RES : vingt ans au service de l’unité évangélique en Suisse romande

default

Partager cet article

Partager cet article

Publicité

Pavé SME 2025 - 300x200px - Former, c'est valoriser
Né en 2006 de la fusion de deux organisations, le Réseau évangélique suisse (RES) célèbre vingt ans de collaboration au service des Églises et des œuvres évangéliques. Retour sur son histoire et ses réalisations avec son directeur, Christian Kuhn.

Comment est né le Réseau évangélique suisse (RES) et comment a-t-il évolué en vingt ans ?

Le RES est né le 10 juin 2006 de la fusion de l’Alliance évangélique romande et de la Fédération romande d’Églises et œuvres évangéliques. Cette fusion réunissait deux dimensions complémentaires : la communion entre chrétiens et la représentation des Églises et des œuvres. Le réseau a démarré sous forme d’une organisation faitière des évangéliques et elle s’est rapidement mutée en plateforme de soutien dès les premières années d’existence. L’image qui est souvent utilisée pour décrire le RES est celle d’une piste de danse : les divers acteurs évangéliques de Suisse romande sont les bienvenus avec leurs « musiques » préférées et leurs façons de spécifique de « danser »… tous ensemble, nous voulons vivre une fête extraordinaire autour de Jésus.

Quel est l’objectif du RES et quelles actions menez-vous ?

L’objectif est de permettre aux différentes familles évangéliques de mieux se connaître, de travailler ensemble et de porter une parole compréhensible dans la société.

Cela se traduit par plusieurs types d’actions :

  • Relier les Églises, les unions et les œuvres, et faciliter leur collaboration.
  • Soutenir la mission : prière, partage de l’Évangile, formation de disciples et implantation de communautés.
  • Représenter nos membres auprès des autorités, des médias et d’autres interlocuteurs.
  • Équiper les responsables par des ressources, des réflexions communes et des outils pratiques, notamment pour prévenir les abus.

Le RES doit être utile au terrain. Son rôle consiste à aider les acteurs à accomplir leur mission et à rendre possibles des démarches communes. Pour ce faire, nous nous fixons des objectifs explicites dans le UP (relation à Dieu, éthique), dans le IN (relations entre chrétiens) et dans le OUT (relation au monde et aux autorités) pour des périodes de 5 ans.

Comment la SEA (Schweizerische Evangelische Allianz) et le RES collaborent-ils au niveau national tout en conservant des structures différentes ? 

La SEA et le RES constituent ensemble le réseau national SEA-RES, avec deux branches régionales et linguistiques. Nous partageons une appartenance commune et menons beaucoup d’actions nationales ensemble. 

Cette organisation permet de travailler dans la langue et le contexte de chaque région. Mais il y a également une différence historique : en Suisse romande, la fusion de 2006 a réuni l’Alliance évangélique et la fédération d’Églises et d’œuvres. En Suisse alémanique, la SEA et Freikirchen.ch demeurent des organisations distinctes. Les structures ne se correspondent donc pas exactement de part et d’autre de la frontière linguistique et culturelle. La fusion entre SEA et Freikirchen.ch n’est actuellement pas envisageable en Suisse alémanique, en raison de la participation importante des églises évangéliques réformées qui ne souhaitent pas être intégrées sans distinction dans le monde évangélique. Nous respectons cela. 

Les différences culturelles existent. Elles demandent de l’écoute et de la traduction, au sens propre comme au sens figuré. Le véritable enjeu est de savoir si nous parvenons à décider et à agir ensemble tout en respectant ces différences. Le choix de directeurs bilingues au sein du RES a, jusque-là, permis des liens cordiaux et fructueux.

Qu’est-ce qui vous réjouit ?

Ce qui me réjouit, c’est de voir la confiance rendre possible une collaboration entre des personnes qui n’ont pas la même histoire ni la même manière de vivre l’Église.

J’aime voir des responsables se réjouir de ce que Dieu fait ailleurs que dans leur propre communauté. Dans mon parcours au RES, les rencontres avec les responsables d’unions et d’œuvres ont particulièrement compté : les différences peuvent devenir un enrichissement lorsque la relation est solide. Pour moi, le fruit attendu est très concret : des chrétiens qui grandissent dans leur foi, des personnes accueillies et des communautés qui servent leur entourage. C’est à cela que notre travail doit contribuer.