One' à Fribourg : l’événement a convaincu

Le 5 novembre 2016, la journée One’ a rassemblé près de 2000 personnes de plusieurs fédérations d’Eglises évangéliques, lors d’une rencontre destinée à tous les âges. Celle-ci a été à la fois classique et innovante. Rétrospective.

Par Claude-Alain Baehler | le lundi, 07 novembre 2016

Toutes générations confondues, près de 2000 personnes ont participé à la première édition de One', samedi 5 novembre au Forum Fribourg. Organisé par l’Association vaudoise d’Eglises évangéliques (AVEE), les Eglises évangéliques apostoliques romandes (EEAR), la Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE) et l’Union des Eglises évangéliques de réveil (UEER), en collaboration avec le Grain de blé et le Réseau évangélique suisse (RES), cet événement se voulait résolument rassembleur.

Conçu essentiellement par des mons de 40 ans, l’événement One’ a été voulu comme un rendez-vous intergénérationnel, plus particulièrement centré sur les jeunes et les familles. Trois rencontres plénières ont été complétées par des activités pour les enfants et les jeunes, ainsi qu’une garderie. De plus, toutes les générations étaient conviées à visiter ensemble un « village de talents » composé de stands. Des artistes, des organisations chrétiennes et des missions s’y côtoyaient et proposaient de nombreuses animations : visite à l’aveugle pour la Mission évangélique braille, parcours aventure chez les Flambeaux de l’Evangile, constructions en pièces de bois à la Ligue pour la lecture de la Bible…

Dix interventions courtes, inspirantes et pratiques

Durant les trois séances plénières, pas moins de dix interventions variées, d’une dizaine de minutes chacune, ont illustré le thème de la journée : « On peut tous changer une chose ! » Ainsi, la Strasbourgeoise Hélène Bonhomme, animatrice du blog Fabuleuses au foyer, s’en est prise à la tentation perfectionniste qui consiste à perdre son temps et son énergie sur des problèmes peu importants. « Fait vaut mieux que parfait », a martelé cette jeune maman de jumeaux en demandant combien de projets, d’œuvres missionnaires, de demandes en mariage ou d’entreprises n’ont pas vu le jour, par crainte de l’imperfection.

Le pasteur Christian Sollberger a expliqué l’importance d’être parent – biologique ou spirituel. Il a rappelé : « La trace que tu laisses dans ta vie, ce sont les valeurs transmises aux générations suivantes ». Quant au pasteur Gilles Geiser, il a invité chacun à ne pas cantonner Dieu au culte dominical : « Ton culte, c'est ta vie ! »

De la place a été donnée à l’engagement social et écologique. Philippe Decourroux a rappelé que la justice sociale est au cœur de l’Evangile. Elisabeth Rupp a raconté comment elle propose l’amour de Jésus à des prostituées lausannoises (www.portespoir.ch). Le pasteur Cédric Chanson a montré que la consommation d’eau en bouteilles – à la place de l’eau courante – est une aberration écologique, éthique, logique et spirituelle.

Lâcher-prise lorsqu’on ne peut pas changer

Le témoignage de Mélanie Scheuring, 27 ans, diplômée en psychologie, souffrant d’une maladie chronique invalidante, a donné des pistes pour affronter avec Dieu une vie que nous n’aurions pas voulu avoir. Elle a expliqué l’importance de savoir lâcher prise, ainsi que la joie qui ne dépend pas des circonstances.

Changer une chose passe parfois par un engagement particulier. Le conseiller national Laurent Wehrli a parlé du sens de l’engagement politique pour des chrétiens. L’entrepreneur Fabien B. a montré comment des chrétiens peuvent faire la différence dans l’entrepreneuriat. Quant au dessinateur Alain Auderset, il a appelé à soutenir les artistes chrétiens. Il a posé la question : « Du président des Etats-Unis ou de Spielberg, lequel a-t-il le plus changé les mentalités ? »

Le groupe One’Worship a conduit plusieurs temps de louange de qualité. Durant l’après-midi, il a été possible de rassembler sur scène un panel de musiciens assez impressionnant : Christine et François Reymond, Sylvain Freymond, Corinne Laffite, Guy Barblan, Gilbert Chellembron, Philippe Decourroux et Etienne Rochat.

Les organisateurs de One’ ont conclu en proposant de se retrouver l’année prochaine… le 18 novembre 2017, non sans avoir trouvé d’ici-là « la chose à changer » dans nos vies. Et avoir commencé une mise en œuvre !

Le site internet de One’.

  • Encadré 1:

    La prédication à l’honneur

    La rencontre One’ a marqué quelques ruptures par rapport aux fêtes de la FREE vécues ces dernières années. Celle notamment de la collaboration de plusieurs fédérations pour la mise en place de l'événement: un véritable signe d’unité.

    Mais la principale innovation a concerné les messages. Au lieu de longues interventions sur un thème, de la part de quelques spécialistes, les organisateurs ont choisi de donner brièvement la parole à dix intervenants. Ceux-ci ont été divers, touchants, motivants, spirituels et efficaces dans la communication de leur message.

    Cependant, ces dix messages courts ont quand-même généré un temps de prédication total de près de deux heures. Après cela, qui pourra dire que les jeunes n’aiment pas la prédication ?