L’engagement « missionnel » des Eglises et des membres au cœur des 10 ans de la FREE

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Dimanche dernier, les Eglises de la FREE ont fêté leurs 10 ans de manière décentralisée. Près d’une cinquantaine d’Eglises en Suisse romande ont accueilli une prédication qui invitait à redonner de l’importance à l’engagement chrétien dans le quotidien, que ce soit au niveau communautaire ou individuel.

Par Carrel Serge | le vendredi, 05 mai 2017

Dimanche 30 avril, plus d’une quarantaine d’Eglises membres de la FREE ont marqué les 10 ans de cette fédération d’Eglises. Des personnes actives dans les instances fédératives ont prêché sur le thème « Ensemble pour partager l’amour de Jésus-Christ avec chacun ».

« Cette fête a rencontré un vif succès ! constate Philippe Thueler, le secrétaire général de la FREE. Si les prédications ont sans doute reflété la diversité de la fédération, elles ont délivré un message rassembleur, qui a été appuyé par plusieurs vidéos dont la qualité et le style ont été très appréciés ! »

Une ébauche de prédication pour tous les prédicateurs

Une ébauche de prédication réalisée par le comité de préparation de l’événement invitait les prédicateurs à encourager l’engagement « missionnel » des Eglises locales et des membres. A partir de deux textes bibliques, il s’agissait de redécouvrir l’appel de Dieu à être missionnaires en Suisse romande, « auprès des gens que nous côtoyons régulièrement ».

Trois clips vidéo sont venus renforcer cet appel, notamment un reportage sur le troc-vente de l’Eglise évangélique de La Passerelle à Vevey, qui permet à cette communauté d’accueillir dans ses locaux tous les gens qui souhaitent vendre ou échanger des habits ou des jouets d’enfants.

Une verrée aux couleurs de la FREE

Une bonne moitié des Eglises ont terminé la célébration par un apéritif, où ont été servis trois vins sélectionnés et étiquetés pour l'occasion. « Durant cette journée, beaucoup ont pris conscience qu'ils n'étaient pas seuls, mais bien membres d'un mouvement qui les soutient et les encourage », a ajouté Philippe Thueler.

Serge Carrel

  • Encadré 1:

    Jean-Charles Moret jette un regard dans le rétroviseur

    MoretIl a été l’une des chevilles ouvrières de la création de la FREE. A l’époque secrétaire général de la FREE, aujourd’hui retraité, Jean-Charles Moret a répondu aux questions de Serge Carrel lors du culte des 10 ans à l’Eglise évangélique de Lonay (FREE).

    10 ans après, comment voyez-vous la création de la FREE ?

    Je considère que la création de cette nouvelle fédération d’Eglises se trouvait dans le plan de Dieu, comme un signe de l’unique Royaume de Dieu. Face à la tendance naturelle à vouloir chacun son petit royaume, Jésus a prié pour l’unité de l’Eglise sous un seul roi. Cette fusion a été un petit signe, sur la terre comme dans le ciel, que nous avons entendu ce message.

    Cela a représenté une formidable opportunité pour les AESR (Assemblées évangéliques en Suisse romande) comme pour la FEEL (Fédération des Eglises évangéliques libres) de se remettre en question au niveau de leur confession de foi et de leur organisation, avec en conséquence l’obligation de disparaître pour renaître autrement.

    Voilà 10 ans, cette fusion a constitué l’aboutissement d’un long processus, fait d’étapes, pour construire un « bâtiment neuf », sans casser les « vieilles maisons ».

    Aujourd'hui comment percevez-vous la FREE ?

    Je considère que la FREE est aujourd’hui une « maison » qui roule et qui est bien intégrée par chacun. Chaque partie en a tiré profit, globalement la FEEL avec une ouverture plus grande aux dons spirituels et les AESR avec une structure plus simple et plus claire.

    Cette « maison » a déjà évolué depuis 10 ans au travers de la création de services comme le GAME ou le développement de ministères féminins… Mais il s’agit de continuer à évoluer, en particulier en développant l’évangélisation en Suisse.

    Qu'a apporté cette fusion au mouvement évangélique romand ?

    Certaines fédérations nous ont regardés avec envie. D’autres avec la crainte que la FREE, en tant que plus grande fédération ou « grosse machine », devienne écrasante. Certains ont aussi craint que nous nous distinguions par un sentiment d’autosuffisance, de désintérêt à l’égard des autres. Mais globalement, la naissance de la FREE a montré qu’une fusion entre deux fédérations d’Eglises est possible, pour le bien des deux.

    Sur le terrain, la fusion avait pour objectif de dynamiser l’évangélisation et l’implantation d’Eglises. Je ne suis pas sûr que ce soit cette fusion qui ait dynamisé cela. On peut dire que des personnes ont pris le taureau par les cornes et se sont lancées dans de telles initiatives, soutenues ensuite par la FREE. Ce qui montre que c’est toujours par nous, et non par les structures, grandes ou petites, que Dieu travaille. Car il n’y a que des personnes qui peuvent obéir à Dieu, pas des organigrammes ou des « machines » !

    Voyez-vous d'autres fusions à l’horizon ?

    Les fusions d’Eglises sont toujours difficiles. Des tentatives ont eu lieu en France et en Suisse sans aboutir. Elles ne doivent jamais avoir comme premier objectif de constituer des entités plus grandes ou plus fortes, mais la priorité doit rester l’unité selon le Royaume de Dieu.

    Pour le moment, des rapprochements avec d’autres mouvements évangéliques se font par des activités comme One’ ou la Rencontre de jeunesse à Bulle, et plus officiellement au travers de fédérations évangéliques cantonales comme la FEV (Fédération évangélique vaudoise) ou la FEN (Fédération évangélique neuchâteloise). Cela ira-t-il plus loin ? Je ne sais pas. Mais si de nouvelles fusions interviennent, ce sera certainement entre Eglises déjà impliquées dans ces collaborations.

    Combien de temps a-t-il fallu entre l’idée d’une fusion et sa réalisation ?

    Il aura fallu 30 ans depuis les premières propositions de fusion émises par Jacques Blandenier, 10 ans depuis la demande officielle des pasteurs des deux fédérations d’étudier concrètement la question, et 8 ans de travail de la Commission « fusion ».

    Comment avez-vous fait pour que l’un n’avale pas l’autre ?

    Nous avons décidé que le comité de pilotage serait dirigé alternativement chaque année par la FEEL ou les AESR, l’un assurant la présidence et l’autre le secrétariat. Puis l’inverse.

    Quel est un des bons souvenirs que vous conservez de cette fusion ?

    Travailler avec des gens d’un autre canton, d’une autre culture d’Eglise… J’ai aussi découvert la collaboration avec un haut gradé de l’armée suisse qui était président de la FEEL, moi qui avais été recalé au recrutement !

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