Depuis toute petite, Maé Frei – du nom d’artiste Maé Fire – a la musique dans la peau. Ses parents se souviennent d’une fillette de deux ou trois ans reproduisant déjà des airs entendus, au xylophone, avec une étonnante justesse. Aujourd’hui, elle joue du violon depuis quatre années, chante, compose et réalise ses propres projets musicaux.
À 8 ans déjà, elle écrivait sa première chanson, « N’aie pas peur », disponible sur Spotify. Quatre ans plus tard, elle dévoile « J’ai confiance en toi », un titre né de son désir de partager sa foi avec les jeunes.
« Notre âge n’est pas un âge facile, confie-t-elle. Beaucoup de jeunes traversent des moments de doute, d’angoisse ou de peur. J’avais envie de leur dire qu’ils ne sont pas seuls à traverser cela et qu’ils peuvent se confier en Dieu. »
Inspirée par le Psaume 23 et l’image du berger qui guide et protège ses brebis, Maé a voulu écrire un chant qui rappelle qu’il existe un bon berger sur lequel s’appuyer.
Une année de travail
Ce nouveau titre est le fruit d’un travail réalisé sur plus d’une année. Une aventure qui lui a demandé beaucoup de détermination et qu’elle a coordonnée de A à Z : de la planification initiale à l’écriture des paroles, en passant par la composition de la mélodie, le choix de l’arrangement réalisé à l’aide de l’intelligence artificielle, jusqu’aux séances d’enregistrement en studio, au mixage et à la stratégie de diffusion.
« Le plus difficile a été de garder la motivation jusqu’au bout, reconnaît-elle. Mais j’ai appris qu’il faut de la persévérance. J’ai aussi bénéficié de l’avis de professionnels qui m’ont aidée à progresser grâce à leurs critiques. »
Si les séances d’enregistrement restent parfois impressionnantes, elles font aussi partie de ses meilleurs souvenirs.
« C’était un peu stressant parce que tout le monde me regardait, mais c’est une expérience vraiment intéressante. »
De la musique sur quatre générations
La musique est une histoire de famille qui se transmet depuis quatre générations du côté maternel. L’arrière-grand-mère de Maé chantait déjà, tout comme sa grand-mère, Judith Schnegg, auteure de plusieurs chants figurant dans le recueil JEM. Sa maman, Yaëlle Frei, compose et chante au sein du Jurassic Praise Band, qui anime chaque mois des soirées de louange à Reconvilier.
Cette année, les organisateurs du Back’Up Festival à Tavannes ont invité la famille de Maé à chanter.
« Quatre générations se sont réunies sur scène : l’arrière-grand-maman, la grand-maman, Yaëlle et Maé », raconte Nicolas Frei, son papa.
Impliquée dans la louange
Pour la jeune fille, appartenir à cette lignée de musiciens est à la fois un privilège et une responsabilité. « C’est un héritage à honorer », dit-elle avec maturité. Ses parents essaient de lui trouver des opportunités pour se développer et avoir des projets motivants.
« Ma femme intègre beaucoup les enfants à la louange, et Maé est toujours enthousiaste pour chanter, souligne Nicolas Frei. »
Et l’avenir ? Maé rêve de toucher davantage de personnes grâce à sa musique, sans forcément en faire son métier. Son autre passion pourrait bien la conduire vers le journalisme.