L’Equipe Prière et Discernement publie une brève évaluation du mouvement Bethel (Californie)

L’Equipe Prière et Discernement rassemble des responsables d’Eglises tant réformées qu’évangéliques. Depuis de nombreuses années, ses membres suivent, agissent et prient pour l’évolution des milieux évangéliques romands. Alertés par certaines crispations autour du mouvement Bethel en Californie, ils viennent de publier une évaluation de certains aspects contestés de sa théologie et de sa pratique.

Par La FREE | le jeudi, 06 avril 2017

L’Equipe Prière et Discernement (EPD) a accepté de confier à lafree.ch sa prise de position à l’endroit du mouvement Bethel et d’ouvrir sur ce site la discussion autour de cette prise de position. L’EPD ne va pas réagir à toutes les remarques, mais se permettra, le moment venu, certaines interventions.

Ce document est à découvrir ci-dessous. Il est aussi téléchargeable ici.


Brève évaluation générale de l'Equipe Prière et Discernement au sujet des sévères critiques émises sur les leaders et les écrits des responsables de Bethel Church

 
(6 mars 2017)
Pierre Amey, Jean-Pierre Besse, Jean-Marc Bigler, Tom Bloomer, Guy Chautems, Philippe Decorvet et Ernest Geiser

 

Certaines appréciations critiques nous sont parvenues au sujet des enseignements et de la pratique de l'église Bethel à Redding (Californie) qui a suscité une attraction notable ces dernières années dans des milieux engagés. Un membre de notre équipe en avait été alarmé et nous a transmis certains extraits provenant notamment de milieux suisses.

Certains d'entre nous qui ont lu plusieurs livres ou entendu certains enseignements sur vidéos ou de vive voix par les orateurs de l'église Bethel, en ont reçu des bénédictions certaines et ont donc été surpris puisque leur impression générale était assez largement favorable (malgré certaines réserves). En outre, des témoignages de parents ou d'amis revenant de plusieurs mois, voire d'années, de séjours dans cette communauté sont rentrés en Suisse bénis, rayonnants et stimulés dans leur croissance spirituelle.

Précisons d’emblée que l’opinion exprimée dans ce document n’est pas forcément définitive mais peut évoluer au fil du temps pour deux raisons :
La première est que nous ne saurions être exhaustifs parce que nous n’avons pas lu toutes les publications de l’église Bethel à Redding, ni tout vu ou tout entendu. Nous nous prononçons sur ce que nous connaissons à partir de plusieurs ouvrages de base ou de témoignages qui nous paraissent crédibles.
La seconde, c’est que des enseignements, des pratiques et tendances comme celles exprimées à Bethel et ailleurs peuvent évoluer dans un sens ou dans l’autre, ce qui pourrait modifier notre position suivant la direction prise ultérieurement.

Un exemple : la question du rôle que l’Eglise ou qu’une église particulière peut ou devrait jouer dans les affaires du monde, notamment en politique, par rapport à la réalité du Royaume de Dieu et de l’avènement de Jésus comme Messie. Ce rôle fait débat actuellement dans le monde évangélique (comme chez les catholiques) à l’heure où émergent de nouveaux pouvoirs, comme aux Etats-Unis, ou certains courants politico-religieux comme en Suisse et en d’autres pays. Sur ce plan, nous devons « veiller au grain » car il est facile de dériver vers un messianisme d’origine terrestre, soit par euphorie naïve ou idéologique, soit par frustration en quête de sauveurs providentiels, soit par nostalgie de la vieille chrétienté « constantinienne » et pire « théodosienne » (l’empereur Théodose obligea les citoyens de l’Empire à devenir chrétiens, ce qui est totalement contraire à ce que le Seigneur a voulu et veut !). Dans la foison de tendances actuelles, il est difficile de dire comment le mouvement évangélique va se comporter, spécialement aux Etats-Unis. Après cette parenthèse, reprenons le fil.

Une des critiques qui est revenue souvent et qui a fait à juste titre scandale dans bien des milieux chrétiens est la pratique consistant à espérer s'approprier l'onction d'hommes et de femmes de réveil du passé en se couchant sur leur tombe. Il est évident qu'une telle pratique ne saurait être approuvée, alors que divers passages de l'Ecriture demandent à Israël de se tenir à distance de tout ce qui pourrait faire croire ou conduire à une communication malsaine avec la mort et les morts, même « saints ». Ce genre de pratiques semble être le fait de l'épouse de Bill Johnson et de certains étudiants de l'école de formation de Bethel. Or ces pratiques ont été récusées par la direction de cette église (mais peut-être pas suffisamment dénoncée sur les réseaux sociaux ?).

Ceux et celles qui se sont livrés à ces pratiques avaient certes de bonnes intentions, mais les justifications qu'ils cherchaient dans la Bible (notamment l'épisode d'un cadavre jeté précipitamment dans la tombe du prophète Elisée et qui reprend vie) ne tiennent pas la route à l'examen. De toute façon, nous considérons cette affaire comme close, puisqu'elle a été dénoncée comme un exemple à ne pas suivre par les ministres de cette église. Ceux de nos connaissances qui y ont séjourné n'en ont d'ailleurs pas entendu parler sur place.

Quant aux critiques qui nous sont parvenues des enseignements de Bethel, même si elles comportent parfois des aspects justifiés, elles portent sur des points secondaires, comme on en trouverait dans n'importe quelles communautés ou mouvements. Il n'y a pas lieu de parler d'hérésie ou de dérives graves, ou alors il faut appliquer à son propre ministère et à sa propre église la même mesure de jugements de détail et s'humilier plutôt soi-même à l’aune du Fils de l’Homme !

Ces critiques sont souvent hors contexte et hors une écoute profonde et ouverte de ce qui est dit ! Nous n'allons pas les examiner chacune, ce serait fastidieux, long et bien souvent inutile. Nous en retiendrons cependant quatre qui touchent des points importants.

Premièrement, le reproche que les responsables de Bethel « dépassent » l'Ecriture en encourageant les croyants à prendre la liberté d'écouter l'Esprit Saint « hors cadre ». Nous n'avons ni lu ni entendu que ces hommes aient nié en quoi que ce soit l'autorité normative de la Bible et sa valeur de boussole pour une direction sûre ou de critère absolu pour différencier les esprits de mensonge et l'Esprit de vérité. Nous y avons perçu plutôt un encouragement à ne pas s'enfermer dans « la lettre » (à ne pas confondre avec l'A.T. !) mais à lire l'Ecriture comme une base de liberté, de créativité et de foi que permet le nouveau régime de l'Esprit Saint dans les défis d'aujourd'hui, notamment une évangélisation qui ait un impact public (Rm 7.6, 2Co 3.14-17).

Deuxièmement, la divinité de Jésus soi-disant contestée par Johnson et Vallotton. Ces hommes ne disent pas que Jésus n'est pas le Fils de Dieu et que son origine ne serait pas dans le Dieu révélé à Israël ! Il y a un malentendu. L'enseignement de Bethel consiste à montrer, conformément à Phil 2.5-11 et Jean 5.19-20, que le Fils, en s'incarnant dans notre condition humaine, a renoncé volontairement à tout privilège préalablement acquis, qui lui aurait donné des avantages d'ordre magique par rapport à l'ensemble des humains. Bien que sans la tare du péché dans lequel il n'est jamais tombé, Jésus n'a pas triché avec nous mais il s'est identifié à notre condition d'esclaves. Si Jésus a pu accomplir des œuvres « que nul autre n'a faites » (Jn 15.24), c'est en raison de sa communion constante avec le Père, communion qui se traduisait par une obéissance parfaite à sa volonté à chaque instant (qui se manifestera au final dans le sacrifice unique et parfait de sa mort volontairement acceptée pour la rédemption des pécheurs). Les auteurs soupçonnés à tort de nier la divinité du Christ, s'attachent à montrer que l'exemple de Jésus dans l’abaissement de sa condition humaine est la base sur laquelle peut s’appuyer la foi de ceux qui veulent rendre un témoignage efficace. Quand ils sont nés de Dieu, les disciples de Jésus deviennent capables de progresser dans les voies et dans les œuvres de Jésus. Jésus n'a pas renoncé à sa divinité mais bien à un usage indépendant de la puissance divine pour sa propre gloire, ce qui aurait fait de lui un superman impossible à rejoindre ! Voilà ce que nous discernons dans l’enseignement fécond de ces auteurs.

Troisièmement, le « dominionisme »
Il semble qu’il faille comprendre cette expression comme la tentation pour certaines parties de l’Eglise, de vouloir retrouver une position dominante de pouvoir (lié à l’Etat) au nom du Royaume de Dieu, sous une forme rajeunie (cf. le concept non biblique de « nations chrétiennes »).
On se demande pourquoi certains critiquent Vallotton alors qu’il s’appuie sur l’apôtre Paul : « Nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes » et, « Dieu a tout mis sous ses pieds et l'a donné comme chef suprême à l'Eglise qui est son Corps » (Eph 1.20-21). La communauté de Jésus ne fait-elle pas partie des « pieds » du Seigneur ? Nous le pensons. Si nous sommes assis avec Lui (position d'autorité), nous pouvons donc aussi exercer l'autorité spirituelle du Seigneur sur les puissances et dominateurs des ténèbres (Eph 6.12; Luc 10.19-20). Prenons simplement garde de ne pas confondre l’autorité sur les esprits déchus avec le pouvoir sur les êtres humains, pouvoir que Jésus n’a jamais accordé à son Eglise ! Exercer l’autorité n’est pas exercer un pouvoir sur les hommes. Et l’autorité s’apprend avec les années en exerçant notre humilité, en grandissant dans la sanctification. C’est peut-être sur ce point-là que le risque de glissement de l’équipe de Bill Johnson est le plus réel. Mais nous ne croyons pas qu’un tel glissement a déjà eu lieu. Il n’est qu’une tentation, prions que celle-ci n’aboutisse pas.

Quatrièmement : guérison et prospérité acquises à la croix. Nous sommes en accord sur un point, quand cette critique conteste l'affirmation, souvent sans nuances, que la rédemption nous libère de la pauvreté au même titre que du péché et de la maladie assumés à la croix. Si cette affirmation peut se vérifier sur le long terme et dans un contexte collectif de progrès social, elle ne peut être mise au même niveau que le pardon des péchés qui, lui, est immédiat. L'affranchissement de la misère et l'accès à l'espérance de la prospérité sont bien un des effets secondaires de la libération en Christ, mais il faut l'entendre davantage de l'homme intérieur qui devient « riche en Christ », que de la condition économique ou sociale extérieure, qui dépend beaucoup de l’environnement (un environnement soit encore peu marqué par la Parole de Dieu, soit au contraire largement au bénéfice des effets de cette Parole reçue comme aux Etats-Unis, en Suisse, en Scandinavie, etc.).

Bill Johnson aurait affirmé que dans le régime de la Nouvelle Alliance, « il n’est plus nécessaire de souffrir puisque nous avons tout en Christ ». Reconnaissons que c’est plus facile à dire depuis la Californie que depuis les bas-fonds de Calcutta ou de Kinshasa. Faut-il rappeler l’affirmation de l’apôtre qui dit : « C’est par beaucoup de tribulations que nous entrons dans le Royaume de Dieu » (Ac 14.22) ? Ou encore : « Nous portons toujours dans notre corps la mort de Jésus afin que la vie de Jésus se manifeste (aussi) dans notre corps » (2Co 4.10-11) ! En tout cas Jésus et ses apôtres, sans être nécessairement des pauvres, n’étaient pas des riches non plus (au sens financier et possessif).

La même remarque pourrait s'appliquer dans une mesure nettement moindre à la maladie. Par exemple, certains enseignements oraux de Bethel ont prétendu que « ceux qui prêchent un Dieu qui permet parfois la maladie sont les prédicateurs d'un autre Evangile » (nous ne l'avons pas lu nous-mêmes). Nous serions alors en opposition avec une telle affirmation. Il y a certaines maladies qui sont des conséquences de désobéissances et d'autres qui sont temporairement des mises à l'épreuve de la foi permises par Dieu. Il serait vraiment léger de dire que tout non-exaucement de prière pour la guérison serait le fait de l’incrédulité des intercesseurs ou d’une fausse théologie ! Il est bien connu que même ceux qui ont un don manifeste de guérison ont parfois des malades non guéris, même dans leur propre famille. En revanche, les arguments avancés par les opposants pour mettre de côté l’immense promesse de Jean 14.12 tiennent clairement de la mauvaise foi ! La volonté, à Bethel, de chercher et de maintenir un bon niveau de signes surnaturels liés au nom de Jésus par les dons de l'Esprit n'a rien de malsain en soi, au contraire, pourvu qu’on le subordonne à l’appel à changer de vie par la foi en Christ ! Il faut simplement veiller à ne pas séparer les guérisons de l'annonce du salut et refuser les débordements et exagérations charnels dus à l'excitation exaltée et éviter les proclamations de guérisons sans vérifications médicales.

En résumé, l'aspect des critiques émises qui semble le plus valable est le danger de ne mettre en avant que l'aspect triomphant du témoignage et presque jamais son côté tragique avec des persécutions à la clé, l'échec apparent de la Communauté de Jésus-Christ dans sa mission. Mentionnons aussi la croyance discutable que les nations peuvent devenir dans leur entièreté « des disciples » avant le retour du Seigneur Jésus en gloire. Certes Mat 28.19 emploie cette expression, mais il faut la lire dans le contexte général de la Bible et de l'Apocalypse qui parle aussi de la persécution des élus par la Babylone apostate qui se met en place. N’oublions pas ce que dit saint Paul de la communion aux souffrances du Christ, y compris de ses échecs apparents aux yeux du monde (Phil 3.10). Là, un glissement est possible à Bethel comme dans d’autres milieux, mais rien de plus jusqu'à maintenant ! Si un jour ce devait être le cas, c'est alors qu'il faudrait le dire fraternellement à ses responsables. Mais pour l'heure, prions plutôt pour les églises en pointe comme Bethel ! Ce sera préférable !

Terminons ce quatrième point par une note assez humoristique : un auteur de ces critiques termine celles-ci (du moins sur les feuilles à notre disposition) avec une citation de Bill Johnson tiré de son livre bien connu When Heavens invade Earth. L’auteur critique, curieusement, ne réfute pas cette déclaration qui rend pourtant très clair le pourquoi de la position de Johnson ! Nous la citons en anglais : « While He is 100% God, Jesus chose to live with the same limitations that man would face once he was redeemed. He made that point over and over again. Jesus became the model for all who would embrace the invitation to invade the impossible in His Name. He performed miracles, wonders and signs as a man in right relationship to God... not as God. If He performed miracles because He was God, then He would be unattainable for us. But if He did them as a man, I am responsible to pursue His lifestyle. » Comment ne pas être d'accord ?

Les enseignants de Bethel mettent donc en évidence la richesse de l'héritage que nous avons en Christ qui, du Ciel, désire voir son Corps sur la terre s'en approprier le plus possible par l'action très concrète du Saint-Esprit. Cette accentuation nous paraît bonne. D'où l'expression qu'ils affectionnent : faire descendre le Ciel sur la terre ! N'est-ce pas la troisième demande du Notre Père ? Cette appropriation anticipée de la gloire et de la puissance messianiques devrait nous guérir d'une mentalité qui se laisse intimider par le monde, d'un « profil bas » entretenu par une « humilité » souvent plus « religieuse » et artificielle que réellement spirituelle. Les conséquences en sont un manque de rayonnement dans nos relations avec les milieux culturels et politiques.
Il faut donc mettre les critiques en balance avec les aspects très positifs du ministère de Bethel. Il n'y a pas de doute qu'à côté de signes miraculeux conformes à ceux du Nouveau Testament, de bons fruits sont produits, reconnus par les autorités de la ville, de divers milieux défavorisés et de ceux et celles qui ont suivi une formation spirituelle dans cette église.

Donc, nous admettons que les livres de Bill Johson, de Chris Valotton et de Dany Silk (pour citer ceux que nous avons lus) ne sont pas toujours exempts de dangers potentiels secondaires, mais un peu de paille ne doit pas nous rendre aveugles sur le bon grain. Si ces auteurs n'insistent pas constamment sur les fondements les plus classiques et bien connus de la foi chrétienne (considérés comme acquis), c'est parce qu’ils mettent en évidence des domaines de révélations qui n'avaient pas encore ou guère été perçus jusque-là, ou alors négligés. Ils les mettent en valeur à cause des défis de l'époque tourmentée que nous vivons.

Que ce réajustement ait parfois certains accents provocateurs nous semble provenir du désir de produire un choc salutaire dans la mentalité de repliement religieux ou la recherche égocentrique de sensations confortables au niveau individuel. Il y a aussi, dans ce réajustement, la volonté de voir les communautés s'affranchir d'une vision de l'Histoire qui ne garde que l'aspect « pessimiste », avec comme horizon principal l'apostasie annoncée pour les derniers temps, mais qui néglige le réveil de la Jérusalem-Epouse qui se prépare pour le Messie-Epoux ! Celle-ci est appelée à se livrer à l'action de l'Esprit pour exercer l’autorité qu’elle tient de Dieu dans ses relations avec le monde. L'Eglise véritable ne doit-elle pas être le sel de la terre et paraître glorieuse, sans tache ni ride pour les Noces de l'Agneau (Eph 5.27) ?

Du côté de nos églises européennes, au témoignage généralement assez faible, il nous faut veiller à ne pas pratiquer la critique pointilleuse et secrètement hostile que Jésus reprochait aux scribes, spécialistes de la Loi et pharisiens qui, selon ses dires, « retiennent au filtre le moucheron et avalent le chameau » (Mat 23.24). Recevons plutôt ce qui est à prendre : les potentialités royales que le Père nous demande de faire nôtres et de faire valoir pour le salut du monde et le témoignage efficace d’une Eglise libérée de sa captivité (1Pi 2.9-10 et Eph 3.14-21) ! Recevons avec joie le fort accent sur la « culture de l'honneur » qui ouvre un avenir pour notre prochain, captif de son péché et de notre jugement. Reconnaissons une culture qui tient compte de la « grâce générale » accordée par le Père à l'humanité (Noé), donc aussi en dehors de nos rangs de croyants. Ayons une vision qui n'est pas que pessimiste sur le monde, mais qui s'ouvre aussi sur l'espérance de victoires, même si celles-ci ne seront encore que partielles et provisoires, celles qui précèdent la grande Victoire définitive du Fils de l'homme venant sur les nuées. Elles répondent à l'appel « Préparez la route du Seigneur ! », « Examinez toutes choses et retenez ce qui est bon », à la lumière de la Bible dont Jésus est la Parole incarnée (1Th 5.21).

8 réactions

  • Schnegg Judith vendredi, 07 avril 2017 15:01

    Voilà un article constructif et qui donne beaucoup de liberté à prendre ou à laisser, selon nos sensibilités à tous. Bravo !

  • Claude Bonjour vendredi, 07 avril 2017 19:01

    Très bon article, bon équilibre. J'ai suivi BSSM pendant 3 ans, ai été bien rafraichi et encourage. Bethel a été mon église depuis 2010. J'ai beaucoup reçu de Bill Johnson et Kris Vallotton et d'autres bien sur.

  • Claude A Bonjour vendredi, 07 avril 2017 19:05

    Très bon article, bon équilibre. J'ai suivi BSSM pendant 3 ans, ai beaucoup reçu et ai été rafraichi. Les predications de Bill Johnson et Kris Vallotton sont saines. J'ai aussi fait beaucoup de traductions des conferences ici a Bethel et aussi du Pod Cast.

  • Inigo Borges jeudi, 13 avril 2017 13:54

    Merci pour cette mise au point.

    Concernant le dominionisme, vous écrivez qu'il faut comprendre cette expression comme: «la tentation pour certaines parties de l’Eglise, de vouloir retrouver une position dominante de pouvoir (lié à l’Etat) au nom du Royaume de Dieu, sous une forme rajeunie (cf. le concept non biblique de « nations chrétiennes »)».

    Et, plus loin, vous signalez: «C’est peut-être sur ce point-là que le risque de glissement de l’équipe de Bill Johnson est le plus réel. Mais nous ne croyons pas qu’un tel glissement a déjà eu lieu. Il n’est qu’une tentation, prions que celle-ci n’aboutisse pas.»

    Or, si on tape sur Google «Kris Vallotton» et «dominion», on tombe sur ceci:

    http://krisvallotton.com/dominion-theology/

    http://podcasts.ibethel.org/en/podcasts/god-government-and-prosperity

    Il s'agit de messages prêchés en 2016. Le paragraphe explicatif du second lien dit ceci: «Toute l'autorité sur le Ciel et la Terre a été donnée à Jésus. Il a pris les clés de la domination sur la terre du diable afin que nous puissions nous associer à lui pour dominer le monde, en faisant des villes et des nations des disciples. Dans ce message opportun, Kris Vallotton partage la nature du gouvernement et du Royaume de Dieu et comment nous, en tant que fils et filles, pouvons catalyser l'élan du Royaume comme la lumière du monde.»

    Le «glissement» semble bel et bien avoir déjà eu lieu...

  • Compaoré jeudi, 13 avril 2017 15:14

    Un GRAND MERCI à Gabrielle et à l'équipe de la radio pour avoir osé aborder la thématique sur le mouvement Bethel. J'ai trouvé le reportage bien fait, équilibré entre les différents points de vue. Pourtant, je regrette qu'il n'y ait pas eu de dialogue entre les intervenants, par ex entre Mr Gonzalez et Mr Juvet ou Mr Besse. Cette absence de dialogue me laisse perplexe et je le regrette. Je me dis que malgré tout, c'est bien difficile d'exprimer nos opinions différentes, voire nos différents et de rester en lien en Christ. Mais peut-être que ce blog le permettra ? Amitié

  • Carrel jeudi, 13 avril 2017 15:29

    Merci à Inigo pour ce commentaire stimulant. Il me semble que nous avons eu un débat semblable en 2014 lors de l'annonce de la venue de Lou Engle en Suisse romande. Ce discours politique très conquérant de certains évangéliques américains anticipe le règne du Christ, en laissant tomber le « pas encore » de cette réalité.
    Dans ce débat, la lecture de Timothy Keller et le compte rendu qui en est fait sur lafree.ch peut nous aider grandement : http://lafree.ch/eglise/mieux-comprendre-notre-relation-a-la-culture-et-a-la-societe-grace-a-timothy-keller
    Toutes les positions qui s'éloignent du centre du schéma – à découvrir dans cet article ! – se révèlent infidèles à l'Evangile. Parce que Jésus face au pouvoir ou à la culture joue à la fois le contre-pouvoir (le service, la non-violence), la critique, la collaboration... et peut-être même l'exercice !
    A ces frères américains, il importe de rappeler la complexité du donné biblique dans ce domaine ! Et de ne pas se laisser séduire par un enthousiasme malvenu. Pour les plus vieux d’entre nous, rappelons-nous les emballements de certains en fin de siècle dernier sur l’avenir des évangéliques en Suisse romande ! Mobiliser les pasteurs et les membres des Eglises, c’est bien ! Ça fait partie de la communication ! Mais pas avec des fantasmes qui relèvent plus du désir de toute puissance que d’une authentique écoute du Seigneur !
    Serge Carrel
    Pasteur et journaliste

  • Inigo Borges jeudi, 13 avril 2017 17:04

    Merci à Serge pour cette mise en perspective et le lien très intéressant à propos du livre de Timothy Keller. Sa carte est assez fascinante et elle mérite discussion. Une perspective qui montre une belle diversité!

  • AldoROSSINI lundi, 24 avril 2017 15:26

    J'ai assisté à un séminaire à Oron où Dany SILK était l'un des orateurs. Sur mes gardes, car j'avais entendu des préjugés négatifs contre Bethel Church, je n'ai rien discerné d'hérétique dans son enseignement.
    Aldo Rossini

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