Le bénévolat, comme réponse à l’appel de Dieu

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L’engagement bénévole est souvent exigeant. Par exemple, les jeunes chrétiennes et chrétiens bénévoles, dans les camps du Grain de blé, doivent savoir se fatiguer et prendre des responsabilités. Mais cela les fait aussi grandir dans leur foi. [Cet article a d'abord été publié dans Vivre (www.vivre.ch), le journal de la Fédération romande d'Églises évangéliques.]

« Nous ne pouvons pas avoir les mêmes exigences avec les bénévoles qu’avec les employés, souligne Patrick Gasser, le directeur du Grain de blé Suisse et du Grain de blé International. Les bénévoles ne remplacent pas les salariés, mais ils sont complémentaires. » En Suisse, le Grain de blé organise chaque année une vingtaine de camps pour les enfants et les jeunes.

Quelque deux cent bénévoles s’engagent dans ces camps. Leur travail permet à l’organisation de proposer des camps à prix bas.

L’équipe d’encadrement d’un camp du Grain de blé est constituée de bénévoles, sous la supervision d’employés de l’organisation. Ces derniers garantissent un bon niveau de professionnalisme et transmettent la « culture d’entreprise » de l’organisation.

« Nos bénévoles ont moins d’expérience que nos collaborateurs, et nous n’avons pas les mêmes attentes à leur égard, explique Patrick Gasser. Nous les formons et les accompagnons, ce qui leur permet de découvrir et de développer les dons que Dieu leur a fait. Nous travaillons sur les dons et les ressources, plutôt que sur les tâches à accomplir. Il s’agit d’un investissement à long terme. »

Des attentes envers les bénévoles

Au Grain de blé, les exigences envers les bénévoles sont modulées en fonction de ce qu’ils sont en mesure de donner. Mais Patrick Gasser fait remarquer que l’organisation est relativement stricte et que ses attentes doivent être acceptées : « Si un bénévole arrive en retard à la rencontre de moniteurs, il aura droit à une remarque gentille, destinée à l’aider à se former.

En fait, la redevabilité dépend du cœur de chaque bénévole : certains sont prêts à donner, d’autres renonceront à s’engager dans d’autres camps. Et, si un bénévole revient pour s’engager dans un autre camp, c’est parce qu’il a été nourri, y compris dans sa relation avec Dieu. » L’engagement bénévole, au nom du Christ, dans une Église ou une organisation représente plus que du travail. Il touche aussi au discipulat, à la spiritualité chrétienne, aux valeurs chrétiennes, au projet de vie.

Paul le bénévole

À plusieurs reprises, durant ses voyages missionnaires, l’apôtre Paul a choisi de travailler et de gagner sa vie. Cela lui permettait de ne pas être financièrement dépendant d’une Église (2Thes 3.8). À Corinthe, par exemple, il s’est fait engager chez un fabricant de tentes (Ac 18.3). Quant à l’Église de Philippes, elle est probablement la seule à avoir eu la possibilité de participer financièrement aux besoins et au ministère de l’apôtre (Ph 4.10-18). Ceci s’explique par la relation de confiance forte que Paul entretenait avec cette communauté.

Ainsi, l’apôtre s’est régulièrement engagé bénévolement dans sont ministère. Et il s’est engagé suite à un appel impérieux de Dieu : « Lève-toi, tiens-toi debout. Car je te suis apparu pour que tu sois mon serviteur, pour témoigner aux hommes que tu m’as vu et leur dire ce que je te ferai encore voir par la suite. Je t’ai choisi du milieu du peuple juif et des non-Juifs, vers lesquels je t’envoie. Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés » (Ac 26.16-18).

L’exemple de Paul, et d’autres dans le Nouveau Testament, montre que le bénévolat selon Dieu consiste à répondre à un appel, à obéir, à travailler et, parfois, à peiner (Ac 9.16). L’appel de Dieu est premier. La question d’être payé, ou non, vient ensuite.