Les aumôniers évangéliques appelés à devenir des « auto-entrepreneurs »

vendredi 29 août 2025

Non financés par l’État, mais soutenus par leurs Églises, les aumôniers évangéliques doivent patiemment tisser leur réseau. La prochaine rencontre du 1er octobre, organisée par Luc Hausmann et Maxime Jaquillard, vise à les encourager et à leur présenter différentes manières de démarcher.

Le 1er octobre prochain, une vingtaine d’aumôniers évangéliques vaudois se retrouveront pour une matinée d’échange et de formation, à Renens. Née sous l’impulsion de Luc Hausmann, pasteur à l'Église évangélique de Réveil d'Yverdon et aumônier d'urgence et Maxime Jaquillard, pasteur à l’Église évangélique de Gimel, la rencontre veut épauler un ministère souvent discret, mais essentiel : celui d'accompagner spirituellement des personnes dans des lieux aussi divers que les hôpitaux, l’armée, le sport ou les entreprises. Cette matinée est soutenue par la Fédération évangélique vaudoise (FEV) et la Fédération romande d’Églises évangéliques (FREE).

« Notre but est de densifier le réseau d’aumôniers et d'encourager les personnes à développer leur ministère en leur présentant plusieurs modèles de financement potentiels. Nous souhaitons aussi reconnaître ceux qui pratiquent une aumônerie informelle dans leur entreprise, leur club de sport ou leur cercle associatif, là où Dieu leur met à coeur de servir, afin qu'ils bénéficient eux-mêmes d'un soutien spirituel pour développer ce service », explique Maxime Jaquillard, également aumônier militaire.

Une reconnaissance encore fragile

Les aumôniers évangéliques ne bénéficient pas du même statut que leurs homologues catholiques ou réformés. « Ils ne sont pas financés par l’État. La FEV et la FREE, notamment, investissent de l'argent pour soutenir ce service », relève toutefois Maxime Jaquillard. Cette absence de reconnaissance officielle limite les possibilités d’engagement, en particulier dans le milieu hospitalier.

« Même si les Églises évangéliques obtenaient la reconnaissance publique, les aumôniers ne recevraient pas de financement de l’État », ajoute-t-il. D’où l’idée de former les aumôniers à devenir de véritables « auto-entrepreneurs », capables de se faire engager directement par des entreprises, EMS, hôpitaux, services ou associations diverses.

Sur le terrain, une présence précieuse

Chaque année, Maxime Jaquillard accompagne des dizaines de jeunes recrues militaires. « Les entretiens naissent souvent d’une question existentielle ou d’une difficulté personnelle. J’écoute, j’encourage, parfois je prie avec eux. Nous ne sommes pas des 'prédicateurs', mais des soutiens sur le terrain ». Le pasteur confie que le commandement de l'armée a reconnu les bienfaits du travail des aumôniers pendant la pandémie.

La FEV soutient l'initiative

Pour Maxime Jaquillard, la matinée du 1er octobre doit avant tout insuffler de l’espérance. « Nous voulons encourager chacun à s’engager là où Dieu l’appelle et lui donner des outils concrets pour le faire ». En offrant le repas à chaque participant-e, la FEV soutient concrètement l’initiative.

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