Barabbas ou Jésus? Imaginez le verdict des urnes au pied du Calvaire

Procès Jésus

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Le pasteur Daniele Zagara revisite un moment décisif du procès de Jésus - celui où la foule de Jérusalem doit choisir entre Jésus et Barrabas - en transposant la scène à une campagne électorale de notre époque. Pourquoi le peuple a-t-il retourné sa veste et choisit de libérer le criminel plutôt que celui qui faisait le bien? Un récit original et éclairant!

Les confrontations se déroulent depuis quelques mois. Bien qu’ils ne soient jamais rencontrés et qu’aucun débat public n’ait jamais été organisé, les deux «candidats» mènent «une campagne électorale» sans précédent. Barabbas, leader extrémiste et radical, n’a pas de scrupules à faire appel à la violence, ni à inciter à la rébellion pour rétablir le royaume d’Israël et se débarrasser de l’emprise des autorités romaines. Et ainsi libérer son pays et la ville de Jérusalem.

Fils d’un père ou Fils du Père?

Barabbas, qui signifie en araméen «fils d’un père» est en compétition, sans le savoir, avec le «Fils du Père», Jésus le Messie. Celui-ci est un candidat hors du commun. Lui aussi prône la liberté, celle de l’esprit, celle qui affranchit du mal plutôt que des Romains ; il rejette la violence sous toutes ses formes. Lui aussi s’oppose à l’injustice et envisage un royaume indestructible, gouverné par son Père. Le jour de son arrestation, Barabbas a mis fin à sa propagande; il est maintenant en prison dans l’attente de sa mise à mort.

Jésus donné gagnant du « sondage »

Quelques jours plus tard, l’autre candidat est aussi arrêté. Barrabas et Jésus sont tous les deux emprisonnés et une consultation est lancée pour décider de leur sort. Qui d’entre eux sera libéré? Les « instituts de sondage » – en forçant l’imagination – se sont mobilisés. Jésus est donné pour gagnant, à 100 %. La foule le réclame comme son roi. Les intentions de vote le confirment: Jésus va gagner. D’ailleurs, il n’a fait que du bien à tous ses «électeurs et électrices», et l’écart avec Barabbas est écrasant. Jésus a apporté paix et bonheur, Barabbas conflits et violence. Jésus a donné guérison et délivrance, Barabbas souffrance et deuils. Jésus a donné la vie, Barabbas l’a ôté. Jésus est un homme juste, Barabbas est un criminel.

La foule manipulée

Maintenant, le moment est arrivé. Mesdames, Messieurs, on vote!

Le gouverneur prit la parole et leur dit : « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ?» Ils répondirent : « Barabbas. » Pilate répliqua : « Que ferai-je donc de Jésus qu’on appelle le Christ ?» Tous répondirent : « Qu’il soit crucifié!». « Mais quel mal a-t-il fait ?» dit le gouverneur. Ils crièrent encore plus fort : « Qu’il soit crucifié !» (Evangile de Matthieu 27, v. 21-23).

Les prévisions ont été déjouées. Jésus est condamné à mort, Barabbas est gracié et libéré. Consternation générale! Aucune voix contraire ne s’est élevée contre ce verdict. Un petit groupe de personnes — les guides spirituels et religieux — se montrent très enthousiaste du résultat. Ces personnes très attachées au pouvoir ont vu en Jésus une menace à leurs positions d’influenceurs.

« Les chefs des prêtres et les anciens persuadèrent la foule de demander Barabbas et de faire mourir Jésus » (Matthieu 27, v.20)

La foule a été manipulée. La condamnation de Jésus est la conséquence d’un abus spirituel!

Les raisons du retournement de veste

Dès la proclamation des résultats, les journalistes – toujours avec beaucoup d’imagination – ont enregistré différentes réactions. Ils ont écouté les raisons des attachés aux prophéties qui déclarent avoir voté contre Jésus pour soutenir l’accomplissement de la prophétie. « C’était un coup de pouce pour Dieu ». Puis les renieurs se disent consternés du résultat. Ils ont voté en faveur de Barrabas seulement pour pousser Jésus à affirmer son pouvoir et son autorité royale. Quelle tristesse, il n’a pas su saisir l’occasion!

Dans un communiqué de presse, les peureux déclarent avoir eu peur et demandent compréhension et bienveillance. « Nous avions pensé nous abstenir, mais nous avons craint que l’abstention soit considérée comme un vote contre, alors, par peur des autres, nous avons décidé de suivre la décision de la majorité. Les crieurs, de leur côté, se sont vite rendus disponibles pour partager leur position:

« Nous avons raison de croire que notre point de vue est plus correct que celui des autres. Pas besoin de dialogue ou de confrontations. Nous crions tellement fort que l’avis de l’autre est inaudible ». Même des experts de la question socio-culturelle ont pris la parole pour affirmer que toute décision doit être respectée, surtout lorsque la majorité est si large. Peu importe si la décision est injuste. C’est le peuple qui décide ce qui est juste.

Le verdict déjoué, Jésus a vaincu le mort!

En dépit d’innombrables sollicitations, seuls les amis de Jésus n’ont pas souhaité commenter le verdict ni répondre aux questions des journalistes. Ils enverront un communiqué de presse dans 50 jours, à la Pentecôte.

Trois jours après la mort de Jésus par crucifixion, étonnés et bouleversés, ils le retrouvent et l’accueillent vivant! Jésus est Ressuscité! Ils écoutent à nouveau sa voix les rassurer d’une intime paix, profonde et personnelle; les rassurer de sa présence spirituelle sans fin: « Je reviendrai! » leur a dit Jésus, et ses paroles les ont motivés et accompagnés comme elles nous accompagnent jusqu’à aujourd’hui….et le feront demain!