« Chrétiens, ne soyez pas stupides ! Donald Trump a des convictions religieuses profondes ! » par Stanley Hauerwas

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump fait débat parmi les chrétiens. Voici la prise de position de Stanley Hauerwas, l’un des fleurons de la réflexion en éthique protestante sur sol nord-américain. Ce texte est paru sur le site du Washington Post.

Par La FREE | le mercredi, 01 février 2017

De nombreux Américains semblent prêts à laisser passer au président Donald Trump son manque de connaissances religieuses, de tact et sa conduite en général, mais, personnellement, je pense que c’est une erreur. 

Donald Trump est quelqu’un de pieux, et ses convictions religieuses l’habitent de manière dangereusement profonde. Néanmoins, sa piété ne reflète aucunement la foi chrétienne. Elle émane plutôt de sa compréhension de ce qui fait de l’Amérique un pays unique. 

La dévotion patriotique : une idolâtrie

Donald Trump a qualifié la journée de son investiture, le 20 janvier dernier, de « Journée nationale de dévotion patriotique ». Dévotion patriotique ? Les chrétiens adorent Dieu. Ils ne peuvent adorer une nation, quelle qu’elle soit. Donald Trump a légitimé son appel pour une journée de dévotion patriotique en attirant l’attention sur son autre déclaration – aussi tirée de sa foi : il n’y a pas de plus grand peuple que celui formé par les citoyens américains. La foi, aux yeux du Président Trump, demande de croire en ces choses pour lesquelles nous n’avons qu’insuffisamment d’évidences. 

Selon Donald Trump, rien ne peut limiter le peuple américain, aussi longtemps que ce dernier croit en lui-même et en sa nation. Cependant, les chrétiens ne croient ni en eux-mêmes, ni dans leur pays. Nous croyons en Dieu. Et nous faisons bien plus que de croire en Dieu. Nous adorons Dieu. En dehors de lui, rien d’autre ne devrait être adoré. 

Les chrétiens ont un mot pour décrire l’adoration de toute chose qui n’est pas Dieu : idolâtrie. L’idolâtrie, bien sûr, peut prendre une forme d’adoration pour le moins impressionnante. L’unique problème qui se profile est le fait que les idolâtres ont tendance à tuer les gens qui remettent en question leur « dieu ». 

Le message d’investiture de Donald Trump est un magnifique exemple d’idolâtrie. Sa déclaration – « A la base de notre système politique sera l’allégeance totale aux Etats-Unis d’Amérique. C’est au travers de notre loyauté envers notre pays que nous retrouverons la loyauté les uns envers les autres » – est clairement une déclaration théologique qui offre une sorte de salut. 

Ne faire allégeance qu’à Dieu !

Les chrétiens croient que Dieu seul exige une « allégeance absolue ». Autrement, nous risquons, comme Donald Trump le montre si bien, de faire de certaines activités humaines des idoles. 

Le caractère « évangélisateur » de la foi de Donald Trump ne devrait pas être ignoré. Il suggère que nous retrouverons notre loyauté les uns envers les autres au travers de notre allégeance totale aux Etats-Unis. En citant la Bible, il suggère même que nous pourrons dès lors vivre ensemble l’unité. 

Mais l’histoire nous montre que tout peuple qui décide d’avoir pour objectif une telle « unité » fait l’expérience d’un temps de répression politique. Il est ainsi difficile d’imaginer que ceux qui ont fait face à l’esclavage et au génocide puissent être solidaires de ceux qui militent pour que le passé soit chose révolue. 

Prenons en compte l’usage que le Président Trump fait de la formule « le peuple » dans son message d’investiture. « Le peuple » a payé le prix. « Le peuple » possède, dirige et contrôle maintenant le gouvernement. « Le peuple » n’a pas encore bénéficié de la richesse du pays, mais maintenant il va en bénéficier. « Le peuple » va goûter à la restauration de ses places de travail.

Il s’en suit un certain questionnement : qui est ce peuple ? La réponse semble claire : il s’agit du peuple de Donald Trump, qui, en ce moment même, attend l’appel pour passer à l’action, c’est-à-dire : rendre à nouveau à l’Amérique sa grandeur. Donald Trump ne se considère pas uniquement comme le président des Etats-Unis, mais comme le sauveur. 

Donald Trump s’affiche comme presbytérien (réformé en Europe, ndlr). Cependant, il a affirmé qu’il n’avait pas besoin de prier pour confesser ses péchés, car il n’a rien fait qui demande l’obtention du pardon. Une telle déclaration révèle qu’il est en profond désaccord avec une conviction fondamentale de la foi chrétienne. Il s’identifie avec Norman Vincent Peale, l’auteur du livre La puissance de la pensée positive, qui ne représente aucunement une certaine orthodoxie chrétienne. Le christianisme, dans les mains de Peale, ressemble plus à un système de croyances que quelqu’un choisirait comme bon lui semble, pour convenir à ses propres désirs. Donald Trump a adopté une stratégie similaire, et il s’est attelé à l’appliquer à son propre pays. 

L’Amérique pour Eglise

Les chrétiens doivent considérer la foi profonde et erronée du président pour ce qu’elle est vraiment : de l’idolâtrie. Aux Etats-Unis, le christianisme est sur le déclin, si ce n’est à l’agonie, ce qui rend difficile la tâche de remettre Donald Trump à sa place. L’actuel président des Etats-Unis a tiré parti de ces chrétiens américains qui ont longtemps vécu comme si Dieu et leur pays étaient intimement liés. Je ne doute pas que Donald Trump se considère comme chrétien, mais il nous faut reconnaître que c’est l’Amérique qui est son Eglise. 

Les chrétiens ont une Eglise, constituée de personnes venant des quatre coins du globe. Ce lien d’interconnexion globale peut bien constituer un peuple qui, sous la même bannière, a les moyens de dire « non » à Trump. La moindre des choses à faire serait, tout d’abord, que les chrétiens des Etats-Unis rejettent leur longue histoire d’amour avec la vanité américaine !

Stanley Hauerwas

Cet article est la traduction d’une prise de position parue sur le site du Washington Post en date du 27 janvier. Les intertitres et le chapeau ont été rédigés par lafree.ch.

  • Encadré 1:

    Bio express

    hauerwas

    Stanley Hauerwas est un théologien nord-américain de renommée internationale. Il est spécialisé dans le domaine de l’éthique. Proche des Eglises méthodistes, il entretient des liens étroits avec le courant anabaptiste. Son livre : Le Royaume de paix. Une initiation à l’éthique chrétienne est disponible en français aux éditions Bayard. Etrangers dans la cité, un autre de ses livres, vient de paraître aux éditions du Cerf.

     

9 réactions

  • Vidoudez Pascal vendredi, 03 février 2017 17:32

    A la lecture du titre de l’article paru dans le Washington Post, le lecteur pourrait se dire : enfin dans nos médias un encouragement sur Donald Trump.
    Toutefois, nous déchantons très rapidement en le lisant.

    La FREE nous invite à débattre. Je me propose de vous partager un regard sur la question.

    L’apôtre Judéen Jacques conclut ainsi sa partie des relations entre l’Eternel et le monde : « Frères et sœurs chrétiens, ne dites pas de mal les uns des autres ! Celui qui dit du mal d’un frère ou d’une sœur, ou qui les juge, dit du mal de la loi et il juge la loi. Et si tu juges la loi, tu n’obéis plus à la loi, tu es son juge. C’est l’Eternel seul qui donne la loi et qui est juge, Lui seul peut sauver et faire mourir. Mais toi qui juges ton prochain, tu te prends pour qui ? »
    Note 1

    Certes, Donald Trump à ses propres faiblesses et écarts. La presse en fait son chou gras, certains chrétiens aussi d’ailleurs.
    Aussi, je me pose la question de ce qu’il en est des qualités de Donald Trump !?! N’en a-t-il aucune, même au regard de la foi ? Et si oui, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées, avec autant d’ardeurs que celles qui sont dénoncées !?!

    L'Amérique est particulière. Déjà dans le sens où, par exemple où son président prête serment sur la Bible à chaque investiture.
    Certains diront qu’il ne rempli qu’une « simple formalité ». Peut-être, mais…

    Ce serait oublié que dans ce coin du monde, il y a publiquement une ouverture d'esprit général à la foi que nous ne trouvons pas autant en Europe. Un exemple, en Suisse, notre Présidente de la Confédération a même reçu des critiques très amères pour avoir remis les citoyens suisses entre les mains de l’Eternel à son discours du Nouvel-An, il y a 7 ans. (Note 2)

    Mais en Amérique, il en est différent. Pour exemples :
    - le Vice-Président américain, Mike Pence partageait avec sa famille réunie dans une vidéo de présentation le 16 novembre 2016 « Ce que je suis sûr c’est que j’ai besoin de Jésus plus que jamais. Et Il est vraiment le centre de ma vie et de celle de ma famille.. Si son peuple, appelé par son nom, s’humilie et prie… Il fera de nouveau comme Il l’a toujours fait dans toute l’histoire de cette nation. Il entendra du ciel et Il guérira notre terre. Je viens en ces instants avec une profonde humilité et avec de la gratitude envers l’Eternel pour Sa grâce merveilleuse. » (Découvrez cette vidéo sous-titrée en français de 57 secondes en Note 3 et soyez surpris par ce qu’elle contient encore comme témoignage de foi)
    - Le Président Américain Donald Trump a même initié un moment de prière et de recueillement après qu’il ait nominé le juge Neil Gorsuch (Note 4)
    Ce sont des signes forts qu’il n’y a pas eus avec le précédent président ou vice-président américain.

    Donald Trump a d’ailleurs la particularité d’avoir été notamment béni par un Rabbin lors de son investiture. (Note 5) Il se démarque ainsi de certains de ses prédécesseurs.
    Au centre du message du Rabbin, il y avait la lecture d’une partie du Psaume 137 que je vous invite à relire et qui mentionne un « nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion… comment chanterions-nous les cantiques de l’Eternel sur une terre étrangère ? si je t’oublie O Jérusalem que… » ; Jérusalem étant le lieu désigné lorsque « Le jour de l’Eternel arrive… l’Eternel paraîtra … Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers qui est vis-à-vis de Jérusalem du côté de l’Orient.. » (Zacharie 14 :1-4)
    A ce sujet, lors de la même journée d’investiture, un pasteur de l’Eglise Saint-John, rappelle à Donald Trump un passage consacré à la reconstruction des murailles de Jérusalem (Néhémie 2 :17) Note 6

    Ce qui précède ne constitue que quelques exemples. Pour être sincère, en tant qu’observateur, je ne me souviens pas avoir constaté de pareils faits successifs sur une courte durée … à part en Israël même si cela reste largement méconnu.

    Maintenant, entre ce que Donald Trump dit et ce que son cœur exprime, il y a tout un chemin.

    A mon sens toutefois, puisqu’il a été élu, la seule chose qui nous reste est une prière soutenue, pour que l’Eternel transforme son cœur et ses actions, selon Sa volonté pour parvenir au crédo que Donald Trump a évoqué et qui dit : Un seul peuple pour un seul Dieu, saluant un seul drapeau américain.

    L’apôtre Benjaminite Saul de Tarse écrira même dans une lettre qu’il adresse aux communautés qui se trouvent à Rome que les « autorités sont au service de l’Eternel pour conduire au bien ».
    Selon lui, « chacun doit obéir aux autorités placées au-dessus de nous. En effet, toute autorité vient de l’Eternel et c’est Lui qui donne leur place à celles qui existent. ».
    Après mener une réflexion sur ce qu’il advient de celui qui « lutte contre les autorités », que même si celles-ci « punissent, elles sont au service de l’Eternel », Saul de Tarse conclut ainsi : « C’est pourquoi il faut leur obéir, non seulement pour éviter la colère de l’Eternel, mais encore parce que notre conscience nous le demande. » (lire Romains 13 :1-7)

    Un philosophe disait que toute généralité était forcément fausse. Dès lors, veillons à ne pas en émettre et laissons-nous surprendre par ce que l’Eternel va faire de nouveau dans cette présidence américaine, tout en veillant et priant.

    Comme le disait Franklin Graham dans une vidéo de 20 secondes postée sur la page facebook de Donald Trump et chargée par 1.8 millions de personnes, que je traduis ainsi : « c’est une évidence… il y a beaucoup de divisions. Mais ce n’est pas Donald Trump qui a divisé le pays. Le pays est divisé depuis longtemps déjà. Nous devons faire front commun ensemble (note 7). Et nous devons prier maintenant – aujourd’hui davantage encore que jamais. Notre pays a besoin de prières. Nos autorités ont besoin de prières. Notre Congrès a besoin de prières. Seul l’Eternel peut corriger le pays » (Note 8).

    En espérant que ce regard et cette conclusion soit un encouragement pour nous.

    Un cordial shalom
    Amen

    Note 1) Ce passage donne suite à celui où le frère de Jésus s’interroge sur la provenance des disputes et les luttes entre nous et précède celui où il mène une réflexion (lire Jacques 4 :1-10)

    Note 2) https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/discours/allocutions-nouvel-an/2010.html

    Note 3) https://www.infochretienne.com/mike-pence-dont-suis-cest-jai-besoin-de-jesus-plus-jamais/

    Note 4) https://www.facebook.com/DonaldTrump/posts/10158583501875725:0

    Note 5) https://www.facebook.com/395223877328634/videos/638409773010042/

    Note 6) https://www.facebook.com/vidoudez.pascal/posts/10209815844250154

    Note 7) faire front : autre trad. Possible converger ensemble… coopérer ensemble

    Note 8) https://www.facebook.com/DonaldTrump/videos/10158551393180725/

  • Luc Henrist samedi, 04 février 2017 20:16

    De toute évidence, la FREE ne veut surtout pas donner l'impression qu'elle se rallie derrière ce que tous les médias font passer pour le monstre, le diable en personne... le nouveau "bouc émissaire"...

    Si ce Monsieur Hauerwas estime qu'il n'est pas bien de soutenir son pays, sa patrie, d'être patriotique, alors que faudrait-il faire, selon lui? Si on suit son raisonnement jusqu'au bout, il faudrait peut-être jeter son passeport à la poubelle, brûler le drapeau de son pays qu'on arbore si fièrement le 1er août ou le 14 juillet ou le 21 juillet, selon le cas... Sans doute, sinon, on serait taxé d'idolâtrie, pour reprendre ses termes... Et ne parlons surtout pas du service militaire ou de l'obligation de défendre notre pays en cas de guerre... Tout cela bien entendu, serait contraire à l'éthique "chrétienne"... Ah! Humanisme quand tu nous tiens!

    Et puis, ce que je trouve le plus regrettable (mais qui montre bien quel esprit anime ce monsieur), c'est qu'en tant que "bon chrétiens", il ne cite pas une seule fois un verset qui nous parlerait clairement de l'attitude que nous devrions avoir envers ceux qui nous dirigent "J’encourage donc avant tout à faire des demandes, des prières, des supplications, des prières de reconnaissance pour tous les hommes, 2 pour les rois et pour tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et en tout respect. 3 Voilà ce qui est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, 4 lui qui désire que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité." (1 Timothée 2)

    Je ne vois dans ce passage aucune invitation à se méfier des dirigeants, ou à les calomnier ou à juger leur "foi" qui ne serait pas tout à fait conforme à la "mienne". La Bible nous dit que c'est Dieu Lui-même qui a placé ces dirigeants sur nos pays... "C'est lui (Dieu) qui change les temps et les circonstances, qui renverse et établit les rois..." (Daniel 2:21)

    Finalement, n'oubliez surtout pas que des millions de chrétiens ont prié pour ces élections. Moi inclus. Est-ce que Dieu n'aurait pas entendu nos prières?

  • Rédacteur responsable dimanche, 05 février 2017 09:18

    Bonjour,
    Merci de l'intérêt que vous portez à notre site. Petit rappel: ce site s'appelle lafree.ch, site évangélique d'information. Il est soutenu financièrement par la Fédération romande d'Eglises évangéliques, mais ne représente nullement la voix officielle de la FREE.
    Nous sommes une petite équipe qui anime ce site et qui ne saurait s'exprimer au nom de la FREE (voir l'équipe: http://lafree.ch/l-equipe).
    Meilleurs messages en Christ.

    Serge Carrel
    Rédacteur responsable de lafree.ch

  • Jean-Luc dimanche, 05 février 2017 09:30

    Hum.... " le roi dira : venez à ma droite, vous, les bénis de mon Père, car j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli. Et il dira : éloignez-vous de moi, vous, les maudits de mon Père, car j'étais un étranger, et vous m'avez repoussé "

  • Vidoudez Pascal dimanche, 05 février 2017 18:21

    Bien en phase avec le débat proposé, que pensez-vous du discours tenu par Donald J Trump le 3 février 2017 que je viens de lire sous

    https://www.infochretienne.com/lors-de-dernier-discours-donald-trump-denonce-genocide-chretiens-temoigne-de-foi/

    Voici en intégralité cet article :

    Le National Prayer Breakfast est un évènement, qui se déroule chaque année à Washington D.C., le premier mardi de février.

    À cette occasion, les membres du Congrès et de la Chambre des représentants américains, ainsi que les chefs d’Etat et de gouvernement invités et des personnalités du monde politique, économique et culturel d’une centaine de pays sont accueillis dans la salle de bal de l’hôtel Hilton. Lors de ce traditionnel National Prayer Breakfast, le Président Trump a dénoncé sans retenue le génocide des chrétiens aux mains de Daech, au Moyen-Orient, et la nécessité de s’unir pour affronter cette violence aveugle.

    DONALD J TRUMP
    “Nous avons vu la campagne menée par Daech et le génocide contre les chrétiens par décapitation…
    Depuis le Moyen-Âge, nous n’avions plus vu ça, nous n’avions plus vu ça… La décapitation.
    Toutes les Nations ont une obligation de parler contre de telles violences.
    Toutes les Nations ont le devoir de travailler ensemble pour les affronter et de les affronter de toutes les façons possible.”



    Le Président des Etats-Unis est également revenu à plusieurs reprises sur sa foi, son éducation chrétienne et sur l’importance que revêt pour lui la prière, déclarant que les mots, “Je prie pour vous”, étaient ceux qui le touchaient le plus.


    DONALD J TRUMP
    “Mais plus important, je veux remercier aujourd’hui le peuple américain…
    Votre foi et vos prières m’ont soutenu et m’ont inspiré à travers des moments particulièrement difficiles. En parcourant l’Amérique, j’ai rencontré des personnes exceptionnelles, dont les paroles de louange et d’encouragement ont été une source de force…

    Ce que j’entends le plus souvent lorsque je sillonne le pays, ce sont 4 mots qui touchent mon coeur, comme aucun autre mots. Ces mots sont : « Je prie pour vous”. J’entends souvent “Je prie pour vous, M. le Président”…

    L’Amérique est une nation de croyants…

    La qualité de nos vies n’est pas définie par notre succès matériel, mais par notre succès spirituel…

    J’ai été béni d’avoir été élevé dans une maison chrétienne. Ma mère et mon père me disaient qu’’à ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé ! ».

    J’ai prêté serment sur la Bible avec laquelle ma mère nous enseignait quand nous étions enfants, et dont la foi vit dans mon coeur chaque jour…

    Notre république a été édifiée sur la base que la liberté n’est pas un don du gouvernement, mais que la liberté est un don de Dieu.

    L’Amérique prospèrera tant que nous continuerons à avoir foi les uns envers les autres, et à avoir foi en Dieu !

    Pour nous ici, à Washington, nous ne devons jamais cesser de demander à Dieu la sagesse de servir le peuple selon sa volonté…

    C’est ce que notre peuple veut : Une belle nation en dessous de Dieu… Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse l’Amérique.”

  • Lei Meng lundi, 06 février 2017 09:27

    Le nouveau président américain fait un discours très patriote, à une époque où les politiciens n’osent plus. On doit chanter la dialogue des cultures, l’ouverture aux autres ; les discours patriotiques sont souvent assimilés à du racisme dans une Europe qui veut effacer les frontières.

    Si Donald Trump flatte chez ses concitoyens une corde patriote, c’est parce que cette fibre a été mise à mal par par son prédécesseur, huit ans de déconstruction de la crédibilité internationale des États-Unis . Le nouveau président américain flatte la fibre populaire parce qu’il a bien senti que Monsieur et Madame Tout le Monde sont fâchés contre une classe politique moderne qu’ils sentent de plus en plus déconnectée et inatteignable. La belle affaire…

    Le secret? Donald Trump est un opportuniste, c’est ce qui le caractérise le mieux. Son discours est calculé. De là à parler à d’idolâtrie, cela paraît exagéré de la part du théologien américain Hauerwas… Sa critique est à sens unique et un peu superficielle. On n’est pas aux jours de Mussolini non plus… Laissons la politique aux politologues et l’église aux théologiens.

    Si ce site continuait à publier des sujets sur le nouveau président américain, dans le climat de désinformation passionnel qui prévaut, on aimerait du plus solide et du plus informé. À bon entendeur

  • Guillaume lundi, 06 février 2017 18:55

    Ah voila, un imminent theologien de Yale ( fabrique de presidents etasuniens tels Bush et Obama) nous explique la situation. Cette missive s'adresse de un a ses concitoyens, de deux probablement a ses coreligionnaires (mennonites, annabaptises americains), de trois, a ceux qui ne sont pas des chretiens ''stupides''. Tout est dit .

  • roger mardi, 07 février 2017 23:06

    Bonsoir à vous.
    M. Hauerwas, qui est homme de réflexion, a pris position publiquement. Nous pouvons avoir un autre avis que lui, mais reconnaissons que ce qu’il affirme est important. « Nous, chrétiens adorons Dieu… Les chrétiens croient que Dieu seul exige une « allégeance absolue ».
    De qui parle M. Hauerwas ? Du Dieu de la Bible, révélé par Jésus-Christ, dont nous sommes disciples.
    La suite de son texte montre la confusion qui peut exister entre Dieu (ou dieu), l’Amérique, le peuple, l’Eglise, dans un amalgame « religieux » qu’il appelle, avec raison : idolâtrie. Il donne aussi un avertissement, confirmé par l’histoire récente, pour dire où peut conduire cette confusion.
    Pour moi, la prise de position de M. Hauerwas fait écho à l’excellent livre de Sébastien Fath, « Dieu bénisse l’Amérique – la religion de la Maison Blanche» paru en 2004. Sébastien Fath développe le rôle pris de la « religion civile » aux États-Unis, imprégnation de la société dans son ensemble par des valeurs religieuses menant à la confusion …
    Le texte de M. Hauerwas nous invite donc d’abord à la réflexion pour nous, ici et maintenant, et non à la polémique.
    Jésus nous dit que « c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle », que ce qu’on dit vient de ce qui remplit le cœur.
    Jésus nous dit aussi « qu’on reconnait l’arbre à ses fruits"
    Ecoutons donc…observons les fruits… et nous en apprendrons plus concernant l’arbre !

  • Giessinger jeudi, 16 février 2017 22:12

    A la lecture de cet article je me pose une question. Je ne remets pas en cause l'analyse de M. Hauerwas, mais aurait-il eu la même démarche en cas d'élection de Mme Clinton ?
    En conclusion, il fait appel au "lien d’interconnexion globale peut bien constituer un peuple qui, sous la même bannière, a les moyens de dire « non » à Trump". Cet appel peut tout à fait être compris comme allant dans le même sens que les projets des dirigeants du monde actuel qui veulent établir un gouvernement mondial (la mondialisation est le processus pour y arriver), quitte à éliminer tout ce qui se met en travers, M. Trump entre autres...
    Comme dans certains commentaires, il m'apparaît plus sage de prier pour M. Trump autorité légitime pour les institutions humaines, conformément à Romains 13:1. N'oublions pas que l'établissement d'un gouvernement mondial (voulu entre autres par Mme Clinton) prélude au règne de l'antichrist.

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