"Tuerie d’Orlando : les religions sont-elles homophobes ?" par Gabrielle Desarzens

vendredi 17 juin 2016

Dimanche à Orlando, en Floride, 49 personnes sont mortes et 53 blessées dans la tuerie perpétrée par Omar Mateen dans une discothèque fréquentée par des gays. L’acte, revendiqué par Daech, donne à réfléchir sur l’homophobie ou non des religions.

Le tueur américain aurait fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) peu avant de passer à l’acte. Or l’EI dénonce ce qu’il appelle la « déviance homosexuelle » et la « légalisation du mariage sodomite ». Le massacre s’inscrit par ailleurs dans un contexte de mesures anti-homosexuelles croissantes aux Etats-Unis. Celles-ci émanent en général de républicains conservateurs qui se réfèrent à la religion chrétienne pour pourfendre par exemple le mariage entre personnes de même sexe.

Célébration œcuménique à la Gay Pride de Zurich

Est-ce que cela signifie que le christianisme et l’islam sont opposés à l’homosexualité ? Les trois religions monothéistes ont longtemps condamné ce qu’elles ont appelé une déviance sexuelle. Mais dès les années 90, des courants que l’on peut qualifier de libéraux, progressistes, acceptent la présence de personnes ouvertement homosexuelles. On trouve ainsi des rabbins, des imams, des pasteurs, et même certains évêques anglicans gays.

Preuve de cette ouverture : pas plus tard que dimanche à Zurich, une célébration œcuménique a été organisée dans le cadre de la Gay Pride.

L’homosexualité : un péché ?

Pour en revenir à l’islam, certains musulmans défendent aujourd’hui l’homosexualité. Il existe par exemple une association des homosexuels musulmans de France qui est née en 2010. Selon Ludovic Mohamed Zahed, un imam homosexuel et fondateur de la première mosquée inclusive de France,

l’homosexualité n’est nulle part mentionnée dans le Coran.

Mais l’immense majorité des musulmans la rejettent clairement. Et c’est là justement qu’il y une évolution en marche : soit on considère que l’homosexualité est un péché… soit, et comme c’est le cas de plus en plus en Occident, on la considère comme une particularité comme une autre, et sa discrimination devient alors problématique. On a donc deux conceptions de l’homme qui s’affrontent violemment, comme cela a pu être le cas à Orlando.

Gabrielle Desarzens

Une chronique de RTSreligion à écouter sur RTS La Première.

Opinion - avertissement

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