, nous avons vu que la manière dont le mur était construit dans l'est de Jérusalem pour séparer la population palestinienne de la population juive, induirait des problèmes économiques, sociaux et culturels, de sorte que les populations palestiniennes ont vu à cause du mur leur situation économique se détériorer. Ces gens paient des taxes à la ville de Jérusalem, mais ils n'en retirent pas les mêmes services que les autres habitants.

Pour comprendre ce qui se passe actuellement, il faut donc avoir à l'esprit qu'il y a de nombreuses causes socio-économiques, culturelles, politiques et religieuses. Avec aussi le sentiment de beaucoup qu'il n'y a pas d'espoir pour le futur. Et cela tout particulièrement dans la génération la plus jeune, qui ne veut pas accepter ce qui se passe actuellement. Les jeunes ne voient pas de futur et des êtres humains sans futur sont des gens désespérés.

La situation internationale est aussi très tendue et interfère avec la situation en Israël-Palestine...

Nous assistons au Moyen-Orient à un clash entre l'idéologie nationaliste arabe et l'idéologie politique islamique. A cause de l'échec du nationalisme arabe à amener la démocratie en Irak, en Syrie ou dans d'autres pays, les habitants de cette région du monde sont attirés par l'idéologie politique islamique. Cette idéologie intervient en réaction à diverses forces: à la globalisation et aux valeurs occidentales notamment, mais aussi à l'ordre politique qui a été développé en Europe et qui a été imposé au Moyen-Orient. La division du Moyen-Orient à la fin de la Première Guerre mondiale ne nous aide pas à gérer nos problèmes. Cela contribue plutôt à nous diviser, à permettre à des gens de l'extérieur de tirer profit de nos ressources. Par rapport à d'autres pays, nous sommes en retard.

Du côté des chrétiens, vu que nous sommes plutôt occidentalisés, nous nous alignons sur les valeurs et la culture occidentales, et nous nous trouvons pris entre deux feux: celui des forces politiques de l'islam radical et celui de l´Occident. C’est très dangereux.

Chaque côté souhaite avoir la suprématie. L'un souhaite l'avoir grâce à la charia et au djihad international, l'autre au travers de la puissance économique et militaire ainsi qu’au travers du système des lois internationales. Nous devons être très prudents et ne pas tomber dans ce piège, au plein milieu de cet affrontement. Notre tâche est de témoigner autour de nous de l'enseignement de Jésus par rapport au Royaume de Dieu. Nous chrétiens, n'avons-nous pas aussi un problème avec l'Occident, lorsqu'aux Etats-Unis la cour fédérale autorise le mariage pour personnes de même sexe? Nous, chrétiens du Moyen-Orient, nous devons faire très attention à ne pas nous laisser entraîner dans ce conflit qui pourrait avoir comme coeur l’Esplanade des mosquées. Notre mission est vraiment de témoigner des valeurs du Royaume de Dieu, aux musulmans comme aux juifs.

Pratiquement, comment parvenez-vous à ne pas tomber dans l'un ou l'autre de ces pièges?

Dans ce contexte où la Palestine est sous occupation et où le désir d'Israël est de devenir un Etat de plus en plus juif et de plus en plus discriminant à l'endroit des non-juifs, c'est difficile. Lorsqu'un côté souffre davantage et est plus faible qu'un autre, nous avons à nous identifier avec la personne qui souffre le plus. Dans le même temps, nous devons veiller à ce que nous ne développions pas de colère et de haine à l'endroit du partenaire qui est le plus fort. Nous devons avoir la même voix prophétique à l'endroit des deux parties: la force ne résout pas les conflits; elle ne fait que maintenir le statu quo et les privilèges pendant un certain temps.

En tant qu'Eglise, nous avons à reprendre trois perspectives que l’on trouve dans la Bible. Celle du roi, qui est le garant de la justice et de l'ordre, et celles du prêtre et du prophète. Nous avons à nous voir davantage dans la fonction du prêtre et du prophète que dans celle du roi. Dans la fonction de prêtre, nous parlons de Dieu aux gens qui nous entourent, nous sommes des médiateurs entre Dieu et eux: nous prions, nous intercédons, nous prenons soin des personnes qui souffrent... A de nombreuses reprises, nous avons perdu notre voix prophétique, notamment lorsque le roi use mal de son pouvoir. Quel est le message prophétique que nous avons pour l'Eglise aujourd'hui? Quel est le message prophétique que nous avons pour le roi aujourd'hui? Il est très simple, mais il est aussi difficile à exprimer...

Premièrement, Juifs et Arabes sont destinés à vivre ensemble. C'est une réalité que nous avons beaucoup de peine à entendre. Deuxièmement, nous devons être un instrument de ce que Jésus appelle à développer dans le Sermon sur la montagne: devenir une communauté de justice et de paix dans notre contexte.

Avec l’ONG Musalaha où Juifs et Arabes travaillent ensemble, nous essayons de transmettre aux jeunes et aux femmes que nous rassemblons, que l’enseignement de Jésus pour nous consiste à amener la paix juste du Sermon sur la montagne dans notre contexte. Il y a là un élément très important: l’amour de l’ennemi. Comme Jésus l’enseigne dans l’évangile de Matthieu: si nous voulons être comme notre Père, nous avons à être bons comme lui. Il donne la pluie à chacun. Il aime chacun (Mt 5.43-48)! Pourquoi cela? Parce que le futur des Juifs ou des Palestiniens est entre les mains de leur ennemi. Le futur des Juifs ne se trouve pas en Norvège, mais ici entre les mains des Palestiniens. Le futur des Palestiniens ne se trouve pas en Malaisie, mais ici entre les mains des Juifs. La manière dont les Juifs et les Palestiniens vont se traiter les uns les autres, va déterminer notre futur. Au travers de notre ennemi, nous découvrons qui nous sommes, parce la manière dont nous traitons notre ennemi exprime ce que nous sommes. Jésus nous invite à être comme notre Père dans les cieux et à traiter notre ennemi avec générosité. Par ailleurs, nous découvrons aussi Dieu dans le visage de notre ennemi, qui nous dit quelque chose que nous ne voulons pas entendre. Nous voulons le détruire, nous ne voulons pas entrer en contact avec lui, mais dans ce pays, que nous le voulions ou non, il y a des Juifs et des Palestiniens qui habitent la même « maison », et qui doivent trouver une manière de vivre ensemble. Comment cela doit se concrétiser politiquement, c’est une autre question!

Mais ce qui est dramatique actuellement, c’est que nombre de personnes considèrent qu’elles peuvent toujours forcer l’autre partie à reconnaître son statut et ses privilèges. Nous ne reconnaissons pas ce pays comme un don de Dieu, lui qui nous invite à partager sa bonté avec autrui. Sans cette reconnaissance, notre région n’a pas de futur!

Propos recueillis par Serge Carrel

La version française du site de l’ONG Musalaha.

D'autres articles en lien avec Salim Munayer (ou Munayir):
  • Encadré 1:

    Pour aller plus loin avec les livres de Salim Munayer

    Le pasteur et théologien arabe évangélique Salim Munayer a publié plusieurs ouvrages. Au nombre de ceux-ci: Through My Ennemy’s Eyes. Envisionning Reconciliation in Israel-Palestine (Milton Keynes, Paternoster, 2013, 304 p.) en collaboration avec la théologienne juive messianique Lisa Loden. Voir aussi comme éditeur, toujours avec Lisa Loden: The Land Cries Out. Theology of the Land in the Israeli-Palestinian Context (Eugene, Cascade Books, 2012, 350 p.).

Serge Carrel

Serge Carrel est au bénéfice d’une formation double: théologique et journalistique. Après dix ans de pastorat en France et en Suisse romande, il a travaillé huit ans comme journaliste aux émissions religieuses de la RTS. Aujourd’hui formateur d’adultes et journaliste en lien avec la Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE), il essaie de tirer le meilleur parti de ce double ancrage. Que ce soit dans le cadre du FREE COLLEGE, de lafree.ch, de Vivre ou de la fenêtre chrétienne de MaxTV.

Formation reçue

Master en théologie (UNIL, 1986)
Centre romand de formation des journalistes (RP, 1996)

11 réactions

  • Antony Perrot mercredi, 28 octobre 2015 15:54

    Intéressant, merci !

  • Jean-Marc mercredi, 28 octobre 2015 20:53

    Merci Serge pour cet article et de nous faire connaitre ce theologien. Une perspective biblique qui fonde une action, une priere et un comportement d'amour. Cela fait du bien. Inspirant.
    Jean-Marc

  • Alberto vendredi, 30 octobre 2015 10:05

    Le gouvernement d' Israël mène une véritable politique d' apartheid en jouant sur les motifs religieux et historiques. Ce véritable scandale humanitaire ne serait pas possible sans la complicités des puissances occidentales, France et U.S en tête.
    Par ailleurs, les chrétiens, dont la mouvance protestante-évangélique en 1er lieu, a aussi sa responsabilité en restant largement obnubilé par le caractère "sacré" d' Israël et donc en fermant les yeux sur ses crimes. Le contraste est d' ailleurs étonnant avec la diaspora religieuse juive qui elle est, opposée à l' état même d' Israël (Cf "Comprendre l' Etat d' Israël" Yakov Rabkin) !
    Bon courage à Salim Munayer et à son ONG, il y a du boulot !!

  • Pascal Vidoudez dimanche, 01 novembre 2015 17:57

    @Alberto

    Il me semble que les généralités ne sont jamais porteuses et coller des étiquettes a tout va n'est guère constructif.

    Israël accorde les mêmes droits à tous ces citoyens qu'ils soient de religion (juive, musulmane 20% de la population, chrétienne) ou sans religion.

    Pour exemples :

    A)
    chaque citoyen Juif ou arabe est invité à voter. Au Parlement, il y a des partis que Juifs, d'autres arabes, d'autres mixtes etc
    Pour qu'un parti soit représenter au Parlement, il lui faut recueillir un certain seuil exprimé en fonction du % récolté lors des votes populaires. Comme dans d'autres pays, le taux de participation n'est pas de 100%. Il s'avère ainsi non seulement que certains citoyens arabes ne votent pas mais aussi que si une multitude votent pour des partis qu'arabes, un grand nombre votent pour des partis mixtes ou pour des partis Juifs.
    Les dernières élections du Parlement ont permis aux partis qu'arabes d'obtenir 13% des sièges au Parlement. Parmi ces parlementaires, certains aimeraient démanteler Israël et établir un califat.

    B)
    Il y a des arabes à différents échelons de la vie israélienne. Pour exemples, c'est un juge arabe qui a instruit et condamné l'ex-président Juif Moshe Kaslav à de l'emprisonnement. L'un des plus richissime citoyen israélien est arabe. C'est une femme arabe qui est devenue Miss Israël en 1999. C'est un entraîneur arabe à la sélection de football. Des arabes agissent en tant qu'ambassadeur ou consul général adjoint à l'étranger. Le commandant adjoint de la police nationale israélienne est arabe. Des arabes siègent à la Cour Suprême ou à la (vice-)président de Cour de District. Le directeur général du Ministère de l'Intérieur est arabe. Sous le gouvernement Sharon, un ministre était arabe. Il y a même des majors arabes chrétiens ou colonels Druze ou de simple soldats musulmans. Etc etc

    Dès lors parler d'apartheid me semble être un terme inapproprié au vu de celui qui s'est vécu en Afrique du Sud.

    Quant aux chrétiens, la mosaïque de ceux qui portent un intérêt à Israël est multiple, mais certains journalistes (mêmes chrétiens) ne semblent intéressés que par ceux d'une certaine tendance, c'est-à-dire que par un certain regard chrétiens sur Israël en négligeant (consciemment ou inconsciemment) les autres.

    Pour bien connaître le monde juif, il serait inexact de penser que la diaspora religieuse juive est unanimement opposée à Israël en tant qu'Etat.

    Cela dit tout n'est pas rose en Israël, chacun devrait être à même de le reconnaître, mais cela reste un îlot dans le Moyen-Orient où la communauté chrétienne est en progression constante. Récemment, le gouvernement a aussi condamné les attaques terroristes de Juifs, c'est une première que chacun devrait apprécier.

    La Parole de D.ieu demande dans Esaïe 40 : "Consolez, réconfortez mon peuple, dit votre D.ieu ne tarder pas". A qui s'adresse cette parole sinon au peuple de l'église à l'égard du peuple d'Israël !?!

    Comme je l'écris souvent : Ensemble, nous devrions nous tenir sur le chemin du respect et du dialogue, aux côtés des uns, aussi bien qu'avec les autres.

    Les chrétiens instruits du mystère d'Israël (notamment en Romains 9-11) participent à ce combat de longue haleine. Ils veillent à ne pas en retarder l'issue, ceci par des propos parfois faciles et sans nuances.

  • FRUHINSHOLZ lundi, 02 novembre 2015 16:25

    La seule mention de "colons" ainsi que cette phrase "la Palestine est sous occupation" veut tout dire. La théologie de Salim Munayer semble hélas celle de nombreux chrétiens qui ne considèrent pas la Bible comme fondement de la foi. Israël est sur la terre que Dieu a donnée en héritage selon les promesses antiques. Israël d'autre part est une vraie démocratie, au milieu d'un Moyen-Orient islamique qui ne voit la Palestine que "judenrein", sans aucun juif. N'est-ce pas plutôt discriminatoire cette attitude ?... Israël accepte les Arabes comme tout étranger, tant que ceux-ci ne soient pas des coupeurs de gorges. La violence de ces Arabes Musulmans qui bénéficient des droits sociaux en Israël n'est en aucun cas justifiable.
    Pour finir, je dirais que Jésus n'est pas "palestinien", il est Juif !
    Et "le salut vient des Juifs", selon ses paroles.
    Pasteur Gérald Fruhinsholz, de Jérusalem

  • Alberto lundi, 02 novembre 2015 22:40

    @ Pascal Vidoudez
    Bonsoir
    Désolé si mes propos vous ont parus porter des « généralités et coller des étiquettes », mais j’avoue que la réalité est tellement évidente, qu’il me semblait peu utile de justifier un tant soit peu ..
    Ceci étant, merci pour vos exemples, mais que peuvent bien peser les quelques députés arabes sur l’échiquier politique israélien ? Oui, il s’agit bien d’un apartheid, terme utilisé depuis déjà longtemps pour qualifier la politique de ce gouvernement envers les arabes d’Israël. Voir par exemple, l’ article de Chris McGreal du Gardian (écrit en 2006) qui sait de quoi il parle puisqu’ il a passé quatre ans à Jérusalem et, avant cela, pendant plus d’une décennie à Johannesburg.
    Extrait : « Il existe peu d’endroits dans le monde où les gouvernements fabriquent sur la nationalité et la résidence un tissu de lois servant à dresser une section de la population contre une autre. L’Afrique du Sud de l’apartheid en était un. Israël en est un autre.
    On mentionne de plus en plus les comparaisons entre le pouvoir blanc en Afrique du Sud et le système de contrôle d’Israël sur les peuples arabes qu’il gouverne. Les opposants à l’immense barrière d’acier et de béton en construction à travers la Cisjordanie et Jérusalem l’ont surnommée le « mur de l’apartheid » parce qu’elle force les communautés à vivre séparées et qu’elle accapare des terres. Les gens qui critiquent le plan d’Ariel Sharon prévoyant de morceler complètement la Cisjordanie en assignant des parcelles de territoire aux Palestiniens établissent des comparaisons avec les « bantoustans » de l’Afrique du Sud – des homelands indépendants de nom, dans lesquels étaient parqués des millions d’hommes et de femmes noirs.
    Une organisation israélienne des droits de l’homme a décrit la ségrégation exercée par l’armée sur les routes de Cisjordanie comme étant de l’apartheid. Les hommes de loi arabo-israéliens débattent d’affaires de discrimination devant la cour suprême en faisant valoir les similitudes entre certains éléments de la législation israélienne et les lois d’oppression de l’Afrique du Sud blanche. Desmond Tutu, ancien archevêque du Cap et président de la commission sud-africaine sur la vérité et la réconciliation, a visité les territoires occupés voici trois ans et a décrit une situation qu’il estimait « très semblable à ce qui se passait pour nous, les Noirs, en Afrique du Sud ».
    Aussi loin qu’en 1961, Hendrik Verwoerd, le Premier ministre sud-africain architecte de la vision du « grand apartheid » des bantoustans, avait vu un parallèle, déclarant : « Les Juifs ont pris Israël aux Arabes alors que les Arabes y vivaient depuis un millénaire. Israël, à l’instar de l’Afrique du Sud, est un État d’apartheid. »
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-02-07-Israel-et-l-apartheid

    De son côté l’ ONU via « L'expert indépendant du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés, l'Américain Richard Falk, a une nouvelle fois dénoncé (…) la politique d'Israël dans ces territoires, affirmant qu'elle présente les caractéristiques de "l'apartheid" et du "nettoyage éthnique". » http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/21/97001-20140321FILWWW00210-israel-l-onu-denonce-un-nettoyage-ethnique.php

    Bref, on pourrait continuer avec d’autres références, tant la liste est longue..
    Concernant les positions de la diaspora religieuse juive, je fais « amende honorable » et je vous le concède, j’ai généralisé à tort. Mais, il est juste, quand même, de souligner l’existence de cette opposition, que beaucoup ignorent.
    Pour ce qui est de la « progressions constante » des chrétiens. Permettez-moi de douter. Je demande à voir .. http://www.lavie.fr/chroniques/matinale-chretienne/climat-difficile-pour-les-chretiens-d-israel-09-10-2012-31687_167.php

    Enfin sur le champ théologique, je crois que c’est là que le bat blesse. L’interprétation des écritures et notamment le retour du reste d’Israël (Romains 11) conduisent beaucoup de chrétiens à fermer les yeux sur les exactions israéliennes. On ne voit malheureusement plus la différence entre le peuple juif que Dieu appelle et le gouvernement sioniste aux visées purement politiques !
    Vous citez Esaïe, citons alors aussi Michée : « Et moi je dis: «Ecoutez donc, chefs de Jacob,
    et vous qui gouvernez le peuple d'Israël. Ne devriez-vous pas bien connaître le droit? Vous détestez le bien et vous aimez le mal. Vous arrachez la peau des membres de mon peuple, vous arrachez la chair qui leur couvre les os. Vous dévorez leur chair, et vous les dépecez, vous leur brisez les os et les mettez en pièces, tout comme des morceaux qu'on met dans la marmite, oui, comme de la viande qu'on met dans le chaudron.»
    Voilà pourquoi, quand ils crieront vers l'Eternel, lui, il ne leur répondra pas. Il restera loin d'eux
    à cause du mal qu'ils ont fait. » (3 : 1-4)

    Vous écrivez « Comme je l'écris souvent : Ensemble, nous devrions nous tenir sur le chemin du respect et du dialogue, aux côtés des uns, aussi bien qu'avec les autres. ». Hé oui, je partage complètement.. Mais suffit pas de l’écrire !!

    Pour terminer, il me serait aisé, à moi aussi de qualifier vos propos de « faciles et sans nuances » tant ils sont ténues, mais à quoi bon.. .

    Sans rancune
    Bien à vous.

  • JP mardi, 03 novembre 2015 07:24

    @Alberto
    C'est très intéressant de vous lire. Toutefois, il me semble que votre regard est orienté par la presse occidentale bien que celle-ci montre et met en lumière les défaillances réelles de l'Etat hébreu. Il serait illusoire de ne pas voir les défaillances de l'Etat Palestinien. Une erreur a certainement été de ne pas donner la citoyenneté Israëlienne autour de 1970 (suite aux attaques arabophone) à toutes les personnes. Et ceci a certainement conduit au conflit actuel.
    Si jamais, un site qui traduit les médias, ca permet de voir l'autre côté: http://www.memri.fr (http://www.memri.fr/category/projets/antisemitisme/)
    Bonne lecture

  • Peel Olivier mardi, 03 novembre 2015 09:17

    Encore une fois un article qui est à charge d'Israël (du peuple Juif sous entendu). Les expressions "colons" ou "occupation" comme le soulignait le pasteur Fruhinsholz ci-dessus démontrent le parti pris de ce pasteur. On retrouve un regard similaire chez les pasteurs Meylan et Gentizon.
    Pas un mot sur l'horreur perpétré par les palestiniens depuis plus de 65 ans! Pas un mot sur le Hamas et sa charte qui explique noir sur blanc sa volonté de voir disparaître Israël des cartes du monde! Pas un mot sur le passé nébuleux du président actuel du Fatah (qui a produit une thèse niant le génocide juif durant la seconde guerre mondiale). Pas un mot sur la corruption des autorités palestiniennes. Pas un mot sur les terroristes qui tuent des innocents çà et là parce qu'ils sont éduqués dans la haine depuis le biberon.

    On est dans notre droit lorsque nous critiquons un Etat parce qu'il ne fait pas bien les choses. Mais qui serait capable de me dire que tel ou tel Etat dans ce monde n'a rien à se reprocher?

    Le 3/4 de ce monde est tombé dans le panneau de la haine du peuple juif et se cache derrière l'antisionisme pour se justifier de sa haine juive. Le monde chrétien ferait bien de se réveiller et plutôt que de parler d'amour du prochain, il ferait mieux de le mettre en pratique. Le pasteur Munayer parle d'amour du prochain mais dans ses propos, c'est tout le contraire que nous trouvons. Attention à votre paille cher ami.

  • Alberto mardi, 03 novembre 2015 19:55

    @ J P
    Merci pour votre réponse (courtoise) ainsi que pour le lien, mais heu ..... un peu orienté quand même comme site hein ? :-)

    Portez-vous bien
    Shalom

  • TZ mercredi, 04 novembre 2015 17:41

    @ Alberto

    Est-ce le même cas pour UN WATCH ? Comme par exemple, ce nouveau rapport : http://www.unwatch.org/rapport-des-fonctionnaires-de-lonu-incitent-a-assassiner-des-juifs-appellent-a-poignarder-les-chiens-de-sionistes/

  • Alberto mercredi, 04 novembre 2015 20:18

    à T Z

    je ne vois pas bien le rapport avec Richard Falk ?! mais soit, heu ... watch, dans le genre, celui-là est pas mal aussi (source plus neutre que la votre quand même) :
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-netanyahou-accuse-un-religieux-palestinien-d-avoir-fomente-l-holocauste_1727907.html.

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