Georges Haldas aura écrit pratiquement jusqu’à la fin, pour découvrir la vie, les êtres et les événements. Il était véritablement un écrivain de l’Esprit, lui-même inspiré et qui inspirait les autres. Pourtant, si les textes bibliques l’ont animé d’un souffle créateur, Georges Haldas disait avoir la foi véritable dans l’unique mesure où il était un homme pour les autres. C’est-à-dire dans la mesure où il est bénéfique, source d’encouragement pour ses semblables.
Le verbe sûr à 93 ans !
Georges Haldas est né le 14 août 1917 à Genève, de père grec et de mère suisse. Poète, essayiste, traducteur, il a grandi quelques années de son enfance en Céphalonie (Grèce) et passé de nombreuses années à Genève, avant de s’installer au Mont-sur-Lausanne, où il vivait avec sa compagne Catherine de Perrot Challandes. L’âge avancé, le corps affaibli et la vue diminuée, il gardait pourtant le verbe sûr pour parler des choses de la vie, de sa vie et de « l’Etat de poésie » qui l’habitait. Auteur prolifique, Georges Haldas a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix Schiller en 1971 et 1977, le Grand Prix de la ville de Genève 1971, le Prix Taormina 1970 et le Prix Edouard Rod en 2004, pour l’ensemble de son oeuvre. (c)
Cette semaine sur Espace 2
Lundi 01.11.2010 – 1/5 – Georges Haldas, écrivain… et lecteur !
Philosophe, poète ou romancier ? L’écrivain refusait de se laisser enfermer dans une catégorie. « Écrire, c’est ma manière de prendre conscience de la vie », résumait-t-il. Dans ce premier entretien, il évoque son travail, mais aussi les auteurs qui l’ont accompagné au long de sa carrière, en soulignant qu’il faut vivre les textes, et non pas seulement les lire.
Mardi 02.11.2010 – 2/5 – Enraciné dans plusieurs terres
Né de mère suisse et de père grec, Georges Haldas a su profiter de ce double enracinement pour s’ouvrir au monde. Dans ce deuxième entretien, il évoque ses racines ainsi que la poésie et la relation qui sont pour lui d’autres ancrages fondamentaux.
Mercredi 03.11.2010 – 3/5 – Un homme qui aimait la relation
C’est par l’écriture que Georges Haldas disait avoir découvert la relation, ce qu’on pourrait appeler le verbe : ce qui lie le sujet et l’objet, le dedans et le dehors. Quant à ses relations avec autrui, l’écrivain doutait avoir fait œuvre utile et ne savait dire s’il a été une source d’encouragement pour celles et ceux qui l’entourent.
Jeudi 04.11.2010 – 4/5 – Entre engagements et découvertes
Compagnon de route des communistes, Georges Haldas était un homme qui a essayé de dire des choses fondamentales. Dans ce quatrième entretien, il raconte les combats qui restent à mener de façon essentielle à ses yeux. Il confie que ce qui le fait avancer, c’est de découvrir toujours plus de vérité.
Vendredi 05.11.2010 – 5/5 – Stable, malgré les doutes et les craintes
A l’automne de sa vie, Georges Haldas aimait le mot, « stabilité », dans lequel il se reconnaissait. De nombreux écrits l’ont occupé jusqu’à la fin, et la figure de son père restait importante, lui qui lui avait enjoint de ne pas rater sa vie… Genèse de son histoire personnelle, cette figure paternelle fondatrice était au centre d’un prochain livre que l’écrivain s’était décidé à rédiger.