FH Suisse, une ONG qui a intégré la transition écologique (une chronique StopPauvreté-Radio R et une émission Ciel ! Mon info)

Serge Carrel jeudi 18 février 2021 icon-comments 1

La crise climatique entraîne non seulement des changements de comportements individuels importants en Europe, mais aussi dans le travail des ONG à l’œuvre en Afrique. Voici l’exemple de l’antenne francophone de Food for the Hungry. Une chronique StopPauvreté/Radio R de Serge Carrel avec une émission Ciel ! Mon info de DieuTV à propos du même sujet.

 

FH Suisse, l’antenne francophone de l’ONG internationale Food for the Hungry, lutte contre la faim dans le monde. Depuis 2010, elle a donné une orientation agroécologique à son action dans des pays comme l’Ouganda, le Burundi, le Ruanda et la République démocratique du Congo. Au travers d’un documentaire que cette ONG a produit et intitulé « La Terre, mon amie » (1), on découvre des agriculteurs africains qui donnent dans le paillage pour éviter l’érosion des sols, dans le compost à chaud pour produire de l’engrais pour les sols, dans la production de biogaz pour s’éclairer ou chauffer de la nourriture…

Elevage et agriculture… complémentaires !

De manière très saisissante, Moses, un agriculteur ougandais, confie que, depuis qu’il s’est lancé dans l’agroécologie, il a quitté la monoculture céréalière qui caractérisait son exploitation pour une agriculture qui fait de la place à la culture de plusieurs plantes différentes, et à l’élevage de bovins et de poulets… Deux axes de production qui s’intègrent bien l’un à l’autre, puisque la production de végétaux permet de nourrir les animaux et les déjections animales nourrissent les sols…

Une nouvelle amitié avec la terre

Pour Roger Zürcher, ingénieur agronome et responsable de projets à FH Suisse, nouer une nouvelle amitié avec la terre est une dimension fondamentale de la relation nouvelle à créer avec les sols. Trop longtemps, on a chosifié la terre. Trop longtemps, on a labouré le sol et on l’a retourné dans tous les sens, sans considérer l’importance de l’humus, cette fine couche fertile qui abrite une vie fragile à conserver et à promouvoir. C’est là la base de l’agroécologie qui cherche à respecter le vivant dans son ensemble.

Et la quatrième réconciliation ?

Pour cet ingénieur agronome évangélique, les êtres humains devraient passer par quatre réconciliations afin de retrouver leur vraie identité. Ils devraient d’abord se réconcilier avec Dieu et le découvrir comme leur Père. Ils devraient aussi se réconcilier avec eux-mêmes, et, troisièmement, se réconcilier avec leur prochain. Quatrièmement – ce qui est largement ignoré ! –, Roger Zürcher invite les chrétiens à se réconcilier avec la terre ou avec le vivant qui nous entoure. Les êtres humains développeraient alors une manière différente et nouvelle de cultiver les sols et de percevoir le monde autour d’eux.

Davantage de rendements

Souvent aujourd’hui, là où l’être humain passe, la vie trépasse ! Renouer une amitié avec la terre, c’est promouvoir plus de vie, plus de biodiversité, une meilleure fertilité des sols… et par conséquent davantage de nourriture pour les paysans. Ce qui se passe effectivement lorsque FH Suisse initie les agriculteurs qu’elle accompagne l’agroécologie.

Serge Carrel

Note

1 Le film « La Terre, mon amie » est signé Matthieu Heiniger. Il est disponible sur le site de l’ONG FH Suisse.

1 réaction

  • Olivier Peel dimanche, 21 février 2021 11:15

    Si l'article part d'un bon principe et que l'on peut accepter l'idée que l'être humain doit prendre soin de la Création, je trouve que l'article dérive dangereusement vers une forme de paganisme ancien, Gaïa (notre terre mère) et tout ça sous la pression ambiante d'une société qui s'est trouvé une religion de substitution: la Nature.
    L'Eglise se laisse de plus en plus séduire par des discours idéologiques et écologistes (et non l'écologie qui est une science).
    Je lis dans vos nombreux articles beaucoup de d'idéaux mais peu d'arguments qui s'appuient sur les textes bibliques et sur une démonstration théologique solide. De plus, j'ai l'impression que les chrétiens qui défendent l'idéologie écologiste oublient qu'à défaut de sauver l'homme de sa condition de pécheur, ils mettent l'accent sur la condition de la nature de la Terre. On s'intéresse plus au sujet de l'exploitation qu'à l'exploiteur, sommet de la Création de Dieu.

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