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4800 jeunes ont tâté du protestantisme au festival Réform’action

Actualité

Près de 4800 jeunes ont participé, du 3 au 5 novembre 2017, au festival Réform’action à Genève. Grâce à des rencontres plénières et à une multitude d’ateliers, ils ont expérimenté la richesse du protestantisme actuel, y compris dans ses débats.

Par Claude-Alain Baehler | le mercredi, 08 novembre 2017

Près de 4800 jeunes, pour la plupart âgés de 12 à 20 ans, se sont donné rendez-vous à Genève, du 3 au 5 novembre 2017, pour vivre le rassemblement Réform’action. Ceux-ci venaient en majorité de groupes réformés de catéchisme de Suisse allemande. Organisé par une association qui regroupe la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), la Ligue pour la lecture de la Bible, le Réseau évangélique suisse, Campus pour Christ, les Groupes bibliques universitaires, les Unions chrétiennes, la Croix-bleue et plusieurs organisations de Suisse alémanique (1), ce festival s’est inscrit dans les commémorations du 500e anniversaire de la Réformation.

Appelés à la réconciliation avec Dieu

La plus grande rencontre, celle qui a rassemblé tous les participants en un même lieu, s’est déroulée le samedi après-midi à l’Arena de Genève. Entre jeux de (grands) groupes, musique, danses et louange, le message d’Andreas Boppart, le directeur de Campus pour Christ en Suisse, a été particulièrement fort.

« Beaucoup de gens ont été brisés dans leur vie, a expliqué l’orateur. Et tu te demandes pourquoi tu as une mauvaise image de toi, pourquoi tes parents ne s’entendent pas... La raison, c’est le péché. Ce n’est pas un problème moral, comme voler ou mentir, mais le fait que Dieu n’est pas au centre. » Ces propos ont été accompagnés du témoignage fort d’une jeune femme qui a passé par l’anorexie. Puis une lecture commentée de la Parabole du fils prodigue, illustrée en direct par une artiste peintre, a conduit les jeunes à comprendre leur besoin de guérison et de réconciliation avec Dieu.

A la fin de la rencontre, plusieurs centaines de jeunes ont signé des panneaux bleus, rouges et verts. De cette manière, ils avaient la possibilité d’exprimer leurs besoins de se sentir aimés, d’être restaurés ou de s’engager avec Dieu.

30 ateliers pour découvrir la diversité de l’Eglise

Cette rencontre a été encadrée par deux temps forts, le vendredi soir et le dimanche matin. Le vendredi soir, un temps de prière, de chant et de réflexion à la manière de Taizé, avec Frère Aloïs, le prieur de la communauté, s’est déroulé simultanément à la cathédrale Saint-Pierre et dans plusieurs églises de Genève. En fin de soirée, un spectacle son et lumière au Mur des Réformateurs a expliqué le monument aux spectateurs. Le dimanche matin, un culte à la cathédrale, célébré par les pasteurs Blaise Menu, Vanessa Trüb et Gottfried Locher, a encouragé les jeunes à compter sur la grâce de Dieu et leurs talents pour s’engager.

Durant la journée du samedi, les jeunes se sont fabriqué un programme à la carte en sélectionnant parmi plus de 30 ateliers répartis dans l’agglomération. Ils ont ainsi pu s’initier à la diversité et à la richesse des Eglises protestantes. Certains, par exemple, ont réfléchi à l’écologie, tout en fabriquant des objets à partir de déchets. D’autres ont participé à un Man-Hu (2) consacré à Luther, de la crainte de Dieu au salut par la grâce. D’autres encore ont découvert des cantiques d’époques et de régions très diverses. Beaucoup ont visité le Musée international de la Réforme, la cathédrale et son site archéologique, la Fondation Bodmer avec son manuscrit de l’Evangile de Jean ou le Centre européen de recherche nucléaire (CERN).

Toute cette organisation a fonctionné grâce à l’engagement de plus de 600 bénévoles, dont la moitié issus d’Eglises évangéliques. Ils ont géré l’accueil et le bon fonctionnement des événements, ainsi que les 39 lieux d’hébergement répartis dans la ville, souvent des salles de sport d’écoles secondaires.

Claude-Alain Baehler

 

Notes
(1) Les autres organisateurs du festival Réform’action ont été: les Eglises Chrischona, la Landeskirchliche Gemeinschaft JAHU, l'Evangelisches Gemeinschaftswerk, Vineyard Bern, la Schule für biblische Geschäftsprinzipien.
(2) Le Man-Hu est une technique d'animation où l'auditeur est acteur de sa propre réflexion spirituelle. Le nom fait référence à l’histoire de la manne, dans le livre de l’Exode : « Je vais faire pleuvoir du pain pour vous depuis le ciel » (16.4), puis aux questionnements que cela suscite (16.15).

Reformaction

  • Encadré 1:
    Commentaire

    La chaise vide... de Calvin!

    Le vendredi soir, la rencontre d’ouverture de Réform’action a eu lieu à la cathédrale Saint-Pierre. Elle a été confiée à une équipe de la communauté de Taizé, sous la conduite de son prieur, Frère Aloïs, un prêtre bavarois naturalisé français.

    Entre deux séries de prières et de chants, le prieur a appelé son auditoire à l’unité : « Les Eglises séparées devraient se mettre sous un même toit, sans attendre d’avoir résolu les questions liées à leurs différends théologiques. » Il a expliqué que le pape François avait demandé à l’Esprit Saint le don de reconnaître avec joie les apports de la Réforme pour son Eglise. Il a proposé que les protestants fassent de même avec l’Eglise catholique.

    A une dizaine de mètres de l’orateur se trouvait l’historique « chaise de Calvin », soigneusement protégée par une corde, afin que personne ne s’y installe. Elle symbolisait à merveille le déroulement de cette cérémonie durant laquelle nous avons entendu le pape, mais ni Luther, ni Calvin.

    Qu’est devenu le puissant message qui, il y a 500 ans, a contraint le catholicisme à se remettre en question et accompagné l’avènement de la modernité ? Nous avons eu l’impression que, à force de vouloir être ouvert et socialement acceptable, un certain protestantisme se vide de sa substance. Il est vrai qu’en devenant transparent, on laisse passer la lumière... mais tout de même !

    Claude-Alain Baehler

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