"Je suis désolé, chérie, il n’y a plus que l’étable…"

mardi 19 décembre 2006
Une méditation de Noël par Christophe Reichenbach, pasteur de rue. L'occasion de réfléchir à la condition des bergers...

J’imagine Joseph, le regard plein de larmes en train d’annoncer à Marie que l’hôtel est complet et qu’elle va certainement accoucher au milieu du bétail. L’enfant promis de Dieu va naître dans une écurie! Bon, la Bible n’en parle pas trop, mais à voir, l’accouchement s’est bien passé! C’est un p’tit gars, la mère et l’enfant vont bien... Mais nos amis ne sont pas au bout de leurs surprises. Le père de l’enfant, Dieu, s’est chargé d’envoyer les faire-part! Et ce sont des bergers qui débarquent... Là, j’imagine que Joseph et Marie doivent être un peu inquiets.

Mauvaise réputation des bergers
«On ne doit pas apprendre à son fils à être conducteur d’ânes, chamelier, barbier, marin, berger ou boutiquier, car ce sont des métiers de voleurs!», déclare la Mishna, un recueil de textes juifs datant du IIe ou IIIe siècle. Les bergers étaient souvent employés par de riches propriétaires pour garder les troupeaux et n’étaient, par conséquent, pas tellement «culturés». De plus, ils n’avaient pas les moyens financiers pour suivre les règles de pureté, ce qui rendait nos bergers pas du tout fréquentables, à tel point qu’ils étaient considérés de la même manière que les prostituées ou les gens vivant dans la débauche: « Des pécheurs! » Pour le reste de l’histoire, je vous invite à reprendre le texte de la nativité tel que l’évangile de Luc nous le propose.
Ce qui me touche, c’est l’honneur que Dieu offre à ces bergers, ceux que l’on rejetait... Les exclus deviennent les élus. Si aujourd’hui, nous ne sommes plus exclus de par notre travail, notre identité sociale se fait, malheureusement trop souvent, selon nos diplômes. Dieu regarde à nos cœurs et non à notre position sociale. Et dans ce temps de Noël, c’est aussi à ceux qui n’ont plus rien qu’il veut se révéler. Prions donc pour que la lumière du Ressuscité puisse éclairer les vies de nos marginaux. Sans-papiers, chômeurs, personnes âgées, personnes seules, toxicomanes, prisonniers, réfugiés... La liste est encore bien longue. Nous ne sommes pas tous appelés à aller dans les rues, à la rencontre des laissés-pour-compte, mais nous sommes tous appelés à aimer notre prochain...

Un petit enfant pour « crécher » dans les coeurs
N’est-ce pas à notre portée de nous arrêter un moment, dans nos fêtes, et d’adresser à notre Seigneur des prières, pour que ce petit enfant puisse crécher dans les coeurs et que nos exclus puissent être témoins de ce message donné par les anges? Le sens de Noël n’est pas celui des vitrines de magasins! Noël, c’est l’annonce de la naissance du Sauveur de tous les hommes: «L'ange leur dit: « N'ayez pas peur. Oui, je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple. Aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur est né pour vous. C'est le Christ, le Seigneur » (Luc 2, 10-11).

Christophe Reichenbach, pasteur de rue

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