Nathania Boschung : « Quand j’écris, je ressens le plaisir de Dieu ! »

11 octobre 2012

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Ethique, Eglise et mission_2026-27_pavé
Elle vient de publier coup sur coup deux romans historiques : Eponina et Gallia. Nathania Boschung raconte ce qui la pousse à écrire pour les adultes ou les jeunes adultes.

Mère de trois enfants, Nathania Boschung s’arrange pour trouver du temps pour l’écriture au milieu des multiples sollicitations. Ecrire est pour elle une passion qui remonte à sa petite enfance. « J’ai toujours aimé écrire. Dès que j’ai pu tenir une plume et tracer des mots, j’ai eu envie d’exprimer quelque chose. » Les premiers poèmes et les chansons font peu à peu place aux histoires. S’ensuit la publication de trois romans, aux éditions La Cause (1). Un jour, en visitant le Musée romain d’Avenches, Nathania est saisie d’émotion devant une petite vitrine consacrée aux traces archéologiques des premiers chrétiens de Suisse. Son mari lui suggère d’en faire un roman historique. Effrayée par l’ampleur de la tâche de documentation inhérente à un tel travail, la romancière se laisse néanmoins gagner par l’enthousiasme et s’attelle à la rédaction du roman Eponina. L’aube du dernier Empire.

Des femmes comme celles d’aujourd’hui
Les personnages de ses livres s’imposent très naturellement à elle : « J’avais envie de rendre hommage à des femmes anonymes, des personnes vibrantes, proches du peuple, ressemblant aux femmes d’aujourd’hui, malgré la distance dans le temps.» Les villes et les sites décrits par Nathania trouveront une résonnance particulière dans l’imagination et le cœur des lecteurs suisses romands, avec des sites familiers tels Aventicum, Lousonna, Eburodunum (Yverdon), Colonia Julia Equestris (Nyon).
Quant à la foi chrétienne très intense de certains de ses héros, Nathania est sans équivoque : « Cette foi-là est fondamentalement ancrée dans ma propre rencontre avec Jésus-Christ. Pourtant, mes personnages sont vulnérables, ils ont des moments de doutes. En cela, ils me ressemblent aussi. Ils traversent des épreuves qui les marquent assez profondément pour que les vérités faciles ne soient pas satisfaisantes ; ils sont toujours en recherche d’une relation avec un Dieu qui dépasse les circonstances de leur époque, aussi difficiles soient-elles. »
La motivation de Nathania Boschung est limpide : au moyen de l’écriture, elle désire transmettre sa foi pour encourager ses lecteurs à découvrir par eux-mêmes, au-delà du roman, qu’il y a une rencontre possible avec le Christ.

« Si le souffle retombe, ce n’est plus pareil… »
Faisant sienne la phrase de l’athlète Eric Liddell, héro du film Les chariots de feu (« Quand je cours, je ressens le plaisir de Dieu ! »), Nathania Boschung précise qu’elle ressent à la fois le plaisir de Dieu et celui qu’elle trouve en lui. « Imaginez un bateau sur le lac, avec une bonne brise qui souffle et la voile qui se gonfle… Bien sûr qu’à bord, le marin effectue tout un travail, mais il sent qu’il a besoin du souffle. Si le souffle retombe, le marin aura beau avoir toute la technique possible, ça ne sera pas pareil… Je pense que nous avons tous été créés avec des dons différents. Pour Eric Ldidell, le plaisir était dans le fait de courir, de faire ce pour quoi il avait été créé. C’est la même chose dans n’importe quel métier. Un bon boulanger qui pétrit sa pâte et qui le fait bien peut ressentir le plaisir de Dieu. »
Un plaisir que Nathania sait faire partager à ses lecteurs, assurément.
Christine Reymond

Nathania Boschung, Eponina, L’aube du dernier Empire, RDF-EDITIONS 1816 Chailly-sur-Montreux, 2011, 304 p.
Nathania Boschung, Gallia, L’aube du dernier Empire, RDF-EDITIONS 1816 Chailly-sur-Montreux, 2012, 376 p.         
Lien Internet

Note
1 Le Royaume au milieu des montagnes ; Quand souffle l’Esprit sur la plaine ; Des quatre vents souffle l’Esprit.