Ne plus afficher ce bloc
Pour vous inscrire à notre mailing list, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous. La FREE s'engage à conserver ces emails pour son seul usage et à ne pas les transmettre à d'autres organismes.

10 ans de la FREE : « Ce qui a changé, en dix ans dans notre fédération » par Claude-Alain Baehler

Actualité

Née il y a dix ans de la fusion des Assemblées évangéliques de Suisse romande (AESR) et de la Fédération d’Eglises évangéliques libres (FEEL), la Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE) a vécu de nombreuses évolutions. En voici onze.

Par Baehler claude-Alain | le vendredi, 28 avril 2017

Il y a dix ans, les Assemblées évangéliques de Suisse romande fusionnaient avec la Fédération d’Eglises évangéliques libres. La nouvelle entité, baptisée Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE), a connu une belle dynamique. Voici, commentée par cinq personnes d’expérience, une liste non exhaustive des évolutions intervenues.

Une pastorale plus présente

La pastorale de la FREE reste un lieu où se tissent des amitiés et des liens forts, malgré la diversité des tendances théologiques, des spiritualités et des formations suivies. Elle constitue un ciment de la fédération.

Pour Philippe Thueler, secrétaire général de la FREE, « le rôle essentiellement théologique de la pastorale s’est élargi. Il englobe par exemple l’échange d’informations et plus de suivi spirituel ».

Les pasteurs assument souvent un leadership plus fort, plus « apostolique », que par le passé. Mais, en même temps, ils travaillent de plus en plus en équipe, ce qui leur permet de mieux s’engager selon leurs dons.

Jacques André, pasteur dans l’Eglise évangélique de Cologny, fait également remarquer que le nombre de pasteurs au bénéfice d’une formation théologique universitaire est en augmentation. « De telles formations théologiques ne font pas automatiquement de bon pasteurs, précise-t-il. Mais elles permettent de mieux comprendre et influencer le monde qui nous entoure. »

L’Eglise évangélique d’Oron et son influence dans la FREE

L’Eglise évangélique d’Oron est l’une des plus grandes communautés de la FREE. Orientée vers une spiritualité pentecôtisante, elle foisonne de projets et s’engage résolument dans l’implantation de nouvelles Eglises : des « Gospel Center » à Lausanne, Annecy, Delémont, Montreux, Vaumarcus, Gland, et bientôt Fribourg.

« Mais veillons à ne pas résumer l’Eglise évangélique d’Oron à une simple question charismatique, souligne Marc Gallay, pasteur dans le Gospel Center de Lausanne. Il s’agit avant tout d’une grande Eglise qui a la capacité de mener des projets nouveaux et importants. » Pour le pasteur lausannois, Oron a apporté un esprit pionnier et innovant qui inspire d’autres Eglises, même en dehors des cercles pentecôtisants.

Le renforcement du pôle charismatique dans la FREE

Durant ces dix dernières années, plusieurs Eglises de la FREE – pas seulement l’Eglise évangélique d’Oron et les « Gospel Center » – se sont tournées vers une spiritualité pentecôtisante. Mais, pour le pasteur Marc Gallay, cette évolution tient plus d’une volonté de vivre l’Evangile « comme à l’époque des Actes des Apôtres », plutôt que d’une sorte de rêve charismatique comme dans les années 70.

« Dans la FREE, on trouve des Eglises charismatiques et d’autres qui ne le sont pas, constate Pierre Deriaz, président des Rencontres générales de la FREE. Mais les relations entre ces tendances sont apaisées. Personnellement, mon rêve n’est ni charismatique, ni non charismatique, mais celui d’une complémentarité : les forces des uns compensent les faiblesses des autres. »

Le passage du missionnaire au missionnel

Durant leur histoire, nos Eglises ont été contraintes de se faire discrètes en Suisse. Par contre, elles se sont beaucoup engagées sur toutes sortes de champs missionnaires dans le monde. Depuis quelques années, sans négliger la mission, nos Eglises se font plus visibles, témoins de l'Evangile, « missionnelles » dans leur région.

Philippe Bottemanne, pasteur dans l’Eglise évangélique d'Aigle, constate avec plaisir que nombre de communautés apprennent à être moins centrées sur elles-mêmes et à s'intéresser à leur entourage : « La FREE a encouragé les Eglises à développer plus d’interactions avec le monde qui les entoure. »

L'implantation d'Eglises

Avec son projet 10/10, soit l’implantation de dix nouvelles Eglises en dix ans, la FREE à tenté d’initier et de coordonner un mouvement. Fautes de moyens financiers, le projet vit difficilement. Mais cela n’empêche pas le développement de toutes sortes de projets d’implantation : le Tag au pied du Jura, le Centre FREE de Morat, Multi.7 à Yverdon-les-Bains, Climbing Church à Sottens, Essence ciel dans le Val-de-Travers, une nouvelle communauté à Bex, sans oublier les « Gospel Center ».

La place des jeunes dans nos Eglises

De nombreux jeunes ont, après avoir grandi dans des Eglises de la FREE, bifurqué vers des Eglises qui leur correspondaient mieux ; les communautés membres de l’International Christian Fellowship (ICF), par exemple. « A cause de cela, nos Eglises ont perdu beaucoup de jeunes adultes et ont connu un certain vieillissement, déplore Marc Gallay. ICF leur a apporté des choses que nous étions incapables de leur donner. Les « Gospel Center » atténuent ce problème en permettant à des jeunes de trouver leur place dans la FREE. »

La communication

Il y a dix ans, la communication au sein de la FREE passait essentiellement par le journal Vivre. Aujourd’hui, la situation a complètement changé : le site internet www.lafree.ch, relayé par des réseaux sociaux, rassemble beaucoup plus de lecteurs que le journal.

« Le site internet est cité par des gens hors de la FREE, fait remarquer Marc Gallay. Auparavant, le journal était essentiellement lu par des personnes de nos Eglises. Avec cette ouverture sur l’extérieur, nous nous sommes rendus accessibles… et vulnérables ! »

L'ouverture aux autres fédérations

Il y a dix ans, la plupart des projets inter-Eglises étaient organisés de manière locale. Actuellement, de telles collaborations sont également possibles au niveau des fédérations, à une échelle plus large.

« L’événement One’, qui a rassemblé 2000 personnes à Fribourg, est emblématique de cette évolution », fait remarquer Philippe Thueler. En effet, il a donné l’occasion à la FREE de collaborer avec trois autres fédérations d’Eglises évangéliques, une organisation au service de la jeunesse et le Réseau évangélique suisse (RES).

La répartition des rôles entre la FREE et le Service de missions et d’entraide (SME)

Le Service de missions et d’entraide (SME) est l’organe de la FREE pour la coopération au développement. Il reçoit des aides financières de Pain pour le prochain (PPP), ainsi que de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Durant la dernière décennie, il a fallu distinguer entre des projets d’évangélisation, gérés par la FREE, et des projets de coopération, gérés par le SME. En effet, les aides financières de PPP et de la DDC ne s’appliquent pas à des projets d’évangélisation.

« Cette distinction entre évangélisation et aide au développement est en fait une répartition des tâches, souligne Pierre Deriaz. Cependant, cette séparation n'est pas complètement hermétique. »

L'engagement humanitaire et social des évangéliques en faveur du Sud

L’Organisation StopPauvreté, proche de nos Eglises, a participé au développement d’une véritable prise de conscience en matière d’engagement humanitaire et social en faveur du Sud. « Cela a renforcé en nous la certitude que les chrétiens ne sont pas seulement appelés à prêcher, mais aussi à aider, souligne Marc Gallay. Cependant, ne perdons pas de vue que, ultimement, la ligne de fracture ne passe pas entre riches et pauvres, mais entre perdus et sauvés. »

La place des femmes dans la FREE

La question de la place des femmes, d’abord dans les conseils d’Eglise, puis comme pasteures, ne date pas de la dernière décennie. Elle a commencé bien avant, à tel point que Marc Gallay pense que « la révolution, dans ce domaine, a peut-être déjà eu lieu avant la naissance de la FREE ».

Il y a dix ans, bon nombre de communautés étaient déjà ouvertes aux ministères féminins de responsables. « La place de la femme était déjà acquise, ajoute Marc Gallay. Cependant, je trouve que le sujet a stagné. Nous n’avons pas encore de pasteure principale dans l’une de nos Eglises. »

Claude-Alain Baehler

Nos Eglises en Suisse romande

En question : participer au débat

« En question »

Publicité

Nouveau numéro Vivre

Agenda

Vers l'agenda

Fenêtre chrétienne de MaxTV

Les mercredis de l'été

  • Rediffusions
23 août
  • Nathanaël Bourgeois présente la chorale Psalmodie (Ciel ! Mon info)
  • « Köbi Julen : entre ciel et terre » (RéfleXions)

Le mercredi à 20h sur MaxTV