La Fête de la Lumière : une alternative chrétienne à Halloween

Vésuve

Partager cet article

Partager cet article

Publicité

Pavé SME 2025 - 300x200px - Former, c'est valoriser
À Froideville, Rachel Muhlethaler, membre de l’Église de la Colline (FREE), propose avec une équipe, une alternative à Halloween. La Fête de la Lumière veut offrir aux familles du village un moment de partage et de joie, tout en témoignant discrètement de la lumière de Christ.

Halloween approche et, comme chaque année, les chrétiens font face à un choix : participer à la fête, se terrer dans un coin en attendant que ça passe ou proposer une alternative pour apporter la lumière de Christ. Rachel Muhlethaler, membre de l’Église de la Colline (FREE), à Crissier, a choisi la troisième option en organisant la Fête de la Lumière dans son village.

Un événement qu’elle avait déjà mis sur pied pendant quatre années à Crissier, avant de déménager à Froideville, où se tiendra cette année la quatrième édition. « Nous voulons offrir aux habitants une fête qui apporte de la joie et du partage dans cette nuit ‘un peu glauque’. Nous voyons également cela comme une opportunité de resserrer les liens entre les familles chrétiennes de différentes confessions lors de l’organisation. Quelles que soient nos convictions, nous aimons le Seigneur et nous le servons ensemble », relève la mère de famille.

Une fête née à Crissier

Pour Rachel, tout a commencé à Crissier, dans la ferme où elle vivait avec sa famille. Elle y animait un programme des Fabricants de Joie, Minicell et Patacell, et faisait partie de « Mères en prière ».

« Deux ou trois familles étaient dans la foi, d’autres non. Nous voulions évangéliser et faire connaître l’amour de Dieu. À l’approche d’Halloween, nous ne savions pas quoi faire avec nos enfants. Avec ma famille, nous nous sommes dit : pourquoi ne pas témoigner de la lumière du Christ, durant cette nuit où l’on célèbre la peur et la mort ? » C’est ainsi qu’est née la Fête de la Lumière.

Soupe à la courge, mini-billard, et histoire chrétienne

Le 31 octobre, les habitants de Froideville seront donc invités à la fête. De 18h à 20h, une soupe à la courge sera offerte aux villageois, accompagnée de différents mets préparés par les bénévoles. « Grâce à plusieurs familles organisatrices, tout cela devient possible. »

À l’extérieur, de nombreux jeux seront proposés aux enfants : jeux de société sur des petites tables cosy, pêche aux canards, carambole, puissance 4 géant, baby-foot, petit théâtre…

À 19h, au centre œcuménique, place à une histoire biblique ou inspirée de valeurs chrétiennes. « Les trois dernières années, nous avons utilisé un kamishibai. Nous avons par exemple raconté l’histoire de Lazare, passé de la mort à la vie. Cette année, une conteuse se déplacera. »

Après l’histoire, les enfants recevront un petit souvenir, comme une bougie avec un message d’encouragement ou un verset, avant de découvrir une animation lumineuse : lanternes japonaises, « Vésuves » ou bulles éclairées. « L’année dernière, ma fille adolescente dansait sur Jesus, Light of the World, de Lauren Daigle, en fabriquant des bulles de savon que j’éclairais avec une lampe UV. »

Une fête qui rassemble

L’année passée, quelque 200 personnes étaient présentes. « Il y a chaque année plus de monde, dont beaucoup de non-chrétiens. Ils sont contents et nous remercient pour l’organisation », témoigne Rachel.

Une réussite qui tient aussi à la mobilisation des familles. Les enfants de Rachel, âgés de 6 à 16 ans, participent activement à la préparation. « Quand on prie pour cette fête et que les enfants reviennent avec la joie d’avoir offert une super soirée à leurs copains, ils n’ont plus tellement envie d’aller sonner aux portes pour demander des bonbons ! »

Pour résoudre ce dilemme, des paquets de friandises sont d’ailleurs prévus pour les enfants qui participent à l’organisation.

Au fil des éditions, la Fête de la Lumière a ainsi donné naissance à de belles rencontres, de riches échanges et de nouvelles amitiés. Mais la seule chose qui compte réellement pour l’équipe organisatrice est « de mettre Jésus au centre et le servir pleinement ».