Les KidsGames 2026, c’est parti!

KidsGames 2025
5 août 2026

Partager cet article

Partager cet article

Publicité

Pavé SME 2025 - 300x200px - Former, c'est valoriser
En Suisse romande, 1650 enfants et pré-ados profitent d'une semaine de joutes sportives, d'animations ludiques et de découverte de la Bible, encadrés par des centaines de bénévoles issus des Églises. Ce projet au service des familles est aussi facteur d'unité entre les chrétiens de différentes confessions.

« On est aux KidsGames, main dans la main et solidaires; on est aux KidsGames, boostés d’en haut, on est sur la terre; on est aux KidsGames, dans l’unité on gagne, on perd (…) » : ce refrain de l’hymne officiel des KidsGames 2026 donne d’emblée le ton de la semaine de joutes sportives proposée aux enfants de 7 à 14 ans par les Églises chrétiennes. Depuis début août, dans seize régions de Suisse romande, plus de 1650 enfants participent à ce camp de jour qui allie sports, animations ludiques et découverte de la Bible. Cette année, c’est la vie de Moïse qui est abordée. Au travers de partages en équipe, les jeunes participant-e-s sont amené-e-s à réfléchir aux valeurs qui ressortent de l’histoire. Côté sport, une nouvelle activité est introduite cette édition: « Le Disc It », un jeu d’équipe dynamique qui se joue avec un frisbee. Les enfants retrouvent aussi les habituels Cours’Agile et Passe-moi (le bois).

L’exemple de la Côte

Sur la Côte (région entre Nyon et St-Prex), les KidsGames ont lieu cette année au centre communal de Genolier, en raison de travaux sur l’habituel site de Gland. Grâce à l’engagement bénévole de quarante coachs et d’une soixantaine d’autres volontaires, 156 enfants sont accueillis chaque jours de 9h30 à 17h, dans un cadre favorisant le vivre-ensemble, la collaboration, le respect et l’autonomie. Co-coordinatrice des KidsGames de la Côte avec la pasteure Isabelle Court, Alice Nielsen constate une augmentation de l’affluence à chaque nouvelle édition.

Victime de son succès

« Nous sommes victimes de notre succès: le camp est complet en quelques semaines après l’ouverture des inscriptions. Nous aurions de quoi remplir deux sites sur la Côte, si nous avions suffisamment de bénévoles de la région Rolle-Aubonne-St-Prex », remarque Alice Nielsen. Pour cette mère de famille, engagée depuis six ans dans le comité d’organisation et dont les trois enfants ont bénéficié des KidsGames de nombreuses années, c’est un crève-cœur de refuser des inscriptions. Mais chez les familles dont les enfants participent, la reconnaissance est au rendez-vous. « Les parents apprécient notamment de pouvoir inscrire leur(s) enfant(s) à un camp peu coûteux », relève-t-elle.

Un camp peu coûteux

En effet, grâce à l’implication de nombreux bénévoles – entre 850 et 950 sur les seize sites – et au prêt des locaux par les communes, les comités des différentes régions ont peu de frais à couvrir: ceux-ci concernent surtout la location de matériel pour le sport, les jeux et la louange. Le manuel avec les apports bibliques est fourni par le comité romand des KidsGames, composé de représentants catholiques, réformés et évangéliques.

Alice Nielsen relève un autre atout des KidsGames: ils permettent aux enfants d’expérimenter l’ambiance et les activités d’un camp tout en rentrant chez eux chaque soir, ce qui est appréciable pour les petits ayant de la peine à dormir en dehors de la maison.

Ouvert à tous les enfants

Si sur la Côte, la plupart des jeunes participant-e-s sont issus de familles chrétiennes, ce n’est pas le cas sur tous les autres sites. Les KidsGames sont ouverts à tous les enfants, quel que soit leur arrière-plan religieux. « Des familles non pratiquantes inscrivent leur enfant à chaque édition. Ces parents acceptent que leur enfant entende des histoires de la Bible pendant une semaine, car ils considèrent que cela fait partie de son instruction religieuse. Parfois aussi, ce sont des grands-parents engagés dans la foi qui amènent leurs petits-enfants », développe la coordinatrice. Ajoutant que les KidsGames accueillent aussi régulièrement des enfants de familles de l’EVAM, l’Établissement vaudois d’accueil des migrants.

Unis sur l’essentiel

Pour Alice Nielsen, les KidsGames sont l’un des plus beaux outils d’unité interconfessionnelle: « Un lien fraternel s’est tissé entre nous les organisateurs, car vivre ensemble les joies et peines du quotidien d’une telle organisation nous lie fortement. Nous sommes unis sur l’essentiel, nous ne faisons pas de débat théologique », souligne-t-elle. Pasteur à l’Église (FREE) évangélique de Gimel, impliqué dès le lancement des KidsGames en 2004, Maxime Jaquillard ne dit pas autre chose: « Par le côté interconfessionnel de ce projet, nous arrivons à aller à l’essentiel de notre foi: nos différentes personnalités et approches nous enrichissent. Nous pouvons repartir chacun avec quelque chose que le Christ nous a appris au travers de nos frères et sœurs ».

Une belle image de l’Église

Au fil des années, Maxime Jaquillard a endossé plusieurs rôles aux KidsGames, de coach à enseignant ou super coach. Aujourd’hui, il est conducteur des « ateliers prière » avec son collègue Thomas Salamoni. Il partage les fruits qu’il oberve: une belle image de l’Église, au travers de l’engagement de tous ces chrétiens qui se retrouvent hors des murs de leurs Églises pour proposer quelque chose d’adapté aux enfants; l’engagement d’anciens participants qui reviennent servir les enfants en tant que bénévoles. Ou encore l’ouverture des communes à prêter leurs locaux aux KidsGames, car elles ont expérimenté que ceux-ci sont rendus en bon état, en plus d’une atmosphère active et paisible.

Pour plus d’informations: https://www.kidsgames.ch/accueil