Avec la petite-fille de Billy Graham, les États-Unis retrouveront-ils leur leadership mondial en matière de liberté religieuse ?

Jane "Cissie" Graham Lynch, petite-fille de Billy Graham et fille de Franklin Graham.
25 septembre 2026

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Mi-septembre, Donald Trump a nommé Cissie Graham Lynch, petite-fille de Billy Graham, ambassadrice des États-Unis pour la liberté religieuse internationale. Mais alors que la première administration Trump avait fait de cette cause une priorité, l'actuelle administration l'a reléguée à un rang secondaire. En 2026, aucun refugié religieux n'a été accepté dans le pays alors que par le passé, les États-Unis accueillaient des milliers de personnes fuyant la persécution religieuse.

Le Sénat américain doit encore confirmer la décision prise par Donald Trump le 14 septembre. Mais Jane « Cissie » Graham Lynch, l’une des petites-filles de Billy et Ruth Graham, pourrait bien devenir le nouveau visage de la liberté religieuse dans le monde en reprenant la tête du Sommet pour la Liberté religieuse international (IRF).

Situé à Washington, ce bureau intégré au Département d’État fonde son action sur l’article 18 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme: « Chacun a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit inclut la liberté de changer de religion ou de croyance, ainsi que la liberté, seul ou en communauté avec d’autres et en public ou privé, de manifester sa religion ou sa croyance dans l’enseignement, la pratique, le culte et l’observance. »

Du pain sur la planche pour la nouvelle ambassadrice

Dans un article du 22 septembre, Christianity Today souligne que la descendante du plus célèbre évangéliste du XX ème siècle et fille de Franklin Graham aura du pain sur la planche pour ramener la liberté religieuse sur le devant de la scène! En effet, explicitent les auteurs de l’article Allen Hertzke et Judd Birdsall, l’administration Trump est passée de meilleur élève (lors de son premier mandat) à dernier de la classe en matière de plaidoyer et de leadership pour la liberté religieuse mondiale, dans ce second mandat.

Absence de rapports pour le Congrès

Pour la première fois en vingt ans, souligne Christianity Today, l’administration Trump viole la loi exigeant de remettre au Congrès des rapports annuels sur la situation et la persécution religieuse dans tous les pays du monde. « A l’exception de la désignation du Nigéria comme Pays d’intérêt particulier en 2025, l’administration Trump a échoué par deux fois à publier une liste complète des pays où les violations de la liberté religieuse sont particulièrement graves » rapporte le magazine.

De réelles conséquences sur les victimes de persécution

Le retrait du leadership américain traditionnel en matière de liberté religieuse et les coupes réalisées par le DOGE, tant au niveau des ressources humaines que financières, ont de réelles conséquences sur les victimes de persécution religieuse. Alors que depuis des décennies, les États-Unis accueillaient chaque année des milliers de réfugiés fuyant la persécution, l’administration Trump actuelle n’a accepté la réinstallation d’aucun réfugié religieux en 2026, souligne encore Christianity Today. « L’abandon de l’administration Trump n’est pas seulement une violation de la loi sur la liberté religieuse de 1998 mais une trahison de l’engagement bipartisan de longue date soutenant le leadership américain mondial en matière de liberté religieuse, celui-ci remontant aux années 40 », analysent les auteurs de l’article.

Fracture avec le premier mandat de Trump

Lors de la première administration Trump, le vice-président Mike Pence avait recruté Sam Brownback, ancien sénateur et gouverneur du Texas pour diriger l’IRF. Au cours de son mandat, en 2018 et 2019, le Département d’État a organisé des conférences de haut niveau sur la liberté religieuse, et celles-ci avaient débouché sur la Déclaration du Potomac. Cette Déclaration avalise les positions du gouvernement américain sur l’importance de promouvoir la liberté religieuse comme moyen d’assurer une plus grande paix et stabilité au sein des nations et entre les nations.

Une priorité absolue

Par ailleurs, une nouvelle Alliance internationale sur la liberté religieuse, présidée et financée par les Etats-Unis, avait également vu le jour. Elle compte 38 pays membres. À la suite de ces avancées, en novembre 2020, le secrétaire d’État Mike Pompéo avait déclaré être particulièrement fier que, pour la première fois dans l’histoire du pays, la liberté religieuse constitue une priorité absolue de la politique étrangère américaine. De nombreux défenseurs de l’IRF supposaient que la seconde administration Trump reprendrait là où la première s’était arrêtée. Mais cela n’a pas été le cas, déplorent les deux spécialistes en matière de droits humains.

Raviver la coalition bipartisane

A leur yeux, promouvoir le liberté religieuse à l’échelle mondiale est ce qui est juste et stratégique à faire pour les Etats-Unis. « Il est temps que des voix de principe à gauche comme à droite s’expriment et ravivent la coalition bipartisane qui a propulsé le leadership historique américain concernant ce droit humain puissant et vital », estiment Allen Hertzke et Judd Birdsall. Ils espèrent par ailleurs que « Cissie » Graham Lynch sera une ‘évangéliste’ au sein de la seconde administration Trump et ramènera la liberté religieuse au rang de priorité absolue de la politique étrangère américaine.

Source de l’article: https://www.christianitytoday.com/2026/09/can-cissie-graham-lynch-save-the-office-of-international-religious-freedom/?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_content=Trump%20Nominates%20Cissie%20Graham%20Lynch%20%7C%20Tim%20Keller%20s%20Final%20Words%20of%20Wisdom%3A%20CT%20Daily&utm_campaign=CT%20Daily%20Briefing%20-%2009-22-2026&vgo_ee=EZSSwRw1eIQ0tyIHmwDkqUyPP1ICFSsjqEOPcVkJn%2Be7vmMZm1FQEnw%3D%3AkaPkZhJsoB1rtUZHi8vXV7xQyJ52GiRN