Marie Ray embarque les jeunes lecteurs dans la Venise de la Renaissance

Marie Ray horizontale

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Avec « L’Audacieuse Alba Monciatti, l’Énigme des canaux », la romancière signe un quatrième roman jeunesse historique empreint de valeurs et riche en rebondissements !

C’est dans la Venise de la Renaissance que Marie Ray, membre de l’Église évangélique La Fraternelle (FREE), à Nyon, a planté le décor de son quatrième roman. Après la trilogie des « Aventures de Samuel Winston » en Australie, la romancière publie « L’Audacieuse Alba Monciatti, l’Énigme des canaux », qui paraîtra le 9 avril aux éditions Emmanuel Jeunesse. Le roman suit les aventures trépidantes d’Alba, 14 ans, fille de marchand, qui se voit confier un petit cylindre en cuir par un homme poursuivi par deux Ottomans. Le mystérieux cylindre lui échappe et est emporté par une jeune Juive, reconnaissable à la rouelle sur sa robe. Bientôt, Alba la retrouve et la fait engager comme servante à son service. Les deux filles poursuivent l’enquête ensemble.

Un travail de recherche minutieux

Après sa première trilogie, l’autrice souhaitait situer son nouveau récit dans un lieu plus proche. « J’aime écrire sur des endroits que j’aime visiter. J’ai choisi Venise car nous n’avions encore jamais eu l’opportunité d’y aller avec mon mari », confie-t-elle. Pour construire ce roman foisonnant de détails, Marie Ray a mené des recherches approfondies : exploration sur Google Maps, visionnage de reportages documentaires, lectures d’ouvrages historiques et passages en bibliothèque. « Cela m’a permis de bâtir une trame, puis de vérifier la plausibilité du scénario. » L’autrice savait que le premier ghetto juif avait été instauré à Venise en 1516, et de fil en aiguille, elle s’est intéressée à cette période. « Les Juifs étaient déjà stigmatisés à l’époque et marginalisés. » Une fois ces premières recherches terminées, Marie Ray s’est rendue à Venise pendant quatre jours pour peaufiner son histoire. « Beaucoup d’édifices existaient déjà à la Renaissance. J’étais surprise de constater que tout était plus petit que dans mon imagination. »

Le labyrinthe d’un scénario

Dans son processus d’écriture, Marie Ray compare l’élaboration d’un scénario à un labyrinthe : « J’avance à tâtons, j’essaie des pistes. Quand ça ne fonctionne pas, je change d’allée. Je connais en partie la fin, mais je me laisse surprendre par les événements. » Ses manuscrits sont ensuite « passés à la moulinette » par une historienne afin d’en vérifier la cohérence.

Dieu en filigrane dans le récit

Dans le roman, tout semble opposer le personnage d’Alba, chrétienne issue d’une riche famille de marchands, et Fiorella, une jeune Juive marginalisée engagée comme servante. Pourtant, au fil de leur aventure, les deux jeunes filles découvrent que leurs valeurs – l’honnêteté, la fidélité, le courage – sont bien plus proches qu’elles ne l’imaginaient, et qu’« au-delà des différences, il est possible d’apprendre à se connaître et à s’aimer ».

« Je ne cherche pas à faire un livre d’évangélisation, mais à proposer un récit où Dieu est présent en filigrane, sans jamais être imposé », explique l’autrice. Marquée dans son enfance par la lecture du « Voyage du petit pèlerin », qu’elle jugeait traumatisant et culpabilisant, Marie Ray souhaitait avant tout offrir à ses jeunes lecteurs « du plaisir et de l’aventure ». « C’est personnellement ce que j’attends d’un livre. Quand je lis un récit, je veux qu’il soit fun avec beaucoup d’aventures! »

Une série en devenir

Initialement conçu comme un récit autonome à destination des lecteurs dès 11 ans, le premier tome aura finalement une suite à la demande de son éditrice. Le deuxième tome est attendu pour septembre et un troisième sortira en avril 2027 !

Une autrice aux multiples facettes

Infirmière de formation, mère de trois enfants, Marie Ray est aussi conteuse, podcasteuse et conférencière. Passionnée par les histoires, elle intervient dans des écoles et bibliothèques, anime des podcasts et puise dans ses multiples activités pour nourrir son imaginaire. « Observer, s’intéresser à tout, lire sans cesse : c’est ce qui fait vivre l’écriture », résume la conteuse, pour qui une journée sans lecture est une journée perdue.