Niger : le sud-est du pays en état de guerre

mardi 17 février 2015

Après les attaques d’églises mi-janvier qui ont causé la mort de 10 personnes, le Niger doit faire face à une nouvelle crise : la menace de Boko Haram dans le sud-est du pays. « Aujourd’hui, une marche est organisée dans la capitale en soutien à l’armée », indique mardi 17 février à Niamey Steve Schmidt, directeur de l’ONG internationale SIM-Niger.

Par cette marche, la population veut créer un sentiment de soutien à l’armée qui doit résister au groupe islamiste Boko Haram notamment dans la ville de Diffa, proche de la frontière du Nigéria. Vendredi 13 février, des centaines de militaires nigériens y sont arrivés en renfort pour épauler les opérations multinationales contre la secte et participer au ratissage qui a débuté dans cette commune de 60'000 personnes, devenue depuis plusieurs jours la cible de Boko Haram. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans la région.

Deuxième crise majeure
Cette nouvelle crise suit de près les évènements qui ont secoué le pays mi-janvier. Des effets inattendus suite à la tuerie de Charlie Hebdo étaient survenus vendredi 16 et samedi 17 janvier au Niger : dix personnes avaient trouvé la mort et près de 200 personnes avaient été blessées dans la capitale de Niamey, et à Zinder, deuxième ville du pays. Suite à ces manifestations meurtrières contre la dernière une de Charlie Hebdo caricaturant Mahomet, le gouvernement nigérien avait décrété un deuil national de trois jours. Le site de Jeune Afrique avait estimé que ces violences pouvaient être mises en lien avec la proclamation du chef d’Etat du Niger, Mahamadou Issoufou, qui avait ouvertement déclaré : « Nous sommes tous Charlie », suite à la tuerie du 7 janvier survenue  à Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo. Cette prise de position avait provoqué un vent de colère parmi la population du pays qui est à 98% musulmane. Mahamadou Issoufou était l’un des six chefs d’Etat africains à participer à la marche républicaine du 11 janvier dans la capitale française. 

Le temps de la reconstruction
« Au total, plus de 70 églises ont subi des attaques lors de ces émeutes de janvier, dont 55 à Niamey, déclare Steve Schmidt, directeur de l’ONG internationale SIM-Niger. L’alliance des missions et Eglises évangéliques du Niger (AMEEN) dont nous sommes membres a constitué une commission spécifique pour gérer la crise. » L’Etat a promis de financer la reconstruction des bâtiments ecclésiaux. Mais en attendant, la SIM a déjà commencé à acheter des chaises et des tentes. « Ces évènements ont apporté une nouvelle unité parmi les Eglises », a ajouté Steve Schmidt, en soulignant se sentir personnellement encouragé.

Gabrielle Desarzens

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