Pourquoi Dieu ne pourvoit-il pas rapidement à tout l’argent dont nous avons besoin pour accomplir son œuvre sur terre ?
Dieu pourrait conduire quelques millionnaires qui l’aiment à faire d’importants virements bancaires pour financer l’accomplissement de la grande mission. Il pourrait faire trébucher quelqu’un sur un trésor caché ou lui donner la fortune. Pourquoi le Seigneur ne fait-il pas que l’un de ses bien-aimés gagne 10 millions de francs à un jeu-concours ?
Tous ceux qui, dans le service chrétien, ont combattu jusqu’aux larmes se demandant comment achever leurs tâches, se sont posé les mêmes questions : Pourquoi les missionnaires doivent-ils rédiger des lettres de nouvelles de plus en plus attractives ?
Dieu a un point de vue différent : sa première préoccupation est de restaurer les relations entre lui et nous, ainsi que les uns avec les autres. C’est pourquoi il a décidé que nous aurions besoin les uns des autres pour le soutien financier de son œuvre.
Jésus notre modèle
Durant ses premières années d’adulte, Jésus a dû subvenir à ses propres besoins en tant que charpentier. Mais durant les trois années de son ministère à plein temps, ses disciples et lui avaient plusieurs soutiens de valeur. (Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne et plusieurs autres, l’assistaient de leurs biens, selon Luc 3, 8).
L’objectif de Dieu pour les finances est relationnel. Dieu a démontré son amour pour le monde par le don; il a donné son fils unique par le plus grand geste de générosité de toute l’histoire, mais il donne aussi continuellement à chacun d’entre nous. En retour, nous montrons notre amour pour lui en donnant aux autres. Notre don unit notre cœur à son bénéficiaire.
Le don qui unit les cœurs
Jésus a dit que là où est notre trésor, là aussi sera notre cœur. Quand nous donnons notre trésor à des personnes en particulier et à leur oeuvre au service de Dieu, notre cœur est tourné vers elles; nous ressentons la responsabilité de prier pour elles. Ces personnes peuvent se trouver de l’autre côté du monde, dans un pays que nous ne visiterons peut-être jamais, mais grâce à notre don, nous nous sentons proches de ces personnes, et de ce que Dieu fait dans cette région du monde. De cette façon, il forge et fortifie les relations.
Cela produit aussi quelque chose d’important pour celui qui reçoit le don : C’est humiliant quand quelqu’un vous fait un don, quand vous savez que cette personne se sacrifie pour donner. Cela rend attentif à ne pas faire mauvais usage de cette somme qu’elle vous confie. C’est une expérience importante à vivre. Notre orgueil diminue, car nous sommes du côté de ceux qui reçoivent un don généreux, alors que nous ne pouvons pas rendre la pareille. Mais seulement remercier la personne.
Le lien qui rend humble
C’est sûr, on préférerait largement se suffire à soi-même. Certains envisagent d’ailleurs de s’engager dans la mission le jour où ils pourront subvenir à leurs propres besoins. Néanmoins, ils ratent le merveilleux lien du cœur qui rend humble. Lorsque quelqu’un vous remet de l’argent en disant que Dieu lui a dit de vous le donner, il se crée un lien éternel entre vous et la personne. Vous vous souciez d’elle et vous priez pour elle d’une façon différente que pour ceux qui ne vous ont jamais fait de don à titre personnel. Vous aspirez à partager avec elle les nouvelles de votre ministère, lui racontant ce que son don a produit dans l’œuvre du Seigneur.
Toutes ces choses arrivent grâce à la méthode de Dieu pour l’Église. Étant donné que chaque ministère a besoin d’argent, il a veillé à ce que nous ayons constamment besoin les uns des autres et que nous améliorions toujours nos relations. Des prières seront ainsi adressées de tous côtés, produisant le combat nécessaire dans la prière pour que tout s’accomplisse.
Davantage que de l’argent….
Rien de tout cela ne pourrait se produire si nous ne dépendions pas des biens matériels et de personnes qui font des dons, afin que l’œuvre de Dieu soit accomplie. Cela peut paraître invraisemblable à un missionnaire ou à un pasteur qui se bat pour poursuivre son service, mais si une importante fondation finançait son organisation/son Église, ou si un milliardaire signait un énorme chèque à son nom, ce serait certainement une sentence de mort spirituelle pour son ministère.
Les missionnaires ont besoin de quelque chose de plus que de l’argent : ils ont besoin de personnes qui les soutiennent, qui prient pour l’extension du royaume de Dieu, qui s’engagent dans ce combat spirituel par le don de l’intercession.
Trouver trente soutiens?
Et si chaque missionnaire se donnait l’objectif de trouver 30 personnes, chacune responsable de pourvoir aux frais de son travail pour seulement un jour par mois ? Il y aurait 30 personnes dont le cœur serait tourné vers lui, ayant confiance en lui et prêt à l’encourager en cas de besoin. Que se passe-t-il alors en cas d’urgence, en cas de crise nécessitant un supplément de prière ?
Ce missionnaire pourrait contacter ces 30 personnes… qui elles-mêmes pourraient solliciter 10 personnes supplémentaires autour d’elle pour prier. Ainsi, 300 personnes seraient rapidement susceptibles d’être mobilisées dans la prière pour lui.
L’important, ce sont les relations
Jésus était soutenu financièrement par des amies et amis. Non par un organisme structuré (pot de financement commun), ni par des fonds impersonnels, mais simplement par des amis. Les moyens impersonnels ne sont pas anti-bibliques, mais de nombreux avantages existent lorsque des personnes en soutiennent directement d’autres. Des liens de cœur se créent entre les personnes, une responsabilité mutuelle entre le missionnaire et ses amis.
Les dons inspirés du cœur n’ont pas tendance à être influencés par la récession ou les temps difficiles. Les donateurs reçoivent des informations directes du terrain, grâce aux nouvelles régulières fournies par le missionnaire. L’objectif pour Dieu n’est pas l’argent. L’important pour lui, ce sont les relations. Il veut utiliser les associations de dons pour établir un réseau de prière, d’intercession et fortifier la solidarité parmi ses enfants.
*Lien pour commander le livre « Oser vivre sur la corde raide », Loren Cunningham, éd. JEM: https://www.jem-editions.ch/products/oser-vivre-sur-la-corde-raide-326.html