Rencontre générale à Échallens : bienvenue à la Climbing Church ! 

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La Rencontre générale du 25 avril 2026 a été marquée par l’entrée de l’Église évangélique « Climbing Church » dans la FREE. La rencontre a aussi permis de partager quelques nouvelles et quelques statistiques intéressantes.

Lors de la dernière Rencontre générale de la FREE, le 25 avril 2026 à Échallens, les 66 délégués de nos Églises ont eu la joie d’accueillir une nouvelle communauté dans la fédération. Il s’agit de la Climbing Church (« Église grimpante » | www.climbingchurch.ch), dont le quartier général est la salle d’escalade « Gecko » (geckoescalade.ch), à Sottens. La petite communauté est formée essentiellement de personnes passionnées par ce sport.

Cette Église « missionnelle » permet à un groupe de chrétiens de se retrouver pour pratiquer leur sport favori, tout en accueillant et côtoyant des grimpeurs sans liens particuliers avec la foi. « Nous allons partout en Suisse romande, à l’extérieur ou en salle d’escalade, explique Nicolas Rouge, le président de la communauté. L’Église n’est pas attachée à un lieu. En effet, les grimpeurs sont à l’extérieur le dimanche, et il y en a pas mal qui sont curieux en ce qui concerne la foi. »

La communauté ne propose pas de cultes sur les lieux d’escalade. Par contre, elle exprime sa foi lors de temps de partage, de rencontres dans les maisons, de camps et de week-ends, de rencontres pour les enfants… « Une Église missionnelle comme la nôtre vise plus à connecter les gens à Jésus-Christ qu’à la communauté », précise Nicolas Rouge.

Et les sous, dans tout cela ?

Sur le plan financier, « la FREE est solvable et solide », fait remarquer Erwin Leither, son trésorier. Celle-ci a bouclé son exercice comptable 2025 avec un résultat positif de 2935 francs, alors que le budget prévoyait un déficit de 5459 francs. Cela dit, son budget total était, cette année encore, en légère baisse.

Ces bons chiffres sont largement dus à une discipline budgétaire qui vise à définir des priorités, puis à concentrer les moyens financiers sur ces priorités : la relève des ministères, l’entraide, la revitalisation des Églises, la mission, la communication. Mais, il semble aussi que la baisse régulière des contributions des Églises, visible depuis de nombreuses années, soit en train de s’arrêter. Ceci indique peut-être que les ressources de la FREE vont se stabiliser.

La parole aux responsable

L’équipe qui conduit la FREE est constituée d’un directeur et de plusieurs « responsables de cercles » – c’est-à-dire des responsables de secteurs d’activités. Ceux-ci ont donné quelques nouvelles concernant la marche de la fédération.

Sébastien Demierre, le directeur de la FREE, est revenu sur la journée de la FREE : celle du 7 mars dernier qui a réuni 126 personnes exerçant une responsabilité dans la FREE et dans nos Églises ; celle du 6 mars 2027 durant laquelle les 20 ans de la FREE et les 50 ans du Service de missions et d’entraide (SME) seront fêtés.

En particulier, Sébastien Demierre a mentionné quelques chiffres à propos de la FREE, transmis au Réseau évangélique suisse (RES) afin d’établir des statistiques. Ainsi, il ressort que la FREE compte 52 Églises locales, qu’elle rassemble 4500 personnes dans les cultes dominicaux, qu’elle touche 8000 personnes, notamment grâce aux cultes online, et qu’elle totalise 365 groupes de maisons. Au cours de ces quatre dernières années, près de 600 baptêmes ont été administrés.

Philippe Eon Duval, responsable du « Cercle communication » a mentionné la rénovation du site internet lafree.ch. Il a également rappelé que l’équipe de rédaction des médias de la FREE est constituée de cinq personnes, dont plusieurs bénévoles, et que cette équipe est à la recherche de forces supplémentaires.

Didier Suter, responsable du Cercle accompagnement des Églises a présenté un projet nommé « Incubateur ». Il s’agit de rassembler des personnes « visionnaires », intéressées à discerner l’avenir de la fédération et de nos communautés.

Nirine Jonah, responsable du « Cercle théologie, pastorale et éthique » a fait le point à propos du travail entrepris afin de prévenir les abus. Il a notamment mentionné la formation qui est donnée actuellement aux Églises signataires de la charte « Engagement pour le respect de l’intégrité de l’être humain », et qui concerne les violences conjugales.

Philippe Bury, responsable du « Cercle mission » et secrétaire général du SME, a rappelé les responsabilités différentes et complémentaires de ces deux organisations : d’une part la mission, la proclamation de l’Évangile, d’autre part l’aide au développement, l’amour de Dieu manifesté concrètement. « Les fonds qui nous permettent de mener nos projets proviennent à environ 40 % de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et à 60 % de donateurs privés, souligne Anne-Claude Jonah, la présidente du conseil d’administration du SME. 2025 a été une année difficile sur le plan financier. »

Des envoyés du SME et de la FREE affrontent deux situations d’urgence en ce moment : les dégâts causés par un cyclone, en février, à Madagascar et la guerre au Liban. Le SME n’est plus engagé financièrement dans le centre d’éducation Tahaddi, à Beyrouth. Mais une collecte a tout de même permis d’envoyer quelque 30’000 francs et de distribuer des matelas, des couvertures, de la nourriture et des accompagnements socio-psychologiques.

Nouvelles brèves

La FREE s’offre un petit lifting. La « raison d’être » de la FREE a été légèrement modifiée. Le verbe « favoriser », employé deux fois, est remplacé par « encourager » et « stimuler ». Désormais, le texte est le suivant : « Être au service des Églises de la FREE pour soutenir leur développement, assurer les activités dépassant leur cadre usuel, encourager le lien entre les Églises membres, les représenter auprès d'autres organisations et stimuler le partage de l'amour de Jésus-Christ à l'interne comme à l'externe de nos Églises ». Quant à la « vision » de la FREE, elle est également modifiée par l’ajout d’un féminin : « Ensemble pour partager l’amour de Jésus-Christ avec chacune et chacun ».

Église évangélique de Reconvilier. Après le décès soudain de son pasteur, il y a quelques mois, la communauté a décidé de vivre une période de transition. Afin de l’aider à se tourner vers l’avenir, elle bénéficiera de l’accompagnement de deux personnes à temps partiel.

Église évangélique L’Abri, à La Neuveville. L’un des pasteurs quittera la communauté pour apporter de l’aide dans l’Église de Reconvilier. La communauté cherche donc une nouvelle pasteure ou un nouveau pasteur pour rejoindre l’équipe. Il s’agirait de reprendre le secteur de la jeunesse et de développer l’engagement missionnel de l’Église.

Église évangélique de Châble-Croix, à Aigle. Le pasteur Gilles Geiser quittera son poste à la fin 2026 pour prendre d’autres responsabilités. L’Église cherche donc une pasteure ou un pasteur à temps plein ou partiel pour rejoindre l’équipe déjà en place. Elle cherche aussi une assistante pastorale ou un assistant pastoral.

Église évangélique La Fraternelle, à Nyon. La communauté s’apprête à fêter ses 200 ans en 2027.

Église évangélique de Renens. La communauté n’a actuellement pas de locaux, et pas de solution en vue. Elle prie afin de trouver plus de stabilité dans ce domaine.

Église évangélique de Meyrin. Dès le mois d’août, en collaboration avec paroisses catholique et réformée du lieu, la communauté proposera un cours Alpha.

Église évangélique de Clos-Riant, à Château-d’Oex. L’Église a engagé une jeune femme de la communauté pour un stage pastorale de trois mois.