Philippe Gonzalez questionne le métadiscours des évangéliques des années 2010

lundi 03 février 2014 icon-comments 31

Le livre de Philippe Gonzalez "Que ton règne vienne" va susciter débat. Serge Carrel en propose une lecture positive à même de poser quelques bonnes questions aux évangéliques romands.

Avec son enquête Que ton règne vienne. Des évangéliques tentés par le pouvoir absolu (1), Philippe Gonzalez pose la question de la vision, du paradigme ou du métadiscours qui prévaut actuellement en milieu évangélique. Membre de l’équipe de traduction du livre de Stuart Murray, Radicalement chrétien ! Eléments essentiels de la démarche anabaptiste (2), ce prédicateur laïc mennonite questionne ce qui préside fondamentalement à l’action évangélique au milieu des années 2010.

Derrière la pratique ecclésiale habituelle, l’annonce de l’Evangile, l’appel à la conversion, la formation chrétienne, la relation d’aide… souvent les évangéliques véhiculent un métadiscours, une vision qui oriente leur action. Le métadiscours qui habite les charismatiques, adeptes de l’exorcisme des entités sociales et territoriales, véhicule une nostalgie de chrétienté et prône la reconquête ou le Réveil, afin de réinstaurer une société où se manifeste l’hégémonie chrétienne.

Pour Stuart Murray, l’auteur de Radicalement chrétien ! et pour Philippe Gonzalez certainement, « la chrétienté a déformé l’Evangile qu’elle prétendait professer » ! L’alliance entre l’Eglise et l’Etat, l’inscription de l’Eglise aux côtés des puissants, l’usage de la violence pour asseoir ses convictions, un renvoi de la figure de Jésus dans les marges, une lecture très peu concrète du Sermon sur la montagne… autant d’indices qui témoignent de la trahison commise par le système de chrétienté par rapport au fait d’être, au cours de l’histoire et aujourd’hui encore, un authentique disciple de Jésus.

Nous sommes actuellement en postchrétienté, affirme Stuart Murray. Il importe de se réjouir de cette nouvelle donne. Et de tirer le meilleur des 500 ans de tradition anabaptiste qui, dès le XVIe siècle et le temps des Réformes, a risqué une foi chrétienne dans les marges, à l’écart des pouvoirs et non violente.

Dans ce contexte, on comprendra que Philipe Gonzalez travaille le milieu évangélique pour lui permettre de se lancer courageusement dans des chemins de postchrétienté, marqués par des pratiques dissidentes, des idées inattendues, une expérience marginale, un témoignage paisible et la centralité de Jésus (3).

Merci donc à Philippe Gonzalez de lancer son pavé dans la marre et de poser par son Que ton règne vienne la question du métadiscours, de la vision de fond qui préside à l’engagement évangélique, et plus largement chrétien aujourd’hui (4). Un débat qui doit être mené. Absolument !
Serge Carrel

Voir notre présentation du livre de Philippe Gonzalez : « Dans ‘Que ton règne vienne’, Philippe Gonzalez trace l’évolution du ‘combat spirituel’ chez les évangéliques romands ».

Notes:
1 Philippe Gonzalez, Que ton règne vienne. Des évangéliques tentés par le pouvoir absolu, Genève, Labor et fides, 2014, 472 p.
2 Stuart Murray, Radicalement chrétien! Eléments essentiels de la démarche anabaptiste, Perspectives anabaptistes, Charols, Excelsis, 2013, 200 p.
3 Ibidem, p. 69.
4 En 2006, avec quelques membres de la Commission théologique de la FREE, nous nous étions aussi risqués à un essai – très modeste – de métadiscours ou de vision, qui pourrait présider à l’action de notre fédération. Voir « Pour l’avenir de nos Eglises AESR et FEEL, élaborons des projets communs ! »

31 réactions

  • Philippe Gonzalez lundi, 10 février 2014 08:15

    Cher Maxime Jaquillard,

    Je vous remercie pour la qualité de cet échange et son caractère charitable. Je dois avouer que vous soulevez de redoutables questions qui ne cessent de travailler les chercheurs (anthropologues, historiens, sociologues, etc.) s’intéressant aux phénomènes religieux et aux communautés religieuses.

    D’avance, je vous prie d’excuser le caractère technique que pourra peut-être revêtir mon propos.

    Tout d’abord, une citation de Blaise Pascal que vous appréciez et qui continuera à enrichir notre échange: «Deux excès: exclure la raison, n'admettre que la raison» (pensée 253, éd. Brunschvig).

    La raison rationnelle ne dit pas le tout de l’expérience humaine. Elle est une capacité formidable, essentielle, mais ne concerne qu’une partie de notre agir. La science peut nous apprendre des choses fascinantes sur le fonctionnement de notre univers, les secrets que recèle notre génome et l’organisation de notre cerveau. Par contre, ce savoir ne pourra jamais se substituer à la façon dont l’art (la poésie, la musique, la peinture, etc.) dit notre émerveillement ou notre stupeur face à notre présence dans le monde. De même, la foi est une modalité collective pour faire sens des questions qui se posent à nous quant à cette présence dans le monde.

    Or, on voit bien que tant dans l’art et la religion, la raison et l’émotion jouent chacune une part importante. Mais, ici, la raison rationnelle accomplit un certain nombre de tâches, notamment dans sa capacité à expliciter certaines expériences. Toutefois, elle ne saurait se substituer au tout de cette expérience.

    J’espère ne pas être trop obscur…

    Mais venons-en à une approche sociologique des phénomènes religieux.

    Par essence, la sociologie constitue une enquête rationnelle et factuelle sur la façon dont les êtres humains constituent des communautés et vivent en société. Le type de sociologie que je pratique s’efforce de prendre en compte l’expérience des acteurs sociaux, afin de restituer le sens que ces acteurs donnent à leurs actions et la façon dont ils appréhendent le monde. Cette première étape relève de la compréhension.

    Dans le cas des évangéliques, j’ai ainsi soigneusement décrit certains éléments fondamentaux de leur expérience religieuse : la prière, les chants, la façon dont des charismatiques célèbrent la louange, le contact amoureux que ces croyants y nouent avec Dieu. Je me suis efforcé de restituer tant les affects que les catégories qui guident ces investissements pour donner forme à une expérience religieuse. Et je n’ai pas manqué de souligner, à diverses reprises, la joie qui pouvait caractériser ce vécu spirituel.

    Par ailleurs, j’ai poursuivi mon enquête sur les catégories véhiculées par certains discours charismatiques – mais aussi néo-réformés – et je me suis efforcé de déconstruire ces catégories. J’ai alors rejoint un niveau plus théologique. Par essence, la théologie se veut une réflexion rationnelle relative au donné de la foi, qu’il provienne de la Révélation (la Bible), des dogmes ou de l’expérience. Il y a donc une forme de rationalité interne au christianisme. Et c’est ici qu’intervient notamment la question de la régulation.

    À nouveau, pour mon enquête, j’ai comparé certaines évolutions théologiques avec les conceptions doctrinales habituellement présentes dans le milieu évangélique. J’ai alors pu observer l’arrivée d’une théologie dominioniste s’accompagnant d’une proposition eschatologique post-millénariste.

    C’est ce que restitue fort bien le pasteur Thierry Bourgeois, qui est par ailleurs l’un des acteurs décrits dans le livre. Vous remarquerez d’autre part qu’il écrit: «un des problèmes que peut susciter la lecture du livre». Il parle de «lecture» ici. Autrement dit, «l’amalgame» ne se trouve pas nécessairement chez l’auteur, mais peut tout aussi bien se trouver chez le lecteur (pressé?). À présent que vous êtes en possession de mon ouvrage, vous pourrez constater par vous-même les distinctions que j’ai tenté d’opérer pour différencier divers modes d’engagements propres à des acteurs centraux de l’évangélisme, suisse romand notamment.

    Pour revenir à votre question fascinante sur l’articulation entre expérience religieuse/théologie et sociologie, je dirais que, pour expliquer la réalité du monde évangélique, mon approche sociologique a dû tenir compte de la façon dont des évangéliques vivent leur foi. J’ai pris au sérieux leurs expériences sans nécessairement adhérer à leur vision. Mais ce n’est pas manquer de respect à une personne, me semble-t-il, que d’essayer de comprendre son point de vue sans pour autant l’adopter.

    Toutefois, la compréhension – relative à la perspective des croyants – a dû être articulée avec le niveau de l’explication. Ce dernier est en dialogue avec les analyses qu’ont produites d’autres chercheurs. À ce niveau, j’ai retracé les influences historiques et internationales de certains courants. Ce qui a permis de mettre en évidence des éléments dont les croyants ne sont pas conscients, bien que ces éléments façonnent leur spiritualité.

    D’autre part, le niveau de l’explication procède exclusivement de façon rationnelle et factuelle. Dès lors, ce qui ne peut être établi rationnellement et empiriquement est mis en suspens, contrairement au niveau de la compréhension où la perspective des croyants est restituée, y compris jusque dans leur façon de se rapporter à des êtres surnaturels.

    Dès lors, la part «irrationnelle» est bien prise en compte par l’analyse. Elle n’est pas d’emblée écartée. Par contre, elle n’est pas avalisée sans autre, mais fait l’objet d’une ressaisie complexe.

    L’approche rationnelle n’accorde pas de «foi» dans les croyances religieuses, même si elle les prend au sérieux et tente de les comprendre. De fait, cette approche n’est pas différente de l’accueil qu’une personne d’une autre religion ou sans religion pourrait accorder à l’égard des croyances du christianisme: soit une écoute respectueuse ne débouchant pas sur une conversion. C’est la modalité du dialogue ou du débat – sans qu’il dérive nécessairement en polémique.

    Nous vivons dans une société plurielle. Et, dans un tel contexte, la seule chose à partir de laquelle nous sommes en mesure de nous accorder, c’est le recours à des arguments rationnels qui ne présupposent pas que nous devions adhérer à des croyances (chrétiennes, musulmanes, athées, etc.) auxquelles nous ne croyons pas, c’est-à-dire à des propositions qui ne sont pas démontrables rationnellement et empiriquement. Dès lors, la démarche sociologique me semble particulièrement pertinente pour aborder ces questions et permettre une large réflexion. Cette façon de procéder constitue une réduction partielle du vécu des croyants – qui pourrait le nier? – mais aussi un gain d’intelligibilité pour autrui.

    À mon sens, la sociologie ne pourrait se cantonner à faire simplement l’apologie de l’évangélisme sous couvert de joie spirituelle ou de compétitivité sur le marché religieux. Ce serait là un manque de civisme criant pour une science prétendant penser le vivre ensemble dans une société plurielle.

    Ainsi, la sociologie n’a pas le dernier mot sur l’expérience humaine, mais sa parole mérite d’être écoutée et prise en compte, afin de restituer un pan de cette expérience qui échappe à d’autres approches.

    Bien à vous,

    PGz

  • Philippe Gonzalez lundi, 10 février 2014 08:17

    PS : Cher Maxime Jaquillard, ayant tardé à vous répondre, et par souci de clarté, je constate que mon message fait référence à votre précédente intervention et non à votre échange avec M. Blunier.

  • Valentin Cruchet lundi, 10 février 2014 11:46

    Bonjour, merci à Serge pour ce compte rendu et merci à Philippe Gonzalez pour le pavé dans la marre (que je perçois au travers du résumé de Serge et de l’émission radio sur Espace 2, je n’ai pas encore lu le livre, j’espère que M. Blunier me pardonnera cette folie). Je suis un simple chrétien évangélique et je me permets de partager ma lecture en espérant qu’elle puisse être une aide dans la discussion.

    Les évangéliques adhèrent au Sola Scriptura (l’Ecriture seule) de la réforme qui reconnaît la Bible comme seule autorité pour l’église. Les Catholiques confessaient comme autorité l’Ecriture et la tradition, les protestants ont répondu en affirmant l’Ecriture seule. Aujourd’hui nous avons des évangéliques charismatiques de tendance pentecôtiste qui disent : l’Ecriture et ce que je reçois du Saint-Esprit. Pour nombre de chrétiens les impressions, pensées, etc., reçues dans la prière ont parfois, plus d’importance que la Bible. En réponse à cela, nous devons réaffirmer que Dieu parle premièrement, ultimement et avant tout par la Bible. Nous ne nions pas que le Saint-Esprit puisse parler aux chrétiens par des images, des pensées, des convictions, des rêves et autres, mais, nous affirmons que ces révélations ne doivent jamais être considérées comme ayant une quelconque autorité pour l’église dans son ensemble, et quand ses révélations personnelles s’accordent avec la Bible, ce ne sont jamais les révélations qui doivent servir de fondement mais toujours et uniquement la Bible. Trop souvent nous utilisons la Bible pour justifier nos pensées que nous croyons venir de Dieu, mais l’ordre doit être inversé, nous devons partir de la Bible et ajuster nos pensées à ce que la Bible nous révèle et jamais l’inverse. Ce n’est pas à nous de juger la Bible mais à elle de nous juger.

    M. Gonzalez cherche (peut-être?) les raisons des dérives qu’il observe, au sein même de la foi chrétienne, alors que pour ma part, je vois plutôt cela comme un éloignement de la véritable foi chrétienne normée par la Bible. Je pense que cet éloignement de la véritable foi chrétienne vient de notre infidélité à l’Ecriture. Il est de plus en plus fréquent d’entendre des prédications qui ont pour fondement, non pas un passage de la Bible mais un enseignement propre au prédicateur. Cette démarche amènent souvent le prédicateur à utiliser des « versets preuves », qui, une fois sortis de leur contexte, deviennent étranger à l’intention de l’auteur biblique cité. C’est comme si je disais que M. Gonzalez adhérait aux enseignements de Lou Engle sur la base de son livre, ce serait au mieux une lecture imbécile au pire une trahison de sa pensée. Trahir la parole de Dieu, c’est ce que nous risquons de faire chaque fois que nous utilisons un verset pour justifier une impression reçue sans avoir au préalable vérifié, par une étude assidue, la véritable signification du passage en question. Quand ce travail d’étude du texte n’est pas faite avec sérieux (dans la crainte du Seigneur et avec l’aide de l’Esprit-Saint), pour des raisons qui vont de la fainéantise, au manque de formation, en passant par une peur de la raison qui serait un danger pour la foi, les conséquences peuvent être désastreuses ; merci à M. Gonzalez de mettre en lumière celles qui nous guettent en Suisse romande. Si ce travail était fait je pense que la notion même de « combat spirituelle territorial » n’existerait pas.

    (En plus de notre manque de sérieux dans notre manière d’utiliser la Bible je pense que nous avons parfois négligé l’importance de la théologie systématique (TS). La théologie systématique est (1) un exposé de la révélation biblique dans son harmonie, (2) qui s’adresse précisément à un publique contemporains et, (3) présente une vision du monde qui soit biblique. La TS nécessite un travail de la raison mais une raison qui accepte d’être normée par la Bible elle-même. La TS se construit sur la base de l’exégèse, de la théologie biblique et de la théologie historique et elle permet ensuite l’élaboration d’une théologie pratique. Elle évolue en continuelle interaction avec ces diverses disciplines. La TS est une science, dans le sens où elle travail avec des faits qui lui sont propre (les enseignements de la Bible), qu’elle tente de comprendre et d’articuler de manière cohérente et harmonieuse en suivant une méthodologie. Une théologie systématique qui n’intègre que 60% des enseignements bibliques est moins pertinente qu’une théologie qui prend en compte le 90% du contenu biblique dans son exposé de la révélation. Parfois, notre manière de vivre la prière témoigne plus d’une vision dualiste du monde que d’une vision chrétienne, je pense que cela vient du fait que nous nous sommes privé, dans certains milieux, de l’apport des diverses disciplines de la théologie.)

    Je suis d’accord avec M. Gonzalez pour dire que les évangéliques se sont montrés incapables de « mettre en cause ce glissement » mais en tant qu’évangélique le jugement et la correction ne doit pas venir d’une institution mais uniquement de l’Ecriture. C’est l’Ecriture qui doit juger ces glissements et qui doit (re)définir la mission de l’Eglise et les relations qu’elle doit entretenir avec l’espace publique. C’est la Bible qui doit nous convaincre, nous corriger et nous instruire, car elle est toute suffisante pour la foi (ce que nous devons croire au sujet de Dieu) et la vie (éthique) du chrétien. Si la Bible est notre norme ultime, je pense que nous pouvons accueillir sereinement certaines des mises en garde du livre orange, il met en lumière un certain nombre de nos pratiques et de nos discours qui n’ont que trop peu été examinés à la lumière de l’Ecriture. Profitons de l’appel pour remettre en cause tous ce qui ne peut pas être soutenu par une exégèse responsable, fidèle et solide de la Bible afin de garder le bon dépôt de la foi.
    (Certains diront que c’est utopiste de croire que nous pouvons véritablement savoir ce que la Bible dit aux vues de la multitude et de la diversité des interprétations qui existent à son sujet mais cela est un autre débat.)

  • Daniel Blunier lundi, 10 février 2014 13:57

    Cher Monsieur Jaquillard,

    Je vous remercie pour tout l’intérêt que vous avez porté à mon post et j’accepte volontiers la critique que vous soulevez entre la forme de mon message et le fond.

    L’objet de ce blog est bien d’échanger sur le livre remarquable « que ton règne vienne » de Philippe Gonzalez et je souscris pleinement à votre décision d’acquérir ce livre et de le lire.

    J’ai trouvé très à propos le sketch de Coluche, pour illustrer ce qui était en train de s’échanger sur ce blog. J’ai volontairement conservé les termes employés par Coluche pour provoquer une secousse dans ce débat indécent et pernicieux à l’égard de ce magnifique travail d’investigation.

    Trouvez-vous moins choquant « d’enterrer » dix ans de recherche, en simplement surfant sur des propos, qui viennent aiguiser votre propre sensibilité et usant d’une certaine rhétorique, bien peu à propos avec le fond de cette étude ??

    J’estime que cet ouvrage fait partie des études majeures de ces vingt dernière années sur le fait religieux. Les acteurs dont je fais partie et qui ont « le nez dans le guidon » devraient s’inspirer de cette opportunité d’arrêt sur images, pour réajuster leur théologie hégémonique…

    Vous avez pris pour vous et au premier degré l’expression « ils devraient être autorisés à fermer leurs g.. » Je note aussi, que vous êtes rebelle… !!

    Au plaisir de lire vos appréciations et remarques après votre lecture perspicace du livre…
    Avec mes meilleurs messages.

    Daniel Blunier

  • Maxime Jaquillard mardi, 11 février 2014 00:50

    Chers Philippe Gonzalez et Daniel Blunier,


    Merci pour vos réponses, je me suis réjouis de vos posts.

    Je constate que la réponse de M. Gonzalez (lundi 10 février 2014 07:15) éclaire très bien mes préoccupations de fond, et ouvre des perspectives nouvelles.
    L'échange se faisant, la pensée se précise pour ma part, et c'est tout à votre honneur à la fois d'avoir pu expliquer clairement une démarche sommes toute complexe, et rejoindre un vis-à-vis dans un questionnement qui n'est pas issu de la sociologie.

    Quant à M. Burnier, je comprends bien votre ton, j'ai comme vous le dites, un côté "rebelle", qui me permet de comprendre la provocation. Et c'est toute à votre honneur de savoir également maintenir le fond et la relation prioritairement aux effets de style.

    Pour le livre, il faudra attendre (j'espère) un peu, mais je vais le lire.
    Comme le rappelle très bien M. Gonzalez, il s'agira d'une lecture et je ne manquerai pas de partager quelques réflexions si je les juge perspicaces.

    Bien à vous,


    Maxime Jaquillard

  • Daniel Blunier mardi, 11 février 2014 09:15

    Cher Monsieur Jaquillard,

    J’apprécie votre fairplay et vous en remercie. Nous nous sommes compris, ce qui m’est précieux et je pense pour vous également.
    Je vous souhaite une très bonne lecture du livre et c’est avec plaisir que je lirais vos commentaires.
    Bien à vous.

    Daniel Blunier

  • Françoise Guye Sommer mardi, 11 février 2014 13:23

    Messieurs Gonzalez et Jaquillard,

    Après ma réaction épidermique j'aimerais vous remercier pour vos échanges d'une grande qualité qui m'aide à avancer dans ma réflexion.

    Au plaisir de vous lire…
    Françoise Guye Sommer

  • Erik Veldman jeudi, 13 février 2014 20:53

    J'ai lu les commentaires et les articles concernant le livre de M. Gonzalez. Je suis un Canadien/Hollandais et je me tiens beaucoup au courant des situations dans le monde anglophone et je vois depuis longtemps la tendance charismatique s'infiltrer dans l'église évangélique suisse. Pas seulement dans le "Kingdom Now/Dominion" théologie, mais aussi dans d'autres domaines. Faux enseignements ont conclu l'Église du Christ. Non seulement à propos domination théologie, mais aussi sur les prophètes, les apôtres et les signes et des prodiges. M. Gonzalez a abordé une question très importante et il ne doit pas être balayé sous le tapis. Nous devons revoir notre doctrine et de revenir à l'Ecriture. C'est quelques mots simples d'un homme simple. Que Dieu vous bénisse

  • Olivier Keshavjee samedi, 15 février 2014 15:35

    Merci pour ces échanges très intéressants! Je me permet de vous signaler une réflexion suscité par la lecture du livre, et agrémentée des commentaires de cet échange. Que j'ai délicatement intitulée "Des sociologues en quête de vérité absolue" !

    http://www.theologeek.ch/2014/02/14/sociologues-tentes-verite-absolue/

    Meilleures salutations,

  • Philippe Gonzalez samedi, 15 février 2014 17:02

    Cher Olivier Keshavjee,

    Je vous réponds directement sur votre blog.

    Bien à vous,

    PGz

  • Bally Claude samedi, 22 février 2014 11:29

    Bonjour je profite de venir avec mon coeur ,ma force ,mon intelligence,( je n'ai pas beaucoup de diplôme et ma place ne me donne que peut de pouvoir ) puis mon âme. Très intéressant le débat !
    Si je pense à ce que j'ai pu lire de chacun. Je ne peu m'empêcher de faire une remarque à chacun !
    L'autorégulation dans l'église que je fréquente.( Petite entité ou fédérée) comment fonctionne tel ?( ces références etc ....)
    Avons nous dans nos églises FREE des éminences grises ?...( Incontournable)
    Nous avons des autorités bien sûr et c'est normal et tant mieux .Mais un Pape ou quelque chose,(pardon pas une chose mais vous avez bien lu un Pape )
    Historiquement de divers horizons et maintenant nous sommes FREE (j'ose l’anglicisme sans avoir
    peur d'être mal compris )
    Ne sommes nous pas aussi une institution ? Oui une église institution? Vous m'avez mal compris ?
    Comme d'autre églises catholique, protestante,pour les quels je dit volontiers l'institution.
    Bon je m’arrête je suis reconnaissant de mon église, Vous pouvez comprendre de la( ma )FREE .
    Je peu m' exprimer sur leur blog et bien sûr m'enrichir aussi au passage .
    Et c'est fabuleux il y a des journaliste qui nous informent sur tout les sujets. (Donc pas de sujets tabous)
    Pour finir à noël 2014 nous saurons les quels on retenu toute notre attention.
    A bonne entendeur salut et merci .
    Claude Bally ( jardinier )

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