Alain Auderset publie une version colorisée de sa bande dessinée « Robi »

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La bande dessinée « Robi, pour les intimes », du bédéiste Alain Auderset, est rééditée en couleur, et sort de presse en avril 2026. Le passage du noir et blanc à la couleur transforme l’ouvrage et transmet de nouvelles émotions. À découvrir ou à redécouvrir sans tarder !

La bande dessinée d’Alain Auderset, « Robi, pour les intimes », est rééditée. Elle sort de presses au début avril 2026. À cette occasion, elle passe du noir et blanc à la couleur. Ainsi, l’œuvre à l’encre de Chine du dessinateur de Saint-Imier a été revisitée et transcendée par la coloriste Priscille De Prins.

L’idée d’apporter de la couleur à la bande dessinée a germé lorsque quelques dessins ont été colorisés en vue de la publication d’un calendrier. « Nous nous sommes rendu compte que c’est un véritable plus, souligne Alain Auderset. C’est un peu comme si on donnait une âme au dessin. Les couleurs aident beaucoup à créer une ambiance et à transmettre une émotion. »

Ainsi, c’est toute la bande dessinée qui a été colorisée. La couleur lui apporte une nouvelle dimension. Mieux que la seule encre noire, elle augmente la lisibilité des images, notamment au moyen d’effets d’éclairage qui conduisent le regard du lecteur. Celles et ceux qui ont lu la bande dessinée en noir et blanc vont vraiment la redécouvrir, grâce à la couleur.

La couleur, une affaire de spécialiste

Au fil des années, Priscille de Prins a fait de la colorisation sa spécialité, permettant à Alain Auderset de se concentrer plutôt sur le dessin et le scénario. « Ainsi, maintenant, je sais que l’œuvre sera meilleure si je la laisse faire », explique le dessinateur.
La bande dessinée « Robi, pour les intimes », Premier prix du Festival de la Bande dessinée chrétienne d’Angoulême en 2007, aborde notamment la question de la solitude de l’être humain, du sens de la vie, ainsi que de l’amour et de la présence de Dieu, capables de combler le vide existentiel. Elle s’adresse en priorité aux adolescents et aux jeunes adultes, mais saura également toucher les lectrices et les lecteurs plus jeunes ou plus âgés. « J’ai reçu un appel fort, brûlant, pour apporter l’Évangile aux jeunes et aux moins jeunes, souligne Alain Auderset. Beaucoup de personnes ne le connaissent pas, ou en ont une image faussée. »

La bande dessinée « Robi, pour les intimes » est disponible dès avril 2026 en librairie, ainsi que sur le site internet de l’Atelier Auderset : www.auderset.com. Alain Auderset a étudié à l’École des arts appliqués de la Chaux-de-Fonds. Il est notamment l’auteur de « Idées reçues », «Marcel», « Robi », « Willy Grunch », « Les souvenirs d’Azvaltya », « BD sans parole » et « La légende de Mi ».

* * *

Alain Auderset et Cyrille De Prins, « Robi, pour les intimes » (version colorisée), 70 pages, Éditions Atelier Auderset, Saint-Imier, www.auderset.com, 2026.

Contact : Alain Auderset, rue de la Malathe 14, 2610 Saint-Imier, Suisse, tél. +41 32 941 15 19, courriel : atelier@auderset.com.

Vidéo Youtube de présentation du livre : https://youtu.be/Tn9JC6y8kjc

Site internet de l’atelier Auderset : www.auderset.com

Site internet de Priscille de Prins : https://priscilledeprins.com

La naissance de « Robi, pour les intimes »

Le bédéiste Alain Auderset explique comment sa bande dessinée « Robi pour les intimes » est née, suite à une expérience spirituelle : « Lors d’un culte dans ma petite Église, à Saint-Imier, Jésus m’a demandé de le rejoindre dans une jolie petite maison située au sommet d’une colline. Il y avait là une cheminée dans laquelle crépitait doucement un feu chaleureux. Et j’ai dit à Jésus : ‘J’abandonne mon idée de m’en sortir sans toi, je rentre chez toi !’ Le lendemain, lors de ma ballade quotidienne en forêt, je me suis souvenu de l’histoire d’un robot que j’avais dessinée sur quatre pages. Alors, j’ai eu envie de reprendre cette histoire et de l’amplifier, afin d’en faire une bande dessinée ».

Robi est un robot, dans un monde de robots, qui découvre petit-à-petit qu’il n’est pas seul au monde, qu’il est plus qu’un numéro. Il découvre que son Créateur ne l’a pas oublié : il l’aime comme son propre fils. Robi découvre aussi que le vide qu’il ressent, et qu’il est incapable de combler lui-même, peut être rempli de la présence de son Créateur. « Je voulais que, après avoir lu ce livre, le lecteur se sente plus aimé qu’avant », explique Alain Auderset.

Le rêve de Priscille, la coloriste

« Si je travaille à l’atelier Auderset, c’est un peu grâce à la bande dessinée Robi », explique Priscille De Prins. Il y a 14 ans, après le lycée, la jeune femme entre à l'École supérieure d'art de Mulhouse. Mais elle découvre un milieu beaucoup moins porteur de sens qu’elle espérait : « Je me suis retrouvée face à des murs blancs, des objets vides de sens, des salles silencieuses et aseptisées, à écouter des labyrinthes de phrases menant nulle part. J’ai demandé à Dieu : ‘Pourquoi me veux-tu ici ? Ça n'apporte rien, l’art !’ »

En plein désarroi, Priscille tombe sur la bande dessinée « Robi ». Elle la lit et découvre de nouvelles perspectives : « Dieu me parlait directement au travers de cette bande dessinée. Il me disait qu’il prend soin de moi, que je suis précieuse pour lui et, au-delà de ça, que le dessin peut faire verser des larmes et changer des vies ! » Ainsi, Priscille découvre ce qu’elle veut faire : de la bande dessinée.

À la fin de l’année scolaire, durant ses vacances, Priscille effectue un stage à l’atelier Auderset. Puis elle demande à pouvoir rester un an en tant que bénévole. Et, quelques mois plus tard, elle colorie des dessins pour un calendrier : il s’agit de planches de Robi, la bande dessinée qui l’avaient tellement touchées. Trois cent septante heures de travail plus tard, Priscille a colorisé toute la bande dessinée.

« L’univers de Robi se situe dans une ville de métal, où tous les habitants sont des robots, souligne la jeune femme. On pourrait donc imaginer des ambiances de couleurs tournant autour du gris. Mais, j’ai préféré mettre l’accent sur les couleurs des émotions de Robi. Il y a des cases multicolores lorsqu’il fait la fête, du rouge et du violet quand il se sent menacé, des couleurs plus ternes quand il est déprimé... »

La coloriste commence par poser rapidement des couleurs sur les dessins à l’encre de Chine, afin de créer l’ambiance générale. Il lui arrive d’en préparer plusieurs versions différentes qu’elle montre à Alain Auderset. Après un temps de discussion, les couleurs définitives sont choisies et la colorisation peut être effectuée jusque dans les détails.

« Quand un dessin est colorié, c’est comme s’il recevait le souffle de vie en lui, s’enthousiasme Priscille. Je peux rendre une image triste ou joyeuse, juste par la couleur. » La jeune femme explique qu’elle peine parfois à exprimer ses sentiments. Grâce à la couleur, elle a l’impression de parler un langage au moyen duquel elle partage naturellement ce qu’elle ressent.